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El Chalten en mire

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Bien sûr, il finit par s’envoler, délaissant la carcasse. Nous retournons à la voiture, lestés d’une moisson d’images. Nous repartons alors que le condor a déjà repris son festin. Juan-Carlos jubile et nous bénit à nouveau car c’est la première fois qu’il a  l’occasion d’approcher des condors. « Pas un mais neuf d’un coup ! » ne cesse-t-il de répéter. Nous longeons un nouveau lac sur lequel flottent de petits icebergs et le mont Chaltén (ou Fitz Roy) coupe en deux notre horizon, c’est chouette. Enfin, le village apparaît, fait de petites maisons en bois disséminées au bord d’une rivière au début d’une large vallée. Même s’il n’a que 25 ans, il est beaucoup plus authentique et pittoresque que El Calafate. Les nouvelles vont vite et nous apprenons que tous les hébergements sont pleins. Nous achetons des pizzas et repartons vers le fond de la vallée par une piste. Juan-Carlos veut nous montrer une cascade. C’est surtout des arbres, joyeux lingas centenaires, ...

Funny Valentine

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Un drame de la vie quotidienne se joue dans la voiture. Sol, l’avant-dernière fille dort, allongée sur la banquette. Valentine, la plus petite, après avoir réclamé et obtenu nos soins, poutous, massages divers et autres câlins, après s’être endormie en travers de nos genoux, a décidé de s’asseoir sur la banquette. Celle où dort Sol. Sûre de son bon droit et de son rang, elle réclame place, s’échine à pousser avec les pieds et, avec force cris, alerte sa mère. Ignorant ce qui se trame, celle-ci se retourne et déloge l’occupante, exigeant qu’elle libère la moitié de la banquette. Face à tant d’injustice, Sol se blottit en boudant dans le creux contre la portière alors que sa sœur triomphante se couche de tout son long après s’être consciencieusement rongé les ongles des pieds. Épilogue  Plus tard, la mère en se retournant voit sa cadette assise par terre, le front contre la portière alors que la Princesse se prélasse. Elle demande à Valentine de laisser une place. Sol refuse…

Bientôt pionniers en Patagonie

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Alfred et Juan-Carlos ont tapé dans la main, nous n'aurions pas été à table, ils auraient craché par terre. Voilà l’affaire : un politique du coin est en train de mettre en place la création d’un nouveau village près de la frontière chilienne. Nous, vieux européens, ça nous semble exotique qu’on puisse créer de nouveaux villages. Les nouvelles cités dortoirs, ça ne nous excite guère. Créer un village en Patagonie, c’est tout un truc. Faut fomenter au sens littéral du mot en espagnol. Donc, un groupe de personnes fomente et décide d’occuper une terre avec l’accord de l’estanciero propriétaire puis progressivement, ça devient une assemblée (j’ai oublié le nom espagnol) qui mérite l’attention de la région qui commence à prévoir qu’une route, l’électricité ou autre confort moderne vaudraient le coup d’être amenés jusque-là. Faut mériter, faut montrer que c’est pérenne et que l’investissement vaut l’os. Faut allier arguments politiques et économiques. Dans le cas présent, il s’ag...

Discours de clôtures

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Un poteau, dix piquets percés qui maintiennent sept fils de fer, un poteau, dix piquets, un poteau, dix piquets… jusqu’à l’infini. Je pense aux hommes qui les ont posés de chaque côté de la route, avec patience, avec détermination, par tous les temps, en cherchant à donner taille humaine à ce pays de superlatifs. Cette frontière artificielle ne vaut que pour les espèces nouvelles : moutons, vaches, chevaux et automobilistes. Malheur au guanaco, au nandou ou à l’Indien qui choisit de la mépriser, une balle ou un pare-choc a tôt fait de lui faire payer son impudence. Ici, on est passant. Les estancias, que seuls des portails fermés annoncent, restent invisibles à l’écart de la route, frileusement repliées sur elles-mêmes. Ici, fini le nomadisme, les immigrants ont  reproduit le modèle européen jusqu’à la démesure. Priorité à la propriété privée. Privée de quoi ? J’ose à peine imaginer la vie solitaire des hommes qui choisirent de dompter cette Nature majuscule, au n...

Rio Gallegos

Un soir, une chanson

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Et voilà, à la place de mettre en ligne nos passionnantes aventures, voici les paroles d'une chanson optimiste que nous sommes en train de chanter en chœur en compagnie de Claudia et Pancho. À écouter sur Internet… pour chanter en pensant à nous devant votre ordinateur. Et cerise sur le gâteau la photo du dessert magnifique confectionné pour la Saint Valentin à Chaiten, là où le volcan fume encore… Llueve sobre mojado Fito Páez Hay una lagrima en el fondo del río de los desesperados, Adán y Eva no se adaptan al frío llueve sobre mojado. Bla, bla, bla, bla, bla, bla, bla, ya no sabe a pecado, bla, bla, bla, bla, bla, bla, bla, llueve sobre mojado. Al asesino de la cola del cine El Padrino Dos le ha decepcionado, Los violadores huyen de los jardines, Llueve sobre mojado. Bla, bla, bla, bla, bla, bla, bla, sueños equivocados, Bla, bla, bla, bla, bla, bla, bla, llueve sobre mojado. Y, después de llover, Un relámpago va deshaciendo la oscuridad con besos, que antes de nacer, ...

Un jour, une photo

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Promis d'ici une paire de jours, on reprend nos publications