Melting pot-es motivé : Goa - Cochin -Munnar



,du 27 octobre au 4 novembre

Travailler sans en avoir l’air

La saison n’a pas commencé, les bungalows en palmes tressées sont en construction. Chaque année la mousson les fout par terre et il faut recommencer. En quelques jours, malgré un sentiment de tranquillité et de laisser-faire quasi permanent qui accompagnent nos jours hindous, nous verrons le travail s’accomplir sans jamais vraiment les voir travailler ni donner l’impression d’en chier. Une leçon pour les Européens qui élèvent le travail au rang de torture quasi permanente.

Spécial Gersovie Land

Mon Héro, mon Goa libre

Nous montons en grade, Alfred loue une Honda Héro pour une virée au nord de Goa à la recherche d’un sorpatel que nous dégoterons près du point d’arrivée d’un ferry. Drôle de plat confectionné à partir de tout un tas de truc du porc plutôt bas morceaux, veines comprises que bidoche. Le tout ragoûtant dans une sauce épicée et vinassée au gros rouge et au sang, pas mauvais !

Ici, le Portugal a laissé sa trace, l’architecture fleure bon Lisbonne. Les femmes vont en blouse façon mamie de par chez nous ; les couples se tiennent la main (incroyable) ; les maillots sont admis sur les plages sans que ça ne choque grand monde ; ça picole et boit de l’alcool ; les gens sont gros et fument à qui mieux mieux ; ya du christ et de la bondieuserie du meilleur goût à tous les coins de rue. Bref ce n’est plus tout à fait l’Inde et nous en profitons pour soulager nos estomacs et intestins de l’attaque en piqué d’épices infligées un peu abruptement dès notre arrivée. Nous goûterons avec parcimonie au vin goanais, pas terrible.
Bonne nouvelle, le spectre large a fait son effet et nous voilà revenus à des étrons européens.


Comment se faire des bisous ?

Au pays du kamasutra, pas question de se peloter sur les bancs publics. Alors que les statues et les bas-reliefs étalent une sexualité débridée, les hindous doivent faire preuve d’ingéniosité pour calmer l’ardeur des hormones. Nous dénicherons des couples planqués dans les failles d’un rocher à Hampi, près d’une chapelle perdue en haut d’une colline à Goa, derrière un mur à Cochin. Chaque fois, ils nous regarderont avec soulagement, nous sommes blancs, ouf.
De mon côté, je fais de mon mieux pour cacher mes épaules et mon décolleté quitte à crever de chaud. Par contre je rechigne à étaler mon ventre, ce qui ne cause aucun problème aux femmes du coin. Comme quoi, les codes des uns étonnent les autres. L’entente universelle a du chemin à parcourir…

Entre amour et haine

Un poncif traîne : l’Inde, tu l’aimes ou tu la détestes. Hé bien que dire au bout de 17 jours ? ni l’un ni l’autre. Je m’y sens bien, j’aime ce concours de sourires et d’amabilité gratuite et non-ostentatoire qui se poursuit chaque jour.
Sitôt qu’ils te voient hésitant, ils viennent vers toi et proposent de l’aide, c’est agréable. J’aime leur façon de signifier leur assentiment par un gracieux dodelinement du cou qui réjouit les cervicales. Nous nous entraînons et chopons le tic avec joie.
J’aime cette paix apparente et crains le moment où elle disparaît.
J’aime la fantaisie qui fait qu’un gobi manchouri d’un jour ne ressemblera jamais au gobi manchouri du lendemain (beignet de chou-fleur assaisonné d’une sauce tantôt rouge, tantôt sombre, tantôt claire, un délice à chaque fois !)

Je n’aime pas être hélée en permanence par les vendeurs : Please Madam,
Morning pice, evening price, Sunday price, Monday price, lucky price, good price today, price of the day, for me madam… ils ne disent pas : for you madam a good price, c’est pas leur truc…
Un « later may be », un sourire et un geste vers le cœur, les fait taire assez rapidement sinon pour les plus insistants, un « no » tonitruant marche aussi.
Je n’aime pas les chauffeurs de rickshaw, de grands voleurs arrogants qui se font vraiment du pognon dans un pays où le salaire moyen est de 1200 roupies (à vérifier tellement ça paraît peu) et qui savent jouer les imbéciles quand ça les arrange, bref tous les chauffeurs de taxi du monde se ressemblent !

La mode, j’adore !

Repeat after me : "Om"
Nous avons fait des emplettes à Cochin, deux churivars pour moi, un dhoti pour alfred. 
Quezaco, me direz-vous ?
Pour le Dhoti, pensez à Gandhi et admirez Alfred qui prend très au sérieux sa vocation de yogi. (zavez remarqué l'aura ?)

Pour le Churivar, (pas sûre de l’orthographe) pas encore de photos dispos, je fais ma cabotine. En gros, c’est un pantalon immense et bouffant, hyper confortable, on en mettrait deux comme moi, imaginez donc ! assorti d’une longue tunique fendue sur les côtés et d’une longue et large écharpe portée à l’envers par rapport à nos habitudes européennes. Pour le sari, je préfère éviter, craignant trop de ressembler à un paquet mal emballé.





Les hindous et notre anglais

Deux fois dans la journée du 29, nous serons moqués pour notre piètre aptitude à la langue de Shakespeare. Une histoire d’hôpital et de charité car si certains parlent effectivement un bel anglais, la plupart ont un accent tellement fort et incompatible avec le nôtre qu’il relève de l’exploit de se comprendre.
Le mieux dans ce cas est de réduire la volonté de faire des phrases, si chère au cœur des français et se limiter à un « little nigger » de bon aloi qui ne cherche pas grand chose à part une info et une seule, la plus simple possible.
Quand la pique viendra d’un vieux papy de Bombay en goguette qui connaît airbus industrie et l’Europe, nous accepterons de bonne grâce la remarque sur notre anglais hésitant même si ça fait pas loin d’un bon quart d’heure que nous conversons de tout et de rien sans problème.
Mais le soir quand notre nouveau serveur infoutu de comprendre notre commande remet le couvert et rigole de nos efforts soutenus à nous faire comprendre, nous le prendrons de mauvaise grâce.
Au bout de deux jours, nous réaliserons qu’il s’agit pour lui d’éviter le désagrément de se rendre compte que lui non plus ne capte pas grand chose. Même les anglo-saxons finiront par s’agacer devant sa fichue habitude de rigoler et de donner l’impression de se foutre de la gueule de l’autre plutôt que de faire l’effort du lien (il a du trop écouter Ségolène). Il agacera tous les clients qui chercheront à l’éviter. Même le flegmatique patron de l’hôtel finira par s’en apercevoir. Je ne sais pas s’il tiendra la saison.


Départ pour le Kerala

13h de train prévues pour 600 km, ce sera 16 h ! départ prévu minuit dix, tu parles d’une heure ! le train se présentera à 1 h 15 et nous voilà dans nos slepper class d’élection faute de place dans AC1, on aurait bien poursuivi notre goût du confort, tant pis, nous revoici en Inde avec le populo. On trouve notre place et c’est parti, ça sent l’urine et le wagon est tellement dégueulasse qu’on hésite à poser son coude à la fenêtre… Pourtant, je ne suis pas bégueule. En contraste, femmes et hommes sont clean, tirés à 4 épingles sauf les mendiants, ça va de soi et dans ce train-là, yen a, un véritable défilé. Les hindous les regardent passer, indifférents, seuls, une femme et son enfant qui déposent un papier expliquant son récent veuvage et la nécessité de demander de l’aide ouvriront toutes les bourses du compartiment. Et puis, il y a les bonimenteurs qui vendent des trucs improbables tout en ayant l’air de réciter un mantra et les vendeurs de thé et de bouffes qui vont et viennent en permanence.


C’est la fête de l’huma tous les jours


La fête des lumières est pour demain mais déjà pétards et feux d’artifice grondent dans la nuit. C’est gavé de touristes hindous.
Nous sommes arrivés hier midi à Munnar, ville d’altitude dans les Ghats occidentaux, les plus vieilles montagnes du monde, paraît-il. Ici, c’est la cité du thé du sud, la cité de Tata et tata-tea et tatata, ya du bleu Tata partout, tout est fait pour le bonheur du travailleur, ou plutôt de la travailleuse-cueilleuse. Crèche, hôpital, lotissement, tout est Tata. Ça m’évoque une fin de XIXème que je n’ai pas connu. C’est beau les entreprises paternalistes finalement, c’est comme ça qu’ont commencé les systèmes d’entraide, de sécurité sociale et d’assurance que notre cher gouvernement est en train de foutre allègrement en l’air !
C’est curieux de voir des faucilles et des marteaux partout, on n’a plus l’habitude. Car ici mesdames et messieurs, entre églises, temples et mosquées, nous sommes en terre communiste, le drapeau rouge flotte un peu partout. Ça m’émeut.







Do you want some tea ?

Les montagnes sont couvertes de théiers, c’est résolument splendide, magnifique, à côté nos vignes font ternes.
La route depuis Cochin grimpe doucement pour terminer raide raide afin d’atteindre les sommets. Ici, on respire et le soir il fait frisquet, même plus obligé de faire la sieste aux heures chaudes, on peut bouger et on ne s’en prive pas.
Allez, on se fait un petit thé pour la route ! Il n’est pas meilleur que dans la vallée mais on salue l’ironie de l’histoire qui a fait que Tata a racheté aux anglais Tetley. Les anglais qui avaient introduit les théiers dans cette région à la fin du XIXème ont décidemment beaucoup perdu par ici !







Full body ayurvédique


Hier en arrivant à Munnar, premier massage ayurvédique : full body plus steaming.
Je pense à Michèle et à son toucher attentionné, précis et aimant… là rien à voir, je me sens un peu comme une pâte à pain qu’on chercherait à pétrir sans jamais parvenir à une forme correcte et vas-y que j’appuie de toutes mes forces, sans plan précis, ça va de la tête au pied en passant par le nombril, ok, c’est bien le chemin et je sens bien qu’il est balisé et précis mais je ne comprends pas lequel. Il me semble un chouia désordonné par rapport aux modèles extrême-asiatiques, plus rigoureux dans leur plan, enfin disons que je les connais mieux.
Ça commence par un frotti-frotta énergique du cuir chevelu qui suit des circuits autres que chinois, ça me parait un peu anarchique, plein de bonne volonté mais franchement ça manque d’âme et d’intention. Le truc de ma masseuse semble être de faire absorber par ma peau une tonne d’huile.
Trois huiles herbacées en fait, une pour le crâne, une pour le visage, une pour le corps, je suis incapable d’en donner le nom et je n’ai rien reconnu à l’odeur pas franchement agréable dans les trois cas. Le tout est suivi d’une mise en cage façon sauna d’appartement qui me faisait délirer quand j’étais petite dans le catalogue de la Redoute. Tu t’assieds sur un tabouret, trop haut pour nos tailles, la boîte vaguement triangulaire se referme emprisonnant la vapeur produite par une sorte de cocotte-minute remplie d’eau et d’herbes diverses. Seule la tête dépasse et t’as l’air franchement couillon pendant que les deux jeunes masseuses mènent une conversation convenue. Si tu commences à vouloir broder sur des sujets différents, l’anglais dérape sec. Ya pas que nous !

Mes bêtes noires (et jaunes)


Bon, puisque nous suivons un trajet franchement touristique, nous sommes pris d’assaut par tous les chauffeurs de rickshaws. Nous, ça nous gonfle même s’ils sont aimables et ont l’air gentils comme tout.
Une fois de plus, nous préférons l’autonomie et nous louer une moto pour une virée les cheveux au vent ! J’adore. Ce coup-ci, c’est une LML Freedom 150cc, marque totalement inconnue d’Alfred, imaginez par moi ! mais elle porte un si joli nom qu’on lui pardonne sa forme un peu pataude. Donc, nous voilà partis à l’assaut des sommets malgré les mises en garde d’un chauffeur de rickshaw qui nous affirme les yeux dans les yeux que nous sommes trop gros pour les pauvres motos qui devront nous supporter. Ça les tracasse notre poids ici (nous aussi d’ailleurs mais on s’habitue à tout !) ce n’est pas comme en Mongolie où ça dénotait prospérité et puissance.
Ici, ça fait déjà deux fois qu’on nous assène : «  you are too big », quelle perspicacité ! Même pas mal, nous grimperons sans problème, non mais ! Ces chauffeurs de rickshaw m’énervent de plus en plus. Autant on n’hésitera pas à payer plus, à laisser des pourboires, à céder à beaucoup de mendiants mais eux, non, la négo reste de mise même si c’est perdu d’avance. Ils sont ma bête noire et jaune, mon os à ronger. Bon, je dis pas que c’est juste, je dis que ça soulage !

Nos frères les éléphants, timba ungawa !


Donc ça grimpe dans les théiers, ça patchworke vert, c’est un peu comme des écailles vertes ou une peau avec ses empreintes digitales sur les collines, ça siguesègue dans les arbres verveine en fleur, les oiseaux chantent, le ciel est bleu… au détour d’un eucalyptus, importé là pour fixer le sol et fournir une autre économie à la région  : papier et huile, un attrape gogo nous stoppe net : « Elephant ride », Alfred est affirmatif, ça, je veux !

Voilà, voilà, les frères éléphants sont là ! Qu’est-ce qu’ils sont beaux et ils m’inspirent immédiatement beaucoup plus confiance que les chameaux mongols (qui eux étaient maigres). Donc il faut grimper sur une plate-forme, les cornacs mettent à quai l’éléphant et ya plus qu’à… enfourcher en écartant bien les jambes et vas-y que ça ondule. La sensation est plus qu’agréable, je sens sa colonne et ses vertèbres sous mes fesses, c’est doux même si ça vous rentre un peu dans la raie. 


Premier testing éléphantesque
Notre monture grimpe sur l’étroit chemin boueux tranquillement, posant ses pattes avec circonspection sur le sol glissant. Malgré la hauteur et le tangage, je n’ai absolument pas peur, ça m’étonne, je dirais même que je suis heureuse comme une enfant, «  je suis sur un éléphant et c’est merveilleux ». Notre bestiau à 35 ans, un jeune adulte somme toutes, ses défenses commencent à peine à pousser, le papy qui nous suit doit avoir dans les 90 piges à voir la taille des siennes.


Ces animaux sont intelligents, ils obéissent à la voix, le cornac n’a qu’une petite badine pour mémoire qu’il utilise très peu. De la peau douce et rugueuse de notre pachyderme (qui n’est pas un ongulé) se dégagent trois tonnes d’amour. On a envie de jouer avec, de le câliner, il semble s’amuser aussi et tout va pour le mieux. On en ressort un peu ivres et surtout heureux. Je comprends les maharadjas. J’en veux un !
Cette belle énergie nous suivra jusqu’au lac artificiel qui nous plonge dans une ambiance toute helvétique. Un « écho point » qui fait hurler les petites filles (et moi aussi) justifie à lui seul, 300 mètres d’étals où les cajous grillés rivalisent avec les noix de coco, les épices en tout genre et autres bimbeloteries.

Au sommet, les nuages bloquent la vue côté Tamil Nadu, tant pis pour nous, nous redescendons vers la civilisation et le musée du thé où un film d’entreprise redoutable manque de me faire tomber de mon siège en plastique tellement je m’endors après ces litres d’oxygène. 
Alors on va s’acheter des home-made chocolates (pas terrible mais pas pire) un ananas, des mini-bananes et au lit les d’jeuns !
Bon je ne parlerai pas ce soir de mes rapports difficiles avec la cuisine keralaise

La route des épices

Au début, j’ai dit ok, c’est costaud mais mangeable mais depuis que nous sommes au Kérala, je rends grâce, mes lèvres en feu n’en peuvent plus même si mon derrière supporte tout ça avec élégance. Ce n’est pas uniquement pimenté, c’est épicé et des épices dans le coin, yen a ! Nous élisons nos plats au test musculaire et souvent la pioche est bonne malgré le feu.
Après les repas, nous sommes obligés de  nous enquiller des litres de fresh juice pour faire passer le tout (quelle torture). Dernier fruit en vedette : le mozambi, pleine saison pour cet agrume qui ressemble à une orange verte, à chair claire et au goût bien à lui (ni citron ni orange ni pamplemousse). Bref le mozambi, c’est bon ! Sinon, ya des pommes partout, on se demande d’où elles viennent ? On les évite au profit des ananas et autres corossols… et plus aucun souci gastrique.
Par contre, le grand plaisir, c'est de manger avec les doigts. Au début, je me suis un peu emmêlée les mains mais maintenant, je suis la reine de la boulette vite faite du bout de mes petits doigts droits. Les gauches se reposent sauf pour saisir un chapati, un roti, un parota, un nam, bref tous leurs petits pains…  

Katakali


Alfred se souvient… C’était à Zingaro, Bartabas s’était fendu d’une semaine d’initiation au Katakali pour la troupe…
Alfred se souvient… d’un éléphant
Alfred m’entraîne au théâtre ce soir

18 h, début du maquillage public du danseur
19 h, début du spectacle
Nous nous retrouvons 5 spectateurs dans un hangar, c’est du roots, du tréteau à l’italienne…
Un homme nous accueille et se présente comme le maquilleur-habilleur, il nous explique un tas de choses que nous ne comprenons malheureusement pas à moitié.
Le danseur arrive et s’installe en tailleur à même le sol. Il dispose trois coupelles avec du jaune (souffre), du vert (souffre+indigo) et du rouge ( ?). Il utilisera du noir avec une tige de bois frottée dans de l’huile de coco brûlée.
Un miroir dans une main, un pinceau dans l’autre, il commence sa transformation comme un impressionnant rituel codifié, chaque couleur ayant une signification spécifique : le jaune = Vishnou, le vert = le bon caractère, le noir = le mauvais caractère, le rouge = ?
Les grandes lignes du maquillage étant posées, le maquilleur intervient pour coller les fausses joues avec de la colle à base de coco. Ces fausses joues, outre le fait qu’elles grossissent les traits du super-homme que représente le danseur, servent également à réfléchir la lumière. Durant tout le temps de l’implantation de ces accessoires, le danseur est couché. Le maquilleur découpe les bajoues dans des feuilles de papier blanc (tout en téléphonant). Son opération terminée, il laisse le danseur peaufiner la mise en couleurs.
Le « plateau » est ensuite laissé à un percussionniste et un papy. Une femme au micro nous lit laborieusement quelques explications sur les codes du Katakali, ses 24 alphabets, ses représentations animales, végétales, démoniaques, l’expression de diverses émotions, dont la démonstration nous est faite par le papy au fur et à mesure.
Étonnant de mimiques, de jeu du visage, des lèvres, des yeux, surtout.
Il faut 10 ans pour faire un danseur et à l’issue de sa formation, il connaîtra les 101 histoires classiques, les 24 alphabets et tous les codes. Il saura bouger les yeux à toute vitesse et dans tous les sens, il maîtrisera tous les muscles de son visage et il pourra improviser des histoires durant des nuits entières.
Fascinant.
Notre danseur fait enfin son apparition dans un costume flamboyant et, accompagné du percussionniste et du papy qui joue des clochettes, il nous danse la rencontre et le combat d’un prince avec un démon. Superbe. On oublie le hangar, l’éclairage assuré par deux ampoules électriques. Grand moment.
Ayant bêtement oublié notre appareil photo, nous comptons désormais sur Lionel, spectateur français rencontré sur place, pour tenir sa promesse de nous faire passer les siennes. Lionel, si tu nous lis…  (merci pour la synchronicité)










crédit photos © Lionel 

Côté pépettes

Pour tout ceux qui tomberaient sur notre blog par hasard et qui se demandent combien ça coûte cette orgie. Voilà quelques chiffres de l'automne 2010

(61,45 rp=1€), notre meilleur change 
(au fond d'une arrière boutique)
à l'aéroport 57 rp, sinon 61,30 (banque)

Hé bien ici comme ailleurs tout est possible.
Le budget quotidien peut varier de rien du tout à beaucoup

La bouffe 


un thali : de 20 à 50 rp (du riz et des sauces)
Un riz Biryani : de 20 à 80 rp (si vous le prenez  carné)
Tout ce qui est bidoche ou poisson double ou triple le budget.
Poulet, poisson, mouton… de 120 à 500 rp
Un soda : 10 rp
Un thé : de 5 à 10 rp dans une gargotte, 15 dans un restau et plus si vous le sophistiquez à la cardamome ou autres épices.
Les fruits sur les marchés pas chères : 8-9 mini bananes (les meilleures) : 10 rp
Un ananas de 10 à 40 rp, on ne sait pas exactement pourquoi une telle différence, une histoire de gueule !
Un dosa, galette de riz plus sauces, très prisé au petit déj : 15 à 20 rp.

Pour dormir 

Nous avons opté pour des piaules tout à fait correctes entre 300 (5€) et 800 rp (13 €)(chambre double) mais on peut faire moins cher mais bof ! on peut aussi faire beaucoup plus cher
Bungalow sur la plage à Goa 1500 rp (24€)
Pareil, les prix grimpent vite…

Côté transport

trains et bus locaux vraiment pas chers du tout
Goa Cochin env 300 rp pour 2 en sleeper
en AC1 1000 rp et +
louer une voiture et son chauffeur, on l'a pas fait

Une balade en éléphant : 350 rp par personne
Les rickshaws : ça grimpe vite, négo obligatoire et prix jamais garanti ni fixe ni juste (enfin rarement), grrrr
Location moto : 300 à 350 rp la journée + l’essence (60 rp le litre), cher pour un budget indien… on compte sur eux et tata pour sortir the voiture écolo qui fonctionnera sans essence)





Les à-côtés
Un massage du corps : entre 600 et 2500 rp (selon les plantes, les techniques et la durée)

Donc, c’est toujours vrai, l’inde reste abordable pour les petits budgets mais peut revenir aussi cher qu’ailleurs si le confort à l’occidentale est exigé.



Commentaires

regard a dit…
ça fait trois que je réécris
le message
razzzzzzzzz le bol

continuez
j'apprécie

Gaêl
regard a dit…
je ré é é é cris
c'est chouette vos aventures indiennes
vivant
captivant même
j'attends la suite

comme ...
Cath et Fred chez les bonzes,
en face d'une vache
dans un bus .......

question :
arrivez-vous à vous reposer ?

gaël

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