Jour J - deux mois

Naissance d'une cigale

Me connecter au blog se révèle encore hasardeux, je manque de pratique et je suis tout ému par ces premiers mots qui s'inscrivent sur la page blanche virtuelle.
La décision de partir, après tant d'années de refus, voire d'incompréhension, m'est apparue comme une évidence. Une fois de plus, j'ai ressenti le besoin de sortir de la routine et j'ai voulu le faire en choisissant de quitter Toulouse pour une installation à la campagne. La Vie en a décidé autrement, même si je présents que ce n'est que partie remise.
Le "oui" au voyage a été salué par le frétillement joyeux de toutes mes cellules, de ceux qui ne trompent pas, de ceux qui annoncent une mue. De ceux qui réveillent ensuite les peurs et les doutes.
Nous avons joué avec l'idée, fait moult plans et projets, puis reculé, invoqué des prétextes, des empêchements. Irons-nous en Asie comme le désire Catherine ou bien en Amérique du Sud comme j'en rêve ? Quelle solution pour Antoine ? Comment nous rassurer quant à son comportement et sa capacité à s'auto-gérer ? Etc… Jusqu'à remettre en question. 
Heureusement, le souvenir de ce frétillement est resté vivace et nous a poussés à poser un premier acte fondateur. Nous avons choisi une dead line pour prendre une décision. Au 1er juillet, nous devions savoir et, très vite, acheter nos billets, ce qui fut chose faite. Départ de Toulouse le 17 octobre 2010 à 13h00. Première destination : Bangalore, état du Kamataka, Inde du Sud. L'inconnu total.
Je me disais que partir à la campagne ne me mettait pas vraiment en danger, me voilà servi ! Non que je sois un aventurier dans l'âme ou bien que je craigne pour ma sécurité physique, c'est plutôt le manque d'expérience qui crée le piment et appelle l'adaptation à la nouveauté, à l'acquisition de points de vue différents. Mais trop de piment, ça gâche la saveur.
Ce voyage se met en place sans à-coup, accompagné par des encouragements de la Vie. Le plus bel exemple à ce jour est de taille. Après avoir hésité entre Asie et Amérique, nous avons choisi de cesser de les opposer et de nous affermir dans l'intention de visiter les deux continents. Même si notre budget nous semblait insuffisant, nous voulions croire au Père Noël et aux cadeaux du Destin.
Trois jours plus tard, Christophe, un ami de Catherine, pilote long courrier chez Air France nous annonçait avec bonhomie " en 2011, si vous me prévenez deux mois à l'avance, où que vous soyez, je vous ramène. Il suffit que ce soit une destination desservie par Air France ". De nouveaux noms alimentent désormais nos rêves, tels que Mexico City, Rio de Janeiro, Buenos Aires ou Santiago de Chile. Fou, non ?
Il reste deux mois avant le départ. Nos parents sont prévenus. Je remercie les miens pour leur compréhension et leurs encouragements. 
J'ai parfois l'impression qu'il reste un millier de choses à faire. À d'autres moments, tout me semble quasi en place. Prévenir les assurances, le banquier, vider le garage, nettoyer le patio, faire la place pour Johnny et Christophe les futurs colocataires d'Antoine. 
Avons-nous pensé à tout ?
Je vais être absent de la maison pendant 15 jours en septembre. D'ici-là, j'aimerais avoir avancé dans les préparatifs. Avec çà, les clients qui n'arrêtent pas d'appeler et certains qui programment des séances pour profiter de ma présence jusqu'au dernier moment. La pression monte.
Heureusement, on peut régler bien des choses à distance par internet.
Bangalore… 5 millions d'habitants, des ashrams à foison, des noms qui nous sont donnés, comme Sai Baba, Sri Sri Ravishankar.
C'est quoi un ashram ? Une fumerie de Hasch ? Une fabrique d'avirons taillés par des bûcherons ?
Nous en saurons probablement plus dans deux mois.

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