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Catherine & Alfred

samedi 21 mai 2011

Coco


Je t’ai à l’œil, coco bel œil
Toi mon coco, tu vas voir ce que tu vas voir
Coco, de Chanel, même pour faire la cuisine
Un punch coco en apéro
ou
Une boule de coco au Luco, spécial parigot
ou
Quelques cocos pour un bon plat de fayots
ou 
Un coco en cocotte pour le petit
Sinon
Rococo, un style, un genre
Roco Sifredi, ses noix et son palmier
ou
toutes ces entrées en matière inutiles pour arriver au vrai titre du post qui est :
Comment se ruiner les doigts avec les noix de coco…


Recette
• Caler une machette contre votre cuisse droite ou la gauche si vous êtes canhot@, surd@, gaucher-e. Des 3 mots, étant très concernée, je choisis le portugais, le plus poétique. Si vous ne comprenez pas, cherchez l’usage de l’arobase chez les hispaniques et autres lusitaniens… (qui permet de mêler le masculin et le féminin dans cette vieille nouvelle lettre qui n’est pas une lettre mais un logogramme autrement dit un signe).
En France, il-elle (l’arobe) est à l'origine plutôt masculin-e mais aujourd'hui accepté dans les 2 genres, masculin et féminin (spécial dédicace à degré chien qui sait nous régaler de quelques commentaires soignés et toujours bienvenus).



• Si vous êtes une fille, vous restez à philosopher à bonne distance du cocotier et vous envoyez un homme, un vrai qui sait monter sur le petit tronc annelé qui grimpe fort haut.
Vous vous tenez loin, vibrante d’admiration, l’homme aime ça et faire plaisir à son homme, c’est bien bon (et c’est bien moins cher que du rhum).



video

• Quand les cocos choient brutalement à terre, choisir parmi les noix celles qui donneront de l’eau de celles qui permettront d’obtenir du lait par une savante opération alchimique décrite plus bas. L’homme qui sait grimper au cocotier a généralement l’œil aguerri à ce genre d’élection, faites-lui donc confiance.
• Avant toute improvisation culinaire, boire une eau de coco parce que ça hydrate et que c’est proche d’un sérum physiologique et que même tu peux t’en servir en intraveineuse, dixit wiki. Parfois je me demande si lui aussi ne dit pas des conneries. Et pis c’est bon !


• Donc, vous voici à la tête de deux cocos vertes. 
Une main sur le front, l’autre sous le menton, vous avez l’air con, oubliez donc.


• Libérez vos mains pour saisir la machette (Alfred me coupe-coupe m’affirmant que tout le monde” sait ce qu’est une machette !) (en blonde solidarité j’ai pris une photo) et étêtez afin d’avoir de l’eau, le lait viendra après, là est une des surprises que réserve coco.


Bon, passons aux choses sérieuses.
• Vous voilà devant la noix brune débarrassée de sa gangue verte, prête à recevoir un ultime coup de machette afin de laisser apparaître la chair blanche. Cette chair blanche qu’il faudra à nouveau violenter à grands coups de couteau secs, bien ciblés qui vous rappelleront au souvenir d’Archimède (de son levier et non pas des corps mouillés par tant d’efforts).




• L’opération décollage des chairs blanches achevée, ben, faudra les peler pour les débarrasser d’une ultime peau brune puis en râper un tiers que vous réserverez.  Autre grand moment de prudence pour vos petits doigts délicats qui ont su échapper à tant de dangers. Voilà, c’est fait vous pouvez être fier-e ! Vous voilà devant un tas de mini copeaux d’un beau blanc lumineux. 
• Coupez en petits morceaux le reste de la noix brisée et passez-les au mixer. Puis à l’aide du passoire posée sur un récipient quelconque mais à la taille concordante avec la passoire et de votre petite menotte toujours pas entaillée (félicitations), attrapez une poignée de coco mixé et pressez-le pour en extraire le lait. Waouh, génial, ça marche, du bon lait blanc, épais, sans vraiment de goût mais quand même ! Continuez ainsi à presser coco dans votre paume, les doigts imprimant sur sa chair des pressions fermes et sensuelles laissant le lait couler entre vos doigts et rejoindre la passoire puis le récipient.


• Puis cuisinez, enfin ! au choix un gâteau ou un poulet au curry par exemple (vous pouvez aisément remplacer le poulet par du porc ou des légumes sautés pour les végétariens)
• Découpez le poulet (porc ou légumes) en dés
• Ajoutez un oignon finement ciselé (le truc des brésiliennes : pas besoin de planche pour couper un oignon. Partagez l’oignon en deux dans le sens des rondelles, prenez ce demi-sein en main et martelez-le de petit coups de couteau légers mais appuyés, comme si vous jouiez un petit air de samba et re-découpez dans l’autre sens afin d’obtenir de tous petits carrés d’oignon prêts à fondre dans une lichette d’huile. La classe !). 
• Pour les dents d’ail, démerdez-vous selon vos habitudes, plus c’est fin, plus ça fond et se confond. 
• Jetez le poulet (le porc, les légumes) dans une poêle et faite sauter.
• Baissez le feu et rajoutez oignon, aulx et assaisonnement : sel, poivre et pas mal de curry en poudre (selon votre goût et la qualité du curry en votre possession), perso j’aime bien rajouter un clou de girofle et une graine de cardamome fendue. 
• Continuez un peu la cuisson et versez le lait. 
• Baissez encore le feu et laissez-faire.
• Nettoyez le bordel ambiant (précaution incluse dans la recette, spécial homme).
• 5 mn avant de servir versez le tiers réservé et dégustez avec un riz safrané et une petite salade. 


Succulent et puis avouez, c’est vite fait !
Vous vous en lécherez les doigts


Pas de photo du plat final,
l'obturateur de notre beau Lumix devenant capricieux
Les plus doués pourront s’exercer en dansant
Pour Yannick et Cyril
Pour Yves
Pour Bruno et autres amateurs

3 commentaires:

Jacques a dit…

Nous y voilà enfin ... Du concret ... Une recette ... On peut enfin être proche de vous tout en étant dans notre cuisine ... (Oubliez les recettes à base de crocodile, kynésiopthères, panda etc ... ici on en trouve pas au Leclerc du coin ...

Frédérique a dit…

Ah non, pour moi la Mention Spéciale, elle est vraiment pour la chemise d'Alfred...
bises
F

Catherine et Alfred a dit…

Si ça vous intéresse, pour les chemises on peut faire une commande groupée à mon tailleur de Kuala Lumpur. Je reconnais bien le goût et l'œil sûr de la graphiste, sensible à l'harmonie des couleurs et des formes.
Alfred