De tout un peu

Une journée en scooter

Sur la route œcuménique

Les mosquées sont vertes
Les églises moches
Les temples colorés
Et les faucilles bleues
La preuve en images













Thali Landais
Le jeu est lancé

En dégustant un thali local, nous avons imaginé nos futurs thalis landais que nous ne manquerons pas d’improviser quand vos visites seront de chair et d’os.
Depuis Koh Phi Phi, nous réfléchirons au Thaï Landais, nettement plus corsé !
Nous lançons donc un concours culinaire et imaginatif, celui du meilleur Thali Landais
Rappel :
Un thali veut dire repas ou bien assiette selon les sources, un grand plat national,entre plein d’autres… La cuisine indienne est franchement aussi diverse, sophistiquée et savoureuse que la nôtre. Alors créons des liens.
Un thali se présente sur une feuille de bananier ou dans un plateau en fer (ouf le bananier pousse petit mais pousse dans les Landes).
En gros, c’est du riz avec plein, plein de petits accompagnements autour. Alfred est pour un riz camarguais ou rond ou espagnol, je préfère le basmati, réservé ici pour les biriyanis (ou Biryani) mais il y a tellement de choix de riz différents ici que bon, choisissez votre préféré et faites-le cuire à l’eau ou à la vapeur. La cuisson pilaf ne convient pas.

Version restau U, peut mieux faire
Pour les petits accompagnements, voici nos premières idées :
Petit tombé d’échalotes au piment d’Espelette et au sel de Guérande
Plusieurs massalas (qui veut dire mélange) de végétaux divers et variés savamment et amoureusement assaisonnés
Ex : petites aubergines, courgettes et tomates cuites dans un bouillon, laissez réduire et assaisonnez en fin de cuisson
Ou bien faire frire diverses épices dans différentes huiles et ajoutez les légumes ensuite.
De toute façon tout est dans l’art d’assembler les épices.
Tous les végétaux sont bons à prendre et à travailler au gré de l’imagination.
Pour faire hindou, courrez acheter des clous de girofle, de la cardamome, des feuilles de curry, (oui, oui, Jean-Mi on en trouve en France), tous les piments et les poivres que vous voulez, du sambar, du curcuma, du safran…
Mais aussi, pour faire français, du thym, du romarin, de la farigoulette, de l’anis, du fenouil et de l’aneth, de l’oseille, du cerfeuil, du persil et de la coriandre, du pistou, de l’ail…
Ou alors, pour faire plus exotique, nuoc mam, cacahuètes, cannelle, citronnelle, graines de moutarde, soja, tofu, hagar-hagar, sésame, coco, graines de pavot, miso, nori, caramel, soyu, saté, pousses de bambou, tamarin, wasabi…
Et pourquoi pas, de l’harissa, du paprika, du ketchup, des pickles, de la sauce BBQ…
Sinon, il y a des mélanges tout prêts de curry et autres massalas dans toutes les bonnes épiceries exotiques et pourquoi le ras el ranout !

Bon le truc, c’est qu’à priori, un thali est végétarien (ou pas) ! Nous on en a dégusté avec du poisson grillé ou en sauce ! Voilà qui élargit encore l’imagination.
On en cause et on dégustera au retour.

Si vous n’arrivez pas à écrire des commentaires, envoyez vos recettes par mail, on les mettra en ligne (photos bienvenues).


Billet d’humeur

Sous la pluie à Kovalam, une folle envie de fuir me gagne. Un bateau pour le Sri Lanka, n’importe quoi mais fuir. À nouveau, les conducteurs de rickshaws me hérissent, mauvais signe ! Depuis Kollam, j’étais plus en amour depuis qu’un conducteur nous avait expliqué qu’il y a 3 styles de conducteurs : les propriétaires reconnaissables à la customisation de l’engin, souvent corrects surtout s’ils ne sont pas chrétiens (réputés les plus arnaqueurs) ceux qui louent, les plus dangereux pour nos portefeuilles et les employés bon teint qui sont tout aussi capables de pratiquer des tarifs démocratiques que d’abuser de la peau blanche qui traîne ses guêtres et ses sacs, voire même de mettre le compteur (ça c’est les plus désabusés)… Perso, marchander, je m’en lasse vite et me faire arnaquer itou, CQFD, il est bon de trouver l’équilibre !



En fait, je suis bêtement inquiète, Air Asia n’a pas envoyé de mail de confirmation pour notre vol de jeudi vers Kuala Lumpur, nous sommes dimanche et le dimanche, on s’astique l’humeur… Je m’en veux de n’avoir pas noté mon numéro de compte bancaire. J’ai sottement fait confiance à mon disque dur externe qui est tombé en rade à Varkala… et blablabla, plains-toi ma fille, ça défoule à défaut de faire du bien !
Reviens vers le plein amour quand l’Inde sourit à ton cœur, quand les épices égayent ton palais enfin accueillant, quand les hindous entrent en conversations autres que commerciales ou banales et lointaines.
Voilà, c’était une saute d’humeur, un vent lunaire, un nuage sombre dans un océan rose bonbon…

Le geste et la parole



Au pays des mudras, on n’enquiquine pas les gosses avec des : « dis bonjour à la dame, dis merci… » on leur apprend plutôt à sourire et à se servir de leurs mains et de leur corps pour signifier tout plein de choses…
Nos  « thank you » ou « nani » (merci en malayalam, langue du Kérala) à répétition ont souvent été accueillis en silence mais toujours avec force dodelinements de la tête ou mains jointes en prière ou une seule main en prière sur le plexus ou un salut quasi militaire ou un fonfonfon les petites marionnettes (rare et non décrypté) ou un sourire…
Pas la peine d’user sa salive et depuis que je me suis lancée dans ces mudras basiques et de bon aloi, je me sens moins bête, j’ai plus de facilités à entrer en contact et plus de retours chaleureux alors que mes nani provoquaient de gros sourires et mes thank you des regards souvent éteints

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