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Catherine & Alfred

mardi 20 septembre 2011

Remise de machette


Bien sûr, il y a les remises de peine, les remises de prix, les remises à neuf, les remises en jeu, les remises en cause, les remises en place, les remises en état, les remises tout court, celles où l’on cache son bordel mais rien ne vaut une remise de machette entre poteaux devant une petite coupette.
Une remise en main, une remise en train qui nous remet en tout état de cause, en place, à neuf et en joie devant les amis. 
Une machette toute simple, outil précieux pour dégager le chemin devant soi, pour travailler du coco, pour philosopher devant le fil de la lame sans vague à l’âme. 
Ce soir les ateliers mots recommencent, ce soir nous trousserons quelques manchettes à la machette… Armand, notre chroniqueur gagnant de “9moisoff”, sera là. Gloire à notre commentateur le plus assidu, le plus constant, parfois mis en ballottage avec Eric, Gaël ou Marraine Céline mais qui a su préserver son avance contre vents et marées.

jeudi 8 septembre 2011

Permis I


Ce matin, le temps d’un aller-retour à Casino… 
15 secondes aller, 5 mn d’attention mi PQ mi chagrine, 20 secondes retour, 3 idées passagères.
Le première monte du déflorage rapide d’une enveloppe officielle que j’arrache selon les pointillés et lis en biais “12 points”, ah ! C’est ça ! Je tends l’enveloppe à Alfred et démarre ma virée au Casino (au-à, mon cœur balance, mais l’ambiguïté va de soi, non ?)… Et voilà, de nouvelles idées embarquées qui viennent perturber le cours du récit.
Plouf, plouf, plouf…
Devant le métro, l’analogie surgit, grinçante, vibrante, géante et béante…
Ma fierté teintée d’ironie devant mes 12 points retrouvés s’aligne sur ma vie.
Ma conduite automobile me ressemble, normal, non ? Mais là, d’un coup, l’alignement se fait et ça me rend triste. Je suis comme je suis et pas grand chose ne change.
J’ai beau pousser mon 120 sur le périf, conduire avinée, râler comme un putois du Colorado avant de mordre la ligne blanche pressée de doubler la pauvre mamie hésitante à laquelle je ressemblerai bientôt, ça passe inaperçu. Très rarement un petit 93 km/h vient me faire hurler d’injustice et descend mon capital d’un point que je récupère quelques mois plus tard et voilà; c’est tout. Papa l’État n’y voit que du feu, du flou, du petit, je suis une bonne conductrice, bien sage et tout et tout. Il n’a jamais rien vu et ne verra plus rien, paix à son âme, ni mes abus d’alcool, de cigarettes et petites gouapes, non rien, juste une petite statue blanche à droite de la Vierge, m’a dit un jour ma mère. J’avais 18 ans et je venais de prendre la décision d’avorter et j’étais mal si mal si triste si seule. Mais Papa n’a rien vu n’a rien su et je suis restée la fille qu’on ne remarquait pas. Dans le métro, les copains aux blousons de cuir noir me confiaient goguenards la barrette de teuch. Quand on se faisait contrôler, je sortais vite ma carte d’identité et la tendais tremblante, les yeux mi-implorants mi-effrayés mais le flic ou la fliquette me répondait : “ça ira mademoiselle !” et moi je me demandais si je puais pas le Chanel que je ne portais pas et je baissais les yeux devant le regard mi méprisant mi soulagé des copains aux blousons noirs. Au bout de 3 fois, j’ai refusé la mission et j’ai perdu ma carte d’identité alors je me suis fais refaire un passeport et depuis je n’ai plus de carte d’identité. Et si j’en demandais une maintenant, 30 ans plus tard, la conscience un poil plus en place ? J’aurais la gueule déformée par des vagues métalliques, je serais fichée en bonne et due forme (de toute façon, c’est déjà fait). 
Mais ai-je un jour réellement désiré être remarquée par Papa l’État ? Gentille et défiante, sage et si peu truande. Est-ce ça ? Oui et non mais ce qui est sûr c’est que j’ai désiré être vue par Papa et que ça c’est trop tard. Désir éternel, je vous salue.
À suivre, je suis sûre qu'il y a d'autres moyens plus sympathiques et justes de commencer à se faire remarquer par Papa l'État, en tout bien, tout honneur of course !
Bon, ben je garde mes 2 autres idées de passage pour demain.
Nb : Droite ou gauche, Juju me manque. Tiens, j’ai oublié la troisième. 
À vous la plume et merci, merci pour vos ajouts spontanés…

Quotidien III



Entendre parler de quotidien m'évoque des images de journaux, de ceux qui, comme leur nom l’indique, sortent tous les jours, invariablement et aussi de ceux que tous les matins j’écoute à la radio dans ma salle d’eau.
Ce quotidien-là, nous l’avons fièrement quitté durant neuf mois. Pas de journal, sauf parfois pour en admirer la typographie exotique. Pas de radio, pas de télé sauf exception dûment choisie et programmée.
Le quotidien ne la ramenait pas, battu en brèche par un mouvement toujours différent. Nous exultions, vainqueurs et sûrs de notre capacité à le maîtriser, à lui imposer la loi du plus fort, c’est à dire la nôtre.
Il a bien eu quelques soubresauts, quelques velléités de s’installer en ces rares occasions où nous avons posé nos sacs un peu plus longtemps et nous, magnanimes, l’avons laissé faire, sachant un nouveau départ programmé.
Neuf mois durant lesquels toutes les journées sont différentes, neuf mois passés à utiliser au mieux notre temps, neuf mois et le désir de faire de chaque jour une création nouvelle ; le quotidien n’avait aucune chance, beau joueur, il a capitulé.
Nous sommes rentrés, sûrs de notre victoire. Le débourrage s’était bien passé, nous tenions fermement les rênes, les pieds biens calés dans les étriers et le cul au fond de la selle, le quotidien nous obéissait au doigt et à l’œil.
C’est au moment où nous avons relâché l’attention, un peu las, sans doute, de ce long travail de dressage, qu’il a senti l’écurie. Totalement sourd à nos ordres, indifférent à nos coups d’éperons, il est rentré dare-dare dans son box, a repris ses habitudes et réclamé sa ration comme si rien ne s’était passé.
Totalement désarçonnés, seule notre expérience nous a évité de mordre la poussière. Accrochés au pommeau, secoués comme des pruniers, nous avons laissé passer l’orage en nous félicitant malgré tout d’avoir acquis les réflexes qui nous ont évité la chute.
La gestion du quotidien demande du doigté et manifestement il a besoin d’une place dans notre vie. Il est capable de s’adapter s’il se sent considéré mais vouloir le snober, l’ignorer ou bien le croire mort, c’est bien mal le connaître, c’est même le renforcer.
Peut-être, comme nous tous, a-t-il besoin de respect et de reconnaissance pour se mettre au service de bien plus grand que lui ?

mercredi 7 septembre 2011

Quotidien II

Quitte à lancer la canne…
Autant commencer à caqueter ici

Toulouse, maison de ville, au pied du métro Barrière de Paris, des commerces, écoles, poste… au calme dans petite rue, exposition sud.
125 m2 : cuisine, salon/salle à manger, 3 chambres, 1 bureau, 1 wc, 1 sde, 1 buanderie. Plus un studio ou bureau ou cabinet pour profession indépendante avec une petite salle d’attente et un autre wc, entrée indépendante.
Plus terrasse couverte (13 m2) sur l’avant donnant sur jardinet (60m2), plus patio à l’arrière (12 m2).
393 500€ (agence s’abstenir totalement)


Pour changer de quotidien… 
mais échappe-t-on au quotidien ?
Peut-être pas mais comme le quotidien change au quotidien
heu !
Je sens que je vais tourner en rond…
Alors retournons éclairer la chambre d'Antoine
Et nous tous, faisons tourner comme un bon maté
comme une bonne maison cherchant nouveau propriétaire



mardi 6 septembre 2011

Quotidien


Chipé sur commerces-immarcescibles.blogspot.com
Sur les marchés les prunes abondent, les tomates ont retrouvé leur goût, les poivrons invitent au gaspacho, les mamies sont de sortie sous le soleil matinal, les gosses crient dans la cour de récréation. C’est la rentrée. Alfred a repris ses formations en kinésiologie et rentre de Paris, les clients défilent à nouveau dans la cour et se trompent toujours de sonnette. Je peaufine avec Yves la mise en ligne du Cartao, nom provisoire des Écrits à la carte, le jeu que j'ai inventé pour nous poussé à écrire durant le voyage. 
Je reçois des anges par la Poste et me demande d’où ils viennent. 
Fait notable, je retrouve l’usage des mots français. À notre retour, je les cherchais, ils se dérobaient, je traquais ma mémoire avec méfiance et confiance, je m’amusais de mes confusions, lapsus, trous noirs et pages blanches. Mais ce matin au marché, je me sens de retour, à nouveau familière et à l’aise. 
Le truc, c’est comment retrouver du boulot ? La semaine dernière j’ai tapé sur la toile : femme, 50 ans, emploi, Toulouse… misère, seuls des articles de journaux vantant l’augmentation du chômage chez les femmes de plus de 50 ans se sont ouverts et ça durant 4 pages google. Zéro emploi à l’horizon, zéro aide nouvelle de sieur l’état que je ne demande jamais mais qui me rassure quand même. J’ai fini par sourire devant cette sélection aléatoire (?). À suivre…
Pour le moment, les Ateliers d'écriture reprendront le 20 septembre et ma foi, je continue à faire confiance. 
La question reste entière : 
À quoi sert de coucher son quotidien ? 
Et pourquoi pas ? 
Se consacrer qu’à la poésie de la vie ?