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Catherine & Alfred

jeudi 30 juin 2011

Iguazù, seconde partie



À l’hostel nous prenons nos habitudes, les empanadas d’en face sont délicieuses, le temps s’est stabilisé au beau et la petite fraîcheur automnale nous offre des nuits réparatrices après les moiteurs tropicales. Mon herpès bizarroïde s’est complètement résorbé, y’a pas je suis une fille des climats tempérés même si le régime chaud-froid instillé par Sophie m’a laissé un goût d’y revenez pas. 




En ce jeudi matin, sans avoir à passer une frontière nous voici devant le parque national del Iguazù où une liste tarifaire nous fait grincer. Le gringo paie plus que tout le monde puis vient le tarif mercasur puis argentin puis régional puis local et à chaque fois tu multiplies presque par 2. Nous acceptons de payer plus mais là ça frise le racisme, nous trouvons ça carrément injuste. Nous commentons l’injustice dans la queue et rapidement sans vraiment y réfléchir nous estimons qu’en nous fondant sur le fait qu’Alfred passe pour un local dans n’importe quel pays d’Amérique latine, il va se présenter seul au guichet pendant que j’irais faire un tour plus loin et mektoub.
Je vois arriver 2 mn plus tard mon gaucho fier et souriant tenant dans sa main deux billets au tarif argentin. Il lui aura suffi de deux mots pour plier l’affaire. 
Alfred devant le guichetier : - ¡ Dos !
Le guichetier levant son nez : - ¿ De que region sos ?
Alfred sobre : - ¡ Neuquen ! (ça ne s’invente pas)
Le guichetier silencieux émet les billets et nous voilà argentins pour la journée !


Diego, l’un des deux jeunes hommes qui tient la pousada est mort de rire et n’en croit pas ses oreilles. Il égrainera l’histoire toute la semaine. Ernesto notre premier hôte couch surfeur, nous propose une carte de citoyen d’honneur de Neuquen. Nous raconterons souvent cette anecdote par la suite et c’est fou comme on salue les petites histoires de truande en Argentine ! Plusieurs nous avouerons :”Il n’a pas que nous pour faire ça !”. Hé non !






Toujours la banane aux lèvres nous sommes partis sur les chemins vers la gorge du diable. À nouveau les oiseaux furtifs, les myriades de papillons, la forêt qui bruisse, la rivière Iguazù qui s’étale. Peut-on encore employer le mot rivière devant une telle grandeur ? Hé woui puisque ce n’est pas un fleuve (sic). 
Ici le féminin défie tous les démons : une gorge, une chute, une forêt, une rivière et le diable s’emporte, sans résultat, la Pachamama domine. L’œil s’intrigue devant une brume incongrue sous un ciel limpide puis l’oreille s’étonne devant un grondement sourd, les pas s’accélèrent sur la passerelle en feraille, l’humidité s’intensifie mais la première surprise vient de l’aura dessinée par le soleil sur l’ombre de nos silhouettes qui se reflète sur l’eau. Étrange phénomène qui nous retient et nous évite de nous précipiter comme d’authentiques moutons de Panurge derrière nos congénères impatients. La foule passe, nous continuons notre jeu d’ombre et de lumière en joignant nos auréoles, en dansant devant elles, en nous “photo-kirlianant” en riant puis le calme arrive, ils sont tous dans le brumisateur géant, nous savourons un moment de solitude. 



touristes sous plastique
Pour ne rien perdre de la vue
Même si la saison rend le touriste rare, il en reste. 



Puis c’est là à droite comme un énorme anus blanc et bruyant, la terre se brise, l’eau s’engouffre, l’émotion me saisit, surprenante, mon cœur s’accélère à l’unisson, je me mets à pleurer comme une fontaine. La nature me fait autant d’effet qu’une comédie sentimentale américaine, en progrès !
Place aux photos parce que ça mitraille sec dans le coin, faut dire que ça en bouche un coin et ça décrasse les canaux lacrymaux.













En guise de fin : la main du kinésiologue










mercredi 22 juin 2011

Wanda et ses sirènes



Nous nous sentons parfaitement légitimes d’emprunter à Bashung (paix à son âme) les paroles de Gaby. En effet, Wanda est le nom de la mine à quasi ciel ouvert que nous avons visitée le surlendemain et ses sirènes, les alarmes successives qui nous prévenaient d’une explosion imminente.


Wanda comme le prénom de cette princesse polonaise qui s’était entichée des améthystes violettes arrachées à cette terre rouge. Comme on la comprend.
Une princesse telle une sirène échouée dans ce lieu perdu où quelques jésuites avaient tenté d’incarner une utopique démocratie de Dieu. Elle s’ennuyait la pôvrette, elle était belle… les femmes et ne parlons pas des princesses, étaient rares dans le coin à la fin du XIXème, il lui fut donc facile de se faire couvrir de jolies pierres.


Nous prenons le bus régulier qui mène vers Posada et demandons l’arrêt aux mines de Wanda. En fait, il y a un paquet de mines dans le coin, juste avant celle de Wanda, il y a celle de santa Catalina. La plupart sont privées et beaucoup peuvent se visiter à peu de frais (10 pesos) et bien évidemment elles se tirent la bourre et des rabatteurs de tous poils vous proposent dès la descente du bus une montagne de services. Nous les avons tous écartés et avons emprunté le chemin rouge qui mène vers les mines, à pied. La balade au milieu des plantations de maté, d’aurécarias, des champs où des vaches normandes paissent paisibles et des villages bien pauvres, vaut de se débrouiller tout seuls. 


Des enfants nous arrêtent en route et nous proposent  des améthystes, agates, citrines et autres quartz… pour une bouchée de choripan. C’est tentant mais partout des pancartes demandent de ne pas favoriser le travail des enfants et d’acheter à des adultes et puis les pierres, c’est lourd. Je ronge mon frein car j’avoue j’adore ces pierres-là.


Au bout du chemin, une mine en face, une mine à droite, une mine à gauche. Quelle est la bonne ? Quelle est la mauvaise ? Nous choisissons la plus proche, il est déjà midi et le soleil s’est réveillé après avoir laissé la pluie faire la belle la veille (parfait pour s’offrir une journée à pas faire grand chose à part rester au lit).


Le pied avec ces mines-là, c'est qu’elles sont quasi à ciel ouvert et les claustros de mon genre n’ont aucun flip à redouter, mis à part les explosions qui résonnent dans les tunnels… 



Quel bonheur de voir toutes ses géodes et agates dans leur gangue de basalte qui seront tout doucement extraites par l’homme à petits coups de burin et de marteau, aucune mécanique n’étant encore parvenue à supplanter la patience de l’œuvre d’extraction.


Un jeune guide nous explique le pourquoi du comment :
Il n'y a aucun volcan dans la région mais suite au mouvement d'une plaque tectonique glissant sur une autre (et qui a créé les chutes). Le magma s'est plus ou moins rapidement solidifié au contact de l'air et les poches de gaz qu'il contenait sont restées dans la roche. Ces poches en se refroidissant lentement ont permis grâce aux gaz comprimés, la cristallisation en octogones de quartz, créant les géodes d’améthystes ou de citrine ou de quartz. 




Pour repérer les géodes, ils sondent la roche aux ultrasons puis attaquent la pierre avec des explosifs légers, jamais plus d'un mètre de profondeur. Le reste de l'extraction est manuelle.


L'améthyste, la citrine, le cristal de roche et le quartz rose sont de la même famille et les agates sont en fait des géodes qui se sont refermées. 
Donc, résumons : pour que le terre fabrique des cristaux il lui suffit de coincer la bulle et si le gaz part, ça fait des agates. 
Ça me rappelle que j’aimais les cours de géologie au lycée et je l’écoute comme une ado, les yeux partout, l’oreille tendue, les mains avides, le pas rapide.
J’ai l’impression de me promener dans la caverne d’Ali Baba.
Pas loin, il y aurait des maisons construites avec des pierres mélangeant simple caillasse et pierres semi-précieuses mais étant à pedibus, nous n’auront pas le plaisir de les contempler. 


Ici, on te donne un caillou (càd une améthyste claire, un quartz vaguement rose ou une citrine jaunette) à la moindre occasion et on te parle d’énergie et de guérison à toutes les sauces. On a ainsi amassé une jolie petite collection et nous avons même jeté un gros quartz bien joli dans la rivière Dayman afin d’honorer la Pachamama comme nous l’a prescrit Séb, notre infirmier préféré. Nous voici donc en paix et pleins d’une belle énergie toute minérale.
Voilà pour la journée n°3


PS : Le message de Little Gand Mother transmis par Sébastien :


Un urgent message de Little Grand Mother  : LES CRISTAUX.
Sans avoir besoin de connaître comment ça marche,vous pouvez faire confiance au message qui suit.
Les cristaux, c'est connu, stockent l'intention ou l'information qu'on peut y placer. C'est connu surtout des scientifiques qui ont créé des montres, des ordinateurs et la ''puce'' intelligente.
La Terre Mère change en ce moment. Voyez-la comme une femme qui accouche... très puissante mais aussi dans une grande énergie de perturbation - ou contractions -
> En ces temps extraordinaires, nous devons nous unir, ensemble et avec la Terre pour la soutenir... et pour notre propre devenir collectif. Il est dit partout que plus nous serons dans la Paix, dans l'Amour, la confiance, plus nous aidons la très forte transformation en cours.
> Il nous est demandé, pour nous, de 
nous procurer un cristal. Même petit, ce n'est pas important, mais un vrai cristal et de le porter au cou. C'est le moment de nous reconnecter à notre Mère la Terre.
Un petit morceau de quartz sur un bout de cuir ou toute autre matière naturelle (pas de faux métal!) Il peut être petit. Mettez-le aussi au cou de vos enfants, vos bien-aimé/e/s, de vos proches. La planète a besoin de sentir la présence aimante des humains et du cristal qui est ''chargé''. Que son coeur et son lien avec nous - chacun de nous - soit renouvelé. Voilà le plus important que l'on puisse faire actuellement. Très important.  Faites-le, comme une grande famille et portez-le, jour et nuit. Et il faut le faire maintenant. Rappellez-vous que ce cristal nous relie tous à l'énergie maternelle de notre Planète.

> Avant de la placer autour de votre cou, tenez le cristal dans votre main et priez avec tout votre coeur ( tel que ''prier'' signifie pour vous )
> toute votre bonté, avec le grand Moi qui s'éveille en chacun,. Demandez d'être connectés , toute la race humaine, par le coeur, par le cristal à notre Mère la Terre, à son Amour, ses intentions, et à sa Conscience.  En tout Amour, portez un morceau de son corps - ce cristal- autour de votre cou, de sorte que l'énergie stokée dans les cristaux de toute la Planète vous soit transmise et qu'elle nous unifie.

> S'il vous plaît, 
transmettez l'information à toutes les personnes que vous aimez. Que tous les humains, de toute race, redifusent le message et que nous ne soyons plus qu'un, reliés plus intensément par ce cristal.

> Enfants de la Terre, notre Mère, nous allons nous souvenir dequi nous sommes et enfin nous lever , pour défendre notre mère et nous-mêmes par l'Amour, grâce à l'Amour.
Nous sommes ceux que nous attendions, et le temps est venu de nous unir et de nous ré-unir à la Terre Mère.
> Laissons nos coeurs battre ensemble, comme un seul coeur,
> Un petit cristal clair, voilà ce qu'il nous faut de toute première nécessité.

Quant aux cristaux plus gros que vous possédez peut-être chez vous... Sans le savoir, vous les aviez achetés pour ces temps-ci.
> Il nous est demandé, aussi de manière '' pressante'' de
 les charger d'Amour pour la Terre, de toute notre bienveillance, de notre coeur ouvert et aimant... et de les mettre dans l'eau des cours d'eau autour de vous. Par l'eau, ils informeront vitement et puissamment la Terre de notre Amour, de notre confiance et de notre bienveillance envers elle.
> Simplement prendre le cristal, placez-le sur votre coeur, et envoyez-y tout vore amour pour cette Mère en couches, comme vous le feriez pour votre femme, votre amie, votre soeur qui est entrain d'enfanter. Ressentez votre Amour, votre gentillesse, votre bonté, cet espace en vous si pur, si bienveillant... et projetez ces énergies dans le cristal. Il s'agit d'une pile que vous chargez d'Amour... et croyez que c'est exactement ça!
> Et allez les mettre dans l'eau. Vous saurez toujours qu'ils y sont... et ils vont tout de suite s'activer pour libérer votre amour et bonté dans l'eau .
> Je rêve que nous serons des milliers de personnes à le faire et que toutes les eaux de la Terre seront touchées et.. transformées.
>
 Ensemble, c'est grandiose... quand nous nous séparons des autres, nous ressentons un grand sentiment d'impuisance, mais ensemble, nous accomplissons des miracles. Alors, allons-y !

si vous voulez lire le texte intégral en anglais et voir aussi tous les vidéos de Little Grand Mother : http://littlegrandmother.net/IMPORTANTCRYSTALMESSAGE.aspx:  
>

Nous et les petits oiseaux

Après les chutes, nous sommes allés visiter un parc à oiseaux. Frustrés de ne pouvoir les observer que de loin et furtivement, nous avons sacrifié à la visite du centre de détention pour emplumés.
Le truc sympa, c'est qu'on pouvait entrer dans les volières, étrange expérience.
Post dédié à Véronique Z











Allez viens poupoule…
Ah, tu sais toi