El Chalten en mire
Bien sûr, il finit par s’envoler, délaissant la carcasse. Nous retournons à la voiture, lestés d’une moisson d’images. Nous repartons alors que le condor a déjà repris son festin. Juan-Carlos jubile et nous bénit à nouveau car c’est la première fois qu’il a l’occasion d’approcher des condors. « Pas un mais neuf d’un coup ! » ne cesse-t-il de répéter. Nous longeons un nouveau lac sur lequel flottent de petits icebergs et le mont Chaltén (ou Fitz Roy) coupe en deux notre horizon, c’est chouette. Enfin, le village apparaît, fait de petites maisons en bois disséminées au bord d’une rivière au début d’une large vallée. Même s’il n’a que 25 ans, il est beaucoup plus authentique et pittoresque que El Calafate. Les nouvelles vont vite et nous apprenons que tous les hébergements sont pleins. Nous achetons des pizzas et repartons vers le fond de la vallée par une piste. Juan-Carlos veut nous montrer une cascade. C’est surtout des arbres, joyeux lingas centenaires, ...