Amma mía !


Premier contact


L’ashram est visible depuis des kilomètres avec ses barres d’immeubles couleur saumon  dont la plus haute compte 16 étages.
Il émerge comme une île d’une marée de cocotiers et trône entre océan et backwaters. Il est relié au continent par un énorme pont piétonnier aux couleurs de “Embracing the World”, l’ONG - ou faut-il dire la multinationale ? - fondée par Sri Mata Amritanandamayi plus connue sous le nom de Amma (la Mère).



Nous arrivons alors qu’elle n’est pas là et l’ashram est quasi vide nous dit-on.
Les formalités d’inscription se font à l’International Office où les premières consignes orales et écrites nous sont transmises et où nos passeports sont conservés. 
Ayant préalablement réservé par e-mail, une chambre pour couple nous est attribuée. Bonne surprise, elle est au 16 ème et dernier étage du bâtiment E. Nous pourrons y accéder grâce au badge que nous avons reçu en même temps que la combinaison du cadenas de la porte.
Récupérer des draps et des oreillers au bureau 101 bâtiment B, monter nos affaires dans la chambre - la vue est à couper le souffle - redescendre en vitesse pour assister à la réunion de présentation des lieux à l’Information Office ; nous aurons également droit à la projection d’un film d’entreprise à la gloire des actions d’ETW, suivie d’une visite express des points stratégiques tels que où manger, soit gratuitement, soit en payant, à l’Indian ou bien au Western Restaurants. Les boutiques, la laverie, le tailleur, les points d’eau potable, la plage où la baignade est strictement interdite car l’océan est très dangereux, la piscine où les femmes doivent se baigner habillées et à des horaires différents des hommes, etc.





Pour le reste, les activités sont affichées sur des tableaux. 
Il est spécifié que chacun est redevable d’un temps de travail bénévole quotidien au service de l’ashram. Nous devons nous inscrire au Seva Office pour connaître la tâche qui nous sera assignée en fonction des besoins.
Le fait que la majorité des résidents soient uniformément vêtus de blanc renforce ma désagréable sensation de revivre une incorpo.

Le repas débute à 20H00 dans une ambiance étrange. Nous constatons une forme de fermeture à l’autre que nous n’attendions pas dans ce lieu où l’amour est prôné comme une religion. La plupart des occidentaux font preuve d’un sérieux frisant le snobisme et la quasi totalité des Hindous nous ignorent superbement. Dans le pays du sourire, on croise essentiellement des visages fermés et prendre l’ascenseur m’évoque chaque fois le sketch de Pierre Desproges.

Heureusement, la chambre est propre, commode et surtout, elle nous procure une vue sur l’océan dont on ne se lasse pas.
Nous prenons notre premier repas à ce que nous décidons d’appeler la soupe populaire. En effet, dans le prix de journée (150 rs par tête) sont compris trois repas. Il s’agit de riz avec un légume le matin, de riz avec un légume le soir et enfin de riz avec trois légumes le midi.
Le riz nous sera servi chaque fois avec parcimonie et mauvaise grâce par le même préposé peu souriant qui se montre beaucoup plus généreux avec les autochtones. A-t-il reçu des consignes ? Sommes-nous encouragés à fréquenter les restaurants payants ? Mystère…



Nous complétons notre orgie par un jus de fruit frais acheté au “Juice stand”, au milieu d’une foule animée de jeunes étudiants. 

Ce premier soir, nous nous couchons vers 23H00, ne désirant pas assister dès le lendemain matin à “l’Archana” (récitation des 1000 noms de la mère divine) qui débute à 4H50, ni à la méditation sur la plage de 6H30 à 7H30). Nous nous programmons une grasse matinée jusqu’à 9H00, heure du petit déjeuner.
Erreur grave…

Dès 4H30, des haut-parleurs nasillards commencent à diffuser à fond de la musique indienne entrecoupée d’annonces créant une ambiance de fête foraine voire de fête de l’Huma. Impossible de dormir. Certains morceaux particulièrement dissonants sont insupportables pour mes oreilles occidentales. L’origine et la fonction de cette musique restent mystérieuses. Elle provient de l’extérieur de l’ashram et, selon les sources, serait émise par un autre temple ou bien constituerait des représailles villageoises aux débordements nocturnes des bhajans présidés par Amma lorsqu’elle est là.
Quoi qu’il en soit, à peine arrivés, l’envie de partir nous étreint.
Après le petit déj’ pris au western restaurant qui affiche des prix plus que corrects, nous nous empressons d’aller au bureau des sevas afin de recevoir notre corvée tâche quotidienne. J’ai relevé sur un tableau d’affichage que des thérapeutes holistiques certifiés sont demandés et je me fais déjà un plaisir de pratiquer et d’échanger, me voici donc assigné ainsi que Catherine, au balayage de la terrasse du western restaurant et au nettoyage des bacs à vaisselle. Le petit côté militaire semble se confirmer… 
En fait, il m’est expliqué que la majorité du staff suit Amma dans ses déplacements, que la responsable des soins holistiques n’est pas là, qu’il faut attendre le retour de toute l’équipe et que, sûrement, en décembre on aura besoin de mes talents.


Les communiants
Juste à côté du bureau de placement nous trouvons un petit magasin de souvenirs, bibelots et fringues, le “Amma gifts”. Nous en profitons pour acheter la tenue blanche de rigueur, dont le fameux pantalon “Bandalez” que je cherchais depuis pas mal de temps et la chemise longue façon “guru” qui fera fureur à notre retour. En plus, c’est pas cher. Catherine, de son côté, s’offre un churivar avec pantalon bouffant et châle du plus bel effet. Tout ça fleure bon la communion solennelle. Aussi sec, nous montons pour les essayages et les photos. D’accord, les photos sont interdites, mais tant pis, c’est pour respecter les consignes sur l’habillement.

À 13H00, repas à la soupe populaire, excellent.
14hoo, muni d’un balai local sans manche fait de brindilles de palmes attachées entre elles, me voici à nettoyer avec plaisir et application, l’espace du western restaurant récemment aménagé avec des pavés auto-bloquants multicolores. Catherine est chargée de nettoyer et désinfecter les bacs où chacun doit faire sa propre vaisselle. Nous sommes sous les ordres d’une jolie japonaise qui se révélera totalement parano, comme beaucoup de gens ici. La hiérarchie paraît sévère et chacun tire le parapluie, ce qui souligne encore une fois le côté administratif, voire militaire de l’organisation de l’ashram.

Quelques conversations ultérieures mettront en évidence des difficultés relationnelles dans certains postes de travail, difficultés d’autant plus exacerbées qu’elles sont vécues dans un désir sincère d’amélioration de soi mais selon les règles extérieures insufflées par Amma, référence absolue, qui gère tout et sans l’aval de laquelle rien ne se fait.
Autant dire que je me sens comme un poisson dans l’eau dans ce type d’environnement que je connais par cœur. Mais en ai-je encore envie ?
L’ashram, sans Amma, tourne au ralenti. La plupart des activités telles que cours de yoga ou autres sont interrompues mais nous découvrons un cours de méditation sur quatre jours et nous décidons d’y participer.

Rendez-vous nous est donné à 4H50 pour assister au Puja. Dans un tout petit temple, élevé, si j’ai bien compris, à l’emplacement même de la maison de naissance d’Amma, un brahmane célèbre une cérémonie. Durant 1H30, avec des gestes précis et gracieux, il rend hommage aux éléments : feu, air, eau, bois, pétales de fleurs. Il enchaîne les mudras (mouvements codifiés des mains et des doigts) avec une élégance infinie, dans un silence et un recueillement absolus. L’assistance se lève, se rassoit, se prosterne, offre de petits morceaux de banane au feu après s’être purifié et lavé les mains. L’officiant termine son rituel par une prière chantée qui précède un partage de riz sucré.
C’est beau, pourtant je reste spectateur, étranger, imperméable. Je ne sais pas pourquoi.

6H30. Après un tchai bienvenu, nous voilà partis vers la plage jusqu’au bâtiment baptisé “Ayurvedic Reseach Center”, qui, à ma connaissance, abrite principalement des chambres et surtout la chocolaterie.
Le cours est donné dans une salle malheureusement soumise à un bruit extérieur incessant. Nous enchaînons des exercices corporels et respiratoires issus du yoga puis nous sont confiés les secrets de l’Integrated Amrita Meditation Technique® (IAM), avec pour consigne stricte de ne pas les diffuser, de les apprendre et de brûler les documents ou bien de les jeter à l’eau.
À l’issue de ce premier cours apparaissent dans ma cuisse gauche les signes précurseurs de ce qui va devenir une sciatique pénible dès le lendemain. Dommage, j’aimais bien cet enseignement, même s’il n’a rien de révolutionnaire à mes yeux.
Après en avoir référé au responsable du bureau de placement, me voici libre de cours et de seva.
En venant en Inde, notre projet était de suivre une panchakarma, cure ayurvédique de plusieurs semaines qui vise un nettoyage du corps jusque dans ses moindres recoins. Cette spécialité kéralaise étant proposée partout par des personnes plus ou moins qualifiées et à des tarifs variables, la difficulté est donc de trouver un centre sérieux et financièrement accessible. Plusieurs voix nous ont recommandé l’ashram, tant pour la qualité des soins que pour leur coût. Nous voici donc partis à la recherche d’informations. La consultation interne étant fermée, nous décidons d’aller directement à l’Amrita Ayurvedic Hospital, l’hôpital fondé par Amma, de l’autre côté du pont, au milieu des cocotiers.








Après avoir ouvert un dossier médical en bonne et due forme à l’accueil, nous sommes reçus par un médecin sympathique qui nous demande ce que nous voulons. Nous annonçons être intéressés par un panchakarma et désirer connaître les tarifs. 

De l’échange, nous comprenons qu’à ses yeux, notre état de santé ne nécessite peut-être pas une cure de 6 semaines. Il nous propose 7 jours de massage relaxant, se désintéresse totalement de Catherine, m’assène divers conseils alimentaires tels que manger des petits fruits, des petits poissons, de proscrire la viande, le yaourt et les petits gâteaux, marcher une heure à l’extérieur de chez moi le matin avant 7H00. Il me prend un seul pouls et nous demande de repasser à l’Information Office de l’ashram pour les tarifs. Nous pouvons revenir le lendemain entre 9H00 et 16H00 pour lui indiquer notre choix.

Le prof de méditation, qui tient également l’Information Office, nous renvoie à la consultation du centre ayurvédique interne de l’ashram où nous sommes reçus par une vieille doctoresse charmante et rigolarde qui finit par nous donner les tarifs et nous dit de retourner à l’hôpital le lendemain pour prendre les rendez-vous, revenir régler au prof de médit’, pardon, à l’Information office et de lui rapporter les justificatifs. Ouf.
Le lendemain à l’hôpital, nous sommes reçus par deux médecins qui travaillent en tandem, ce que j’apprécie beaucoup. Ils procèdent à un interrogatoire sans pour autant nous ausculter. Je parle de mon début de sciatique qui n’est qu’une gêne à ce moment-là, Catherine évoque ses problèmes de sommeil et de peau. Ils nous prescrivent à chacun un traitement à base de plantes à retirer à la pharmacie de l’hôpital. Nous avons rendez-vous lendemain pour commencer les trois jours de massage pour lesquels nous avons opté (200€ le tout).



Sur la gauche, une fenêtre de notre chambre


Dans la nuit, ma sciatique se réveille et je me vois bien incapable d’aller à pied jusqu’à l’hosto. 
La traversée du pont me paraît totalement inenvisageable. Je me dis qu’il faudra que je traverse en barque puis que je prenne un rickshaw de l’autre côté.
Nous avons rendez-vous à 11h00, ce qui laisse un peu de temps pour une petite séance de kinésio sur ma douleur. Il en ressort que je suis inconsciemment dépendant de mes petits camarades Yannick et Dominique, pour ce qui est de ma santé et que la méthode de diagnostic uniquement mental des médecins Hindous ne m’inspire pas du tout confiance. Cette information libérée et équilibrée, ma douleur s’évanouit quasi instantanément. Heureusement que je peux me rendre au rendez-vous à pied d’ailleurs, puisque à cause des pluies, le chemin de l’hôpital est impraticable pour les rickshaws.
Nous y arrivons pour apprendre que ma séance a été décalée de deux heures, c’est donc à deux aller-retour à pied auxquels j’aurai droit ce jour-là en plus de rater l’heure du repas.
Le massage à quatre mains synchronisées, s’avère être une expérience intéressante et d’un autre niveau que celui reçu à Munnar. J’ai affaire à des professionnels et cela se sent, même si nous sommes relativement loin des 60 minutes annoncées. J’en ressorts tout huileux et sans ma douleur. (Elle se réveillera plus tard et aujourd’hui, 17 novembre, elle est toujours présente.)
Catherine a moins de chance avec ses deux masseuses.

À l'entrée de l'hôpital
Dans toutes nos expériences hindoues, nous sommes confrontés à un sentiment constant d’inachevé, de plus ou moins bâclé, de désordonné, de sale. C’est comme une composante fondamentale de ce pays, comme une force qui tire en permanence vers le bas, qui brise nos élans, nous englue dans une paresse toute tropicale et qui fait baisser les bras.
Écrire nous demande une énergie considérable pour un résultat souvent insatisfaisant.
Une fois de plus se pose à nous la question d’attendre trois semaines l’arrivée d’Amma.

Je me visualise dans la cohue, le bruit, l’agitation accompagnant son retour et ma poitrine se serre. En effet, il est courant que 10000 personnes passent à l’ashram en une semaine durant les périodes de pointe. 
Lorsque je nous imagine avec nos sacs sur le ponton, attendant le bateau pour Quillon, une joie intérieure naît instantanément. J’en fais part à Catherine et nous décidons une bonne fois d’aller acheter notre billet d’avion. 
Nous tombons sur une promo ; prochain départ le 25 novembre de Thrivandrum pour la Thaïlande avec escale à Kuala Lumpur en Malaisie. Nous sommes le 13 novembre, il nous reste deux séances de massage, nous prévoyons de quitter l’ashram le 16, finalement, ce sera le 15. Nous n’avons qu’une hâte, quitter ce lieu et ce pays.

Trop de paradoxes se heurtent entre l’amour qui est prôné et le vécu quotidien. Cette société nous apparaît pleine d'archaïsmes quasi médiévaux, avec des subtilités qui nous échappent et nous ne nous sentons décidément pas à notre place. 
À l’ashram, tant Catherine que moi-même finissons par être en overdose des portraits d’Amma, omniprésents jusque dans les ascenseurs. Nous assistons à un véritable culte de la personnalité ; jusqu’aux officiants qui se prosternent à plat ventre devant son image exposée sur un autel. 
Cette attitude nous fait l’effet d’une véritable idolâtrie qui génère une forme d’aliénation. Elle me paraît totalement incompatible avec la recherche de liberté par l’obéissance à mon propre maître intérieur que j’ai choisie comme chemin spirituel. Dans l’ashram, l’obéissance semble due à Amma, maître extérieur. Je ne la connais pas, je ne sais pas si c’est de son fait, je ne porte aucun jugement sur elle. Je cherche uniquement à comprendre ce que notre séjour ici provoque en moi.
Depuis longtemps, je crois qu’il est nécessaire de sortir des divisions et des oppositions, à l’extérieur comme à l’intérieur de nous-mêmes et je me retrouve ici avec des files d’attentes différenciées entre hommes et femmes, qui ne se mélangent ni à la piscine, ni pour les bhajans. À la plage, les hommes se baignent torse nu, les femmes habillées. 


Le prof de méditation nous prônait “l’awerness”, la conscience et cela se traduit par une surveillance de tous par tous.
J’ai l’impression d’être plongé en permanence dans un sur-moi polymorphe, (Dansez sur-moi ! Hé, hé, hé…) d’être observé et jugé selon des lois supérieures et non-contestables, sous prétexte de bienveillance et de “service de l’autre”, valeur suprême avec “obéissance”.
Aujourd’hui, en lisant l’un des multiples règlements affichés, j’ai eu la réponse à une question que je me posais sur le blog avant de commencer notre voyage. Un ashram est un monastère. Je crois que si je l’avais su avant, je ne serais pas venu et je comprends mieux mon sentiment de familiarité avec ses fonctionnements internes.
"Je suis ici depuis 5 ans et je n’en peux" plus nous confiait une renonçante française, "c’est très difficile. Lorsqu’on part de chez soi, on emporte tout…"
Je ne crois pas que le fait de renoncer au monde me convienne car ce serait alimenter une nouvelle opposition. Aujourd’hui, je choisis de vivre ma spiritualité dans le monde et même autour du Monde.
Thaïlande signifie “Pays des Hommes Libres”, la perspective d’y séjourner me réjouit déjà.

15/11/2010

Avant le départ
Qu’est-ce qui provoque cette réaction en moi ?
En me relisant, je constate un rejet violent, un refus de ce lieu et de la vie qu’il propose. 
Pourtant, il abrite des indigents, des gens cabossés, des laissés pour compte de la société dont je n’ose imaginer le sort hors d’ici.
Que vient donc cet ashram titiller dans mes tréfonds ? L’effet miroir me renvoie mes propres difficultés à aller jusqu’au bout des mes actions, mon manque régulier d’ouverture à l’autre, mon environnement souvent bordélique, ma tendance à bâcler, surtout lorsque c’est pour moi que j’agis… 
Ne suis-je pas moi-même coupé en deux, comme me l’a une de fois de plus fait ressentir la méditation ? Quelle place mon masculin accorde-t-il à mon féminin ?
Et puis d’abord, qui vous a dit que j’étais parano ?

La réponse qui me vient me fait assimiler Amma à une mère qui voudrait tout régenter sans en avoir l’air, à laquelle il me faudrait obéir, celle qui donnerait les règles de la morale, du bien et du mal. Celle dont l’amour, vital pour moi,  me pousserait à me renier et me couper de ma Nature afin de l’obtenir.
Alors je dis stop ! 
Ne pas attendre Amma, c’est symboliquement, choisir de faire ce que je veux pour moi, décider de ma voie, couper le cordon. Reprendre la direction de ma vie.

Épilogue
Hier, lors du deuxième massage, je me suis fait l’effet d’un gigot qu’on badigeonne avant de le mettre au four. Aujourd’hui, pour le dernier, je me suis vu sur la pierre qui est à l’entrée du Saint Sépulcre, celle où l’on déposa le corps du Christ lorsqu’il fut descendu de la croix. Les femmes versèrent sur lui des parfums et des huiles. 
Aujourd’hui, j’étais l’Oint qui prépare sa résurrection. Alléluiah !
Aujourd’hui, j’ai médité avec mon mantra préféré : 
Kyrié Éleisson 
Aujourd'hui, la paix est revenue en moi.
Pourvu que ça dure. 
Merci Amma.




Commentaires

armand.madar a dit…
Alfred & Catherine,
Bonjour a vous deux, je suis avec plaisir vos pérégrinations et je m' en délecte. Je sens bien que votre voyage ne s'écoule pas comme un long fleuve tranquille, mais je sens aussi une joie intérieure qui s'installe tout doucettement. Profiter bien de ce qui vous entoure, et aller titiller votre nature profonde.
je pense a vous.
Armand
Marmusette a dit…
Et qu'avez-vous pensé du pancha karma en définitive? Et quel est son prix? Merci pour ces renseignements!
Marie.

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