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Catherine & Alfred

lundi 25 juillet 2011

Six petits vers de terre


La ligne d’horizon est là
Droite devant moi
Un pas, un autre
Garder l’équilibre
Prendre soin
Et avancer loin

Le ciel pleure, mon ordi refuse de me restituer les photos du voyage, le Lumix me manque, alors je parcours la toile et découvre des pépites


Photo chipée sur coumarine.blogspot.com/

samedi 23 juillet 2011

Le livre et l'ordinateur

Et si nous arrêtions d'opposer les technologies ?
Petit exercice simple :
Chaque fois que nous utilisons la conjonction de coordination "ou", pensons à la remplacer par "et".
Et, et, et…
Contemplons les perspectives.
Lien reçu ce matin
http://www.youtube.com/watch?v=Q_uaI28LGJk&feature=related
Perso : le livre et l'ordinateur sont deux mamelles auxquelles j'aime m'abreuver.


mardi 19 juillet 2011

SNCF

Deprofundis pour nous
enfer et damnation pour le voleur
Adieu Lumix
Notre cher ange de lumière
notre seconde vue durant ce voyage
dérobé à Buenos-Aires le dernier jour à l'hôtel
que le voleur sache notre peine


Bonjour nature disciplinée,
Adieu quadrilatères des villes sud-américaines
Au revoir Immensité
Retour vers les maisons sages
Bonjour l’été et ses pluies froides
Adieu l’hiver et sa douceur humide
Bonjour ma langue et mon impatience
Adieu temps de réflexion avant toute expression
Non, non, pas adieu…


Le train traînasse entre Châteauroux et Vierzon
Le vendeur de sandwich distille sa mauvaise humeur
Pas question d’accepter les dollars du voyageur,
Ici c’est l’Euro monsieur !
Ses problèmes de monnaie envahissent l’espace sonore
L’inconfort d’entendre et de comprendre les petites exigences de chacun, surprend ma pensée flottante
Les vieux tremblent en demandant de l’aide pour ouvrir une canette 
Le tiroir de la machine roulante, gardienne du café et autres gâteries, claque au geste mauvais du vendeur. Il s’éloigne, le calme revient…

En ce 18 juillet, la Sncf a sorti ses vieux wagons tagués et vend ses premières classes à un prix intéressant sur Internet. Les acheteurs se contemplent. La ceinture Hermès regarde songeuse le sac bolivien. Le sourire des propriétaires annonce un désir. L’échange s’arrête brutalement comme si le regard de la ceinture Hermès ne pouvait franchir l’abîme suscité par cette invite muette. Les regards se troublent. La ceinture Hermès retourne à son Gallimard. Le sac bolivien à son Point débarqué de l’avion. Oubli.
Deux chats en cage hurlent leur peur et leur colère. Leurs miaulements furieux sont vite remisés dans le wagon de tête, silence.
Le train ronronne, je m’assoupis quelques instants avant d’entendre mes propres ronflements. Je me redresse gênée avant de constater une parfaite indifférence de la part de mes voisins. Pour une fois l’indifférence m’arrange. Là, sans crier gare, un sentiment douloureux change de couleur. Il sera bon de m’en souvenir plus tard quand une rechute pointera son nez. Passer outre l’indifférence, là, en cet instant, je sais intimement que quelque chose vient de guérir. Merci, merci.
Sous le vert éclatant du printemps, la sécheresse de l’été s’installe en maîtresse de saison. les arbres dénudés de Buenos-Aires se rappellent subrepticement à moi avant d’être éclipsés par un champ de tournesol en pleine beauté. 
Le ciel fait son triste et roule ses nuages de plomb, promesse de pluie, l’été réclame son eau. Qu’il pleuve donc !


vendredi 15 juillet 2011

Adios Pampa mia


Nous attendons Maria et Juan pour le dernier bisou etg le passage de relais, ils partent dans 2 mois pour 9 mois en Indonésie. Nous ne serons pas à la fête qu'ils organisent ce soir pour récolter 3 sous à investir dans leur viatique asiatique.
Nous aurons rejoins la joyeuse de l'équipage du vol AF, on ne sait même quel numéro ! Qu'il est doux d'être pris en charge par cette équipe avec qui nous avons déjà partagé deux pots équipages (gentiment arrosé) et Alfred deux séances (on est jamais trop prudent !). Hier hier soir au restaurant un jeune Lyonnais, autre GP qui arrive ici pour un an s'est cassé le nez sur les portes de l'ambassade. L'esprit patriotique s'est cependant étrangement réveillé en fin de repas au restau quand les plus jeunes ont entonné le poing sur le cœur une tonitruante marseillaise, applaudie à tout rompre par les convives argentins. Ça m'a arraché une petitie larme, vé ! Faut dire, il m'en faut peu.
Étrange note cependant ce matin, notre fidèle Lumix a disparu, nous comptons sur un acte manqué car pas question de défaire nos trois sacs plein à craquer, sinon …


jeudi 14 juillet 2011

La roue tourne

Nous avons calibré le voyage.
9 mois c'est 9 mois… nos très chers esprits n'ont pas eu à hésiter, à penser le retour.
Depuis déjà quelques jours nous sommes en pilotage automatique, un petit regalo (cadeau) par ci, une despedida (au revoir) par là. Nous sommes prêts.
Nous étions contents de partir, nous sommes contents de rentrer.
La vie est belle.
Nous sommes gourmands de vous revoir et de vous serrer dans nos bras.

dernières cartouches


Merci à nos 5 derniers commentateurs. Ils nous ont permis de vérifier les adages : “Frappe et on t’ouvrira” et “Il suffit de demander”. 


Donc hier soir milonga à Villa Crespo dans un club deportivo. Une milonga est un bal dédié au tango précédé par une leçon de … tango. Le tout se déroule dans des salles plus ou moins vastes où la piste entourée de tables permet d’apprécier les danseurs. Maria-Paula et Juan étaient nos guides et nous voilà comme deux gamins en train d’écouter pieusement un prof qui nous inonde de mots précautionneux sur l’art de poser son pied, de sentir le mouvement de son partenaire, de tenir sa tête etc, etc, résultat c’est l’embrouille mais c’était sympa. 


Dimanche dernier nous étions dans un bal cubain avec leçon de salsa en entrée et ma foi, même si ça tricotait sec, côté passe et repasse sous mon bras, balance à gauche, à droite, c’était moins sérieux. Mais nous apprécions à sa juste valeur la leçon du tango présentée comme métaphore (cruelle) du couple. Alfred ondule comme un chameau (le truc pas recommandé au tango) et moi souple en bas à et raide en haut (pas plus recommandé) ! 


Quand le bal commence, nous arrêtons nos essais saisis par la qualité des danseurs. Nous ne sommes pas dans une milonga de débutants. les couples ont environ la trentaine, ils dansent, habillés normal, jeans, tee-shirts et gentiment débraillés sauf les filles qui chaussent des escarpins aux talons vertigineux. Ils glissent sur la piste, improvisent, chacun dans son style et s’il est certain que tous dansent le tango, aucun ne le fait de la même manière. L’alchimie se fait à deux et se transforme quand les couples se défont et se reforment avec d’autres partenaires. L’écoute et la communion sont au centre de la danse et si l’un vient à manquer, tout s’effondre.


C’était beau et un peu décourageant ! Une belle soirée qui nous a amenés tard dans la nuit et qui nous a laissés flottants ce matin où nous avions rendez-vous avec l’équipage Air-France qui nous ramènera au pays vendredi. La tête dans le sac, nous partageons café et conversation facilitée par la langue commune. Même si ça ne garantit pas une meilleure compréhension, ça en donne l’illusion et surtout c’est hyper confortable.
Par contre pas de photo en rapport, notre batterie étant vide.

mardi 12 juillet 2011

Raccourci






Buenos-Aires II
 Aujourd’hui, nous sommes à 3 jours du départ, le temps s’est adouci, nous nous sommes offert un bel appart-hôtel pour finir en splendeur et nous sommes à nouveau complètement à la bourre pour raconter :
Les longues balades en ville à traquer le tag, le palimpseste, l'affichette.






les retrouvailles avec Fabiana (notre amie de Salvador qui a organisé le stage de kinésiologie d’Alfred à Diogo)
le thé avec ses tantes et sa mère, un pur moment de joie et de félicité au milieu de ces femmes âgées, rayonnantes de vie, de rire, d’espièglerie.





L’asado chez Cécilia et Juan-José, un summum, une messe a été dite ! Méticulosité et générosité. Le secret est dans l’entretien du feu, dans la cuisson lente et dan sle choix de la viande. La crise est passée par là, les gouvernements aux visées courtes aussi. Les grands estancieros ont misé sur le soja, jusqu’à démanteler les troupeaux, sacrifier les vaches-mères et la viande qui reste est destinée à l’exportation : faut bien rembourser la dette… Alors la viande, la nourriture de base depuis toujours, a vu son prix s’envoler pour devenir un luxe. Elle a été remplacée par les hydrates de carbone, la farine, les pâtes, le pain, les patates et ça ce voit sur les silhouettes et le moral du petit peuple.


Le théâtre alternatif avec la pièce drolatique “Dolly Guzmann n’est pas folle”, en voici un extrait :
le tango alternatif avec le très “testostéroné” orchestre Fernando Fierro. Je vous assure 4 bandonéons ensemble ça plante, quelques cordes, un piano et un chanteur-acteur pour les accompagner ça donne envie de gueuler la vie, l’injustice, les amis, les femmes… Bref c’est du tango pur jus. Suivez le lien :
L’incontournable café hyper touristique : The café Tortoni où nous retrouvons Fabiana




Once, le Barbès local où Alfred s’achète une bombacha (le pantalon des gauchos)
Voilà on aurait pu broder, distiller l’ambiance, jouer de la métaphore, glisser vaguement du sens, décrire et sentir… Peut-être y reviendrons-nous plus tard ? 
Ce blog à la fois intime et universel n’a peut-être pas dit ses derniers mots !


Tigre
Puis il y a eu Tigre la banlieue chic au nord de BA, qui s’est développé sur le delta du Parana. Venise latino-américaine, simili bayou, authentique delta, le troisième plus grand au monde.
En cette morte saison sous un froid affreux et un début de coupe d’Amérique du foot où les pays du continent ravivent leur nationalisme, l’ambiance est à la fois calme et agitée. Nous trouvons un hôtel où un jeune nous reconnaît : nous étions ensemble sur le bateau vers Puerto Natales Chili, résultat : une belle chambre avec une belle ristourne. Nous nous installons à Tigre et goûtons à l’ambiance XIXème siècle, teintée du ronronnement des bateaux sur les canaux ; nous naviguons, observons cette vie sur pilotis sans envie, nous visitons le musée d’art contemporain où Milo Lockett y Felipe Giménez, nous donnent envie de créer plus, côté peinture. L’écriture va-t-elle s’enrichir de quelques pinceaux ? Je le pose en intention.
Nous prenons le train de la Costera pour une promenade dominicale qui offre un superbe point de vue panoramique sur Buenos-Aires.
Puis, de Tigre nous naviguons jusqu’à Carmelo en Uruguay avant de rejoindre Montevideo en bus. 




















Montevideo, Minas, Paloma, Punta del Este, Piriapolis, Atlantida, Montevideo
C’est fou tout ce qu’on peut parcourir en deux jours avec une voiture.
C’est la fin et nous nous accordons toutes les frustrations accumulées. 
L’une était de nous sentir libres de suivre la route, la piste, le chemin qui s’offrent à notre regard et à notre désir du moment. Partir à l’heure qui nous va et nous arrêter comme bon nous semble. Bref jouer les "happy fews", les capricieux, les nomades.
Grand bien nous fut accordé puisque nous nous sommes perdus, avons dû moultes fois rebrousser chemin ; nous avons traversé des maquis déserts, des lagunes sauvages peuplées d’oiseaux, observé des troupeaux de chevaux, de vaches, de moutons, tous mélangés, broutant, paissant ensemble ! Nous avons grimpé au sommet d’un phare, enquêté sur tous les pingouins morts trouvés sur les plages, compati à la misère d’un lionceau des mers qui semblait mal en point : pollution et mystère, nous ont répondu les gardes côtes. Nous sommes restés peu à Montevideo, tristounette et grise en cet hiver glacial. 





























Buenos-Aires III
Alors vite nous avons repris un bateau vers le port de Buenos Aires et sa vie truculente et nous voici de retour à la capitale où le temps s’améliore grandement puisque nous retrouvons un petit 20° vers midi ouf ! Nous marchons comme des forcenés, cherchant le dernier petit cadeaux, tâchons de caser les derniers rendez-vous avec Antonio, Maria-Paula, Patricia, Liliana. 
Ce soir milonga après avoir vu Juan Carlos l’ami de Maria Paula au théâtre… Saviez-vous que Buenos-Aires est la ville qui compte le plus de théâtres au monde ? Pas étonnant puisqu’ici tout est drame, comédie et surréalisme.
Après demain arrive Christophe, notre ami qui nous régale de deux billets GP pour rentrer et retrouver les nôtres. L’immigration ne nous a pas tenté. 
Ultime colère, les ambassades du monde recevaient les Français hors territoire une fois par an pour un petit raout de bon goût. Elles rassemblaient ainsi, l'espace de quelques heures, tous les 14 juillet, la communauté française. Hé bien, sachez-le pauvres hères, maintenant, le raout, qui n'a pas perdu de son lustre, n'est par contre ouvert qu'à quelques français d'influence. Fini le grand rassemblement. Maintenant si tu ne comptes pas socialement (mais continue brave français à payer tes impôts pour payer les Ferrero Rocher !) ben t'as plus droit d'aller à l'ambassade une fois par an rencontrer tes congénères. 
Bravo Sarko et son sens merveilleux de la démocratie !