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Catherine & Alfred

samedi 30 avril 2011

Résultat du jeu-concours



Chers amis, bonjour !
Et bien le jour tant attendu des résultats de notre grand jeu est arrivé ! 
C'est avec émotion et sous le regard de l'incorruptible Maître Hounpamettre, huissier de justesse, que nous avons procédé à l'ouverture de l'enveloppe.
Quel suspense, Mesdames et Messieurs !
La réponse était :
"Le lama a la queue relevée alors que la vigogne a la queue baissée"


Et comme en France, tout finit par des chansons, nous avons demandé au plus célèbre de tous les lamas de conclure pour nous ce sympathique jeu de test de connaissances :


Lama Delon,  (cliquer ici)
Il vous remercie

(Cliquez encore)
Perle Lama,
Elle vous remercie
À bientôt pour de nouvelles questions et si c'est pour la culture, on a déjà donné !



lundi 25 avril 2011

Apéritif

En vérité, il est ressuscité et sans EPO
Dimanche de Pâques, nous pédalons comme des dératés après la mise à jour. Demain ou dans les jours à venir, nous mettrons en ligne O'Punopuno (que les amateurs de jeux de mots rigolent , que les consternés se consolent en tapant O'ponopono sur leur console préférée) puis "Fichez-nous La Paz" puis Brazil, here we are.
bises bahianiaises

vendredi 22 avril 2011

Que Pâques soit…


Que celui qui n'a jamais goûté lui jette la première bière
Signé : Maria Magdalena



lundi 18 avril 2011

Quizzaco

Nous ne savons pas ce que vous gagnerez à participer à ce jeu. Nous espérons cependant une forte participation parce que, c'est bien connu, l'important c'est de participer !

Par ailleurs, nous conservons au frigo une bouteille de Proseco que nous aimerions ouvrir pronto pour fêter illico le dix-millième regard porté à 9 mois off.
Patience quand tu nous tiens ! Nous en profitons pour vous remercier de vos commentaires, mails et coups de skipe.
Partir et rester en contact, nomadisme et sédentarisme sont nos mamelles du moment, nous cultivons les opposés en les assemblant et examinons, attentifs, les effets produits.
Intéressant, non ?
Mais trêve de digression, revenons au ludique.

Faites vos jeux parmi les camélidés
Le jeu est simple, Catherine et Alfred ont mélangé leurs photos, sauras-tu les aider à reconnaître :

A - Une vigogne ?
B - Un guanaco ?
C - Un lama ?
D - Un alpaga ?

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C'est par où le Pérou ?


À la sueur de l'asphalte
Un jour, il est temps de partir, alors nous avons repris du désert, nous avons posé nos pieds sur le plat bord du premier étage d’un bus et nous avons avalé de la route. De longues lignes droites, de larges courbes nous ont laissés rêveurs, somnolents, râleurs, spectateurs, bavards, lecteurs, gourmands, assoiffés… voyageurs… lassés, enlacés par tant de kilomètres à dos de goudron. 
Cependant, malgré l’aridité, la monotonie, la bêtise du film censé nous distraire, nous saurons nous régaler de scènes fugaces, cocasses où des indiennes aux chapeaux fleuris viendront animer le bus de leurs rires discrets, préparant leurs danses autour d’un arbre, scrutant le ciel, appelant l’union de la terre et de l’eau. 








Arrêt Kippa
Lentement nous glisserons vers la vieille ville coloniale d'Arequipa, bijou d’architecture, toute de pierres blanches vêtue, souvent recouvertes de couleurs vives où le bleu pastel se dispute avec le rouge sanguin et le jaune terre de Sienne.
Haut lieu de la foi catholique toute puissante, imposant ses dogmes à une population méfiante qui jamais ne comprendra pourquoi une religion qui prône la charité et l’amour peut condamner les sacrifices et vénérer un crucifié. Alors les Jésuites et autres ordres poseront en signe d’alliance une lune et un soleil sur la croix et le Christ n’y apparaîtra plus. 
J’ai un bon souvenir de cette ville qui m’avait enchantée il y a vingt-cinq ans et j’y entraîne Alfred comme si je l’avais quittée hier. Je me souviens des rues, des arrières cours, des couleurs et des odeurs. Je caracole en tête puis m’écroule à nouveau devant une reprise de diarrhée pas piquée des vers. Du coup, je m’enferme, dolente et de mauvaise humeur, dans notre chambre d’hôtel aux normes de confort international sans âme mais avec TV5 en français et un buffet petit déjeuner qui me sert d’unique pitance pour la journée. Alfred en profite pour…, pour…, pour monter à cheval ! Hia !
Je lui laisse donc la plume afin qu’il célèbre l’événement tant attendu.




 






Anibal et Ricky Martin

Après Zingaro où monter à cheval était un (confortable) gagne-pain, j’ai longtemps préféré regarder les chevaux s’ébattre dans un pré plutôt que de leur imposer ma présence sur leur dos. La notion de cheval-loisir me hérissait le poil et j’ai toujours préféré celle d’équitation utile où l’homme et l’animal collaborent dans une action gagnant/gagnant : tu m’aides dans mon travail et je te fournis soins, foin et sécurité.
Alfred et Ricky Martin : Un, dos, tres !
Ce genre de rapport s’est fait rare dans nos contrées, si l’on excepte quelques spectacles, une poignée de gardians et de débardeurs forestiers. Bref, il faut aller loin pour trouver autre chose que des ronds dans des carrières ou du trimbale-touristes. En Mongolie, par exemple, ou bien dans la pampa…
C’est donc dans cet état d’esprit que j’ai rêvé de rencontrer des gauchos et partager leurs journées en triant les bêtes ou en réparant des clôtures.
Mais il y a loin de la croupe au rêve et les estancias, repaires de farouches cavaliers, restent inaccessibles à qui voyage en bus.
Les premiers temps, j’ai snobé les promenades qui proposaient des chevaux exténués et souvent maltraités ou que je trouvais trop chères. L’Argentine est passée et le Chili aussi où nous avons assisté en piétons à la jineteada. En Bolivie, la vie est bien trop dure sur les hauts plateaux, royaume des lamas et autres vigognes.
C’est en flânant autour de la cathédrale d’Arequipa que je remarquai les balades à cheval que proposaient les agences de tourisme. Je fus encouragé par la première qui pour 70 Soles offrait de venir me prendre à mon hôtel, me conduire jusqu’aux chevaux et me ramener après une promenade de 2h30 environ. Ne m’emballant pas pour autant, je prospectai d’autres officines pour finalement revenir à la première. Je pris rendez-vous pour le lendemain, 8h30 dans le hall de l’hôtel.

Anibal & Manolete
J’attendais un mini-bus, arrive une vieille Toyota dont Anibal, le conducteur, s’avère être également le propriétaire des chevaux et mon guide.
Durant le trajet, il m’explique un peu l’histoire de cette ville où le niveau de richesse s’évalue en fonction de l’accès plus ou moins proche à l’eau du Rio Chili qui l’arrose. Il me conduit sur les hauteurs d’un quartier récent et gare sa voiture dans une rue, ouvre un portail et m’invite à entrer dans une petite cour bétonnée au fond de laquelle cohabitent des poules, des canards et des cochons d’Inde en cage. Derrière cette basse-cour, quatre chevaux occupent un minuscule paddock fermé. Deux d’entre eux portent une selle de randonnée.
J’enfile mes mini-chaps, ceux que je trimbale dans leur emballage depuis Toulouse sans jamais m’en être encore servi. Pendant qu’Anibal finit de passer un filet à nos montures. Les rênes sont en cuir brut tressé, presque rigides. Leur extrémité rebique vers le haut, ce qui change considérablement des habitudes de club. Nous sortons dans la rue et nous mettons en selle, lui sur Manolete, moi sur Ricky Martin et nous voilà partis.
Nous traversons des faubourgs, une grande avenue, des travaux de voirie ; il me montre une église dont les murs extérieurs sont couverts d’une pierre volcanique qui a enfermé des plantes fossilisées.
Nos petits chevaux locaux sont attentifs et pleins d’allant, contents de sortir. Lorsque nous les poussons un peu, ils adoptent immédiatement le paso peruano, ils basculent leur poids vers l’arrière, soulèvent l’avant main et moulinent rapidement des antérieurs dans une forme de trot. Il suffit de se caler dans sa selle et de se laisser porter dans cette allure hyper-confortable pour le cavalier. Un pur plaisir.
Anibal me conduit jusqu’à la rivière par une piste qui traverse la campagne. Nous croisons des maraîchers qui bichonnent leurs brocolis, des bergers qui surveillent mollement leur maigre troupeau de moutons. 
Anibal est de ceux qui militent pour la préservation de cette zone verte et agricole que lorgnent les promoteurs. Nous mettons pied à terre au bord du rio. Les eaux sont hautes et la nature est belle. Nous discutons, il m’explique la vie ici, les vicissitudes des différents présidents, le nouveau développement économique. J’apprends que le Pérou, contrairement au Chili par exemple, a pris l’organisation administrative française comme exemple. “Nous sommes vos petits frères, nous avons 50 ans de retard mais nous vous observons afin de prendre ce qui fonctionne et éviter de reproduire vos erreurs”. Je suis heureux d’entre ces mots, moi qui crois que notre modèle occidental, celui que nous avons imposé au monde entier, est à bout de souffle et court droit dans le mur. Je suis intimement persuadé que notre responsabilité actuelle est de trouver la suite, un paradigme nouveau et il est bon de savoir que ces jeunes démocraties nous observent d’un regard critique, que notre exemple n’est pas suivi aveuglément.
Retroussons-nous les manches du cerveau et du cœur et tentons de ne pas les décevoir, il en va de notre avenir à tous. Amen :-) !

Ça mérite bien une seconde photo
La rencontre avec Anibal est un vrai cadeau de la Vie. Il est dans la trentaine et il finit par m’apprendre qu’il est vétérinaire. Il a déjà compris que la multiplication des visites, si elles lui permettent de gagner de l’argent, se font au détriment de sa qualité de vie. Ses chevaux l’ont aidé à sortir d’une phase dépressive et il privilégie son activité touristique. Il a soif d’apprendre et se décrit comme un voleur qui s’approprie les connaissances des personnes qu’il croise. Il est friand de rencontres et l’ostéo animale comme la kinésio ouvrent chez lui d’immenses champs de questionnement.
Il me raconte son désir de voyager, sa première fiancée allemande qui réveilla sa violence et la suivante, une montpelliéraine, qui lui fit découvrir ce qu’est une femme avec de l’éducation et qui l’a dégrossi.
Il me parle de son grand-père, incapable de tuer un animal puis de son père, maquignon sanguinaire et de son taureau de combat “El Vengador”, par lequel viendra la rédemption. 
Le temps passe aussi vite que l’eau du rio. Nous rentrons, heureux de ces instants partagés. 
Je lui offre une bière chez un ami à lui, restaurateur, qui nous invite à un anis.
Anibal me raccompagne ensuite jusqu’à l’hôtel.
Si vous allez un jour à Arequipa, n’hésitez pas à vous faire le cadeau d’une matinée de trimbale touriste chez lui et saluez-le de ma part.


Anibal : (0051-54)345948       pa_enrique@hotmail.com
Péroucoulade
Mais pourquoi tant de luxe ? First parce que nous le valons bien ! et que nous attendons Marie-Andrée et Jean-Marc, nos amis toulousains qui arrivent avec leur parfum de violette et de cassoulet mais aussi La valse lente des tortues, de notre inestimable Ma’am Pancol, héroïne principale de notre feuilleton littéraire, des boules Quies, 10 exemplaires de Découvrez votre nature profonde avec la kinésiologie - L’onto-kinésiologie, d’Alfred Manuel, éd du Souffle d’Or et un foie gras madrilène ! De notre côté nous avons prévu le vin chilien, lou coutel argentin pour madame, le grigri bolivien protège voiture ;-) pour monsieur, les philtres d’amour sans filtre dénichés à Arica lors de nos recherches ésotériques… pour que leurs 25 ans de mariage en fassent 50.
Car ils sont là pour fêter dignement ce bel événement et vivre en direct une boutade lancée sans y penser devant un verre de champagne : “25 ans ! c’est pas le Pérou !” Hé bé si, ça l’est. 
















Hé, comment il va le petit ?




Le rendez-vous est pris devant le couvent Santa Catalina que nous visiterons en bavassant comme des pies, en riant comme des fouaces, en nous régalant de ces instants volés à la morosité de certains jours. C’est bon ! De couloirs en ruelles, nous entrecouperons nos tranches de vie par des commentaires sur la vie des moniales, pas mal ce petit salon de musique ! dis donc, elles avaient toutes une cuisine particulière ? Nous surveillerons la taille de leur lit, nous interrogeant longuement devant un qui nous parait particulièrement large pour une bonne sœur en sainteté. 
Ce couvent construit en 1579 accueillait les cadettes des riches familles espagnoles avec leurs serviteurs et leur dot. Selon les époques, ce couvent de recluses a eu diverses réputations. Certaines mauvaises langues parlèrent de bordel plutôt que de couvent mais pas question de mentionner cela dans l’enceinte, ici tout ne serait que luxe, sans luxure, calme sans volupté. Portant l’atmosphère et l’ambiance se prêtent à un romantisme échevelé et les murs rouge ou bleu pastel invitent à la poésie plus qu’à la prière… mais ce n’est pas à une farouche méfiante de l’église des hommes de digresser sur le sujet. 
Le soir nous déambulerons loin des hôtels de luxe afin de dégoter une gargote, pas terrible mais bien populaire, nous souperons pas fin sans faim. Jean-Marc et Marie sont un peu sonnés par le décalage horaire, moi toujours chiasseuse et Alfred, en fier cavalier, envisage le repos de la bête avec foi et bonheur.
Après moultes hésitations, nous décidons de les suivre le lendemain dans le grand bus quasi-neuf mis à leur disposition pour la modique somme de 70€, je reconnais bien là le Pérou qui fier d’exhiber une corne d’abondance sur son blason, sait parfaitement traiter le touriste comme un billet sur pattes. Nous sommes 18 pour une quarantaine de places, nous y serons à l’aise et poursuivrons nos discussions gourmandes à un rythme bien plus soutenu que celui du bus et du guide réunis. Avec Marie, nous surnommerons nos hommes Carl et Sigmund pendant que nous jouerons les Janine et Josiane commentant Cosmo et Géo. Nous nous ébaudirons devant la beauté de l’Altiplano et monterons jusqu’au Titicaca en mâchonnant des feuilles de coca, tout en admirant les alpagas.  



vendredi 8 avril 2011

À la recherche de l’étoile cachée



Arica, la ville de l’éternel printemps


Située à l’extrême nord du Chili, il n’y ferait jamais moins de 15° et jamais plus de 27°. Arica, une ville improbable qui s’enorgueillit de croître et embellir au milieu d’un désert redoutable. Ici on t’annonce avec le sourire qu’il n’est pas tombé une goutte d’eau pendant plus de 14 ans. Ici l’océan flirte avec le désert sans qu’aucun ne cède une once de son pouvoir. Le désert joue les maîtres absolus, l’océan déploie sa houle pacifique avec force et passion et 200000 hommes vivent là, dans cette ville symbole où Pérou, Bolivie et Chili se sont étripés au XIXème siècle.





Le Chili a gagné, un immense drapeau bleu étoilé, blanc, rouge claque avec arrogance sur la falaise, quelques canons soulignent l’ampleur du haut fait d’armes et un Christ rédempteur bénit le tout. Arica est dorénavant chilienne après avoir été péruvienne, sans jamais passer par la case bolivienne. Adieu accès maritime pour le haut pays andin. Peut-être qu’un jour toutes ces frontières si peu utiles et justifiées s’effaceront au profit d’une libre circulation, je n’ose pas dire à l’européenne, tant le modèle me semble peu réussi mais d’autres alternatives doivent pouvoir exister.





Bleu ciel

Ici le ciel déploie un bleu parfait, presque lassant. Au bout d’une semaine, à la question matinale « Quel temps fait-il aujourd’hui ? », nous frisons l’ennui en répondant comme hier. Le tenancier rajoute goguenard : « Et probablement comme demain… ». Mais nous ne boudons pas notre plaisir et gambadons avec vigueur dans la ville. Adieu souffle court, tête lourde, même notre diarrhée guérit vite à « grandes plâtrées » de fruits de mer géants et de poissons. Parce qu’ici côté bouffe, on s’est vraiment régalé. Nous nous iodons, marchons d’un bon pas, saluant les pélicans en passant. Quand la paresse nous prend, nous nous posons sur un banc, appréciant sans jamais nous lasser le petit air marin. 





Loups de mer et mouettes viennent ravir nos mirettes. Y'a pas, on pète la forme et c’est bon. Les globules rouges ont repris leur rythme de croisière, la rate reprend de la terre, le foie en ce temps printanier s'apaise et calme ses colères, quant aux intestins, leur capacité à l'auto-guérison fulgurante me ravit. Le grêle reprend joie sous le soleil et le gros roucoule de densité retrouvée.
Il flotte paradoxalement quelque chose de facile dans cette grande ville construite sur tant d’ingratitude. Les gens sont nonchalants, souriants, calmes et accueillants. 


Ici pas de hordes touristiques même si Sieur Gustave Eiffel lui-même a laissé sa patte sur la cathédrale et la douane afin que continuent à survivre, unis, le sabre et le goupillon.
Malgré sa réputation de station balnéaire, Arica reste avant tout une zone franche où marchandises en tout genre et surtout made in China, s’échangent dans une multitude d’échoppes regroupées en divers marchés un peu partout dans la ville.






Au jeu de la roulette chilienne

Alfred a pété une roulette de son sac à la Quiaca (frontière Argentine Bolivie). Je profite de l’aparté pour préciser que nos envolées acrimonieuses sur les Argentins ne sont que le reflet d’un état d’esprit du moment et non pas un jugement expéditif sur le peuple argentin aussi divers que varié, comme l’Inde, ses habitants et ses gurus, d’ailleurs ! Faut pas confondre les étoiles filantes avec les satellites !
C’est ainsi que de quincailleries en cordonniers, nous trouverons roulettes et réparateur. Alfred circule maintenant sur 4 roulettes bien solides et joue de l’index pour faire avancer son baluchon, la classe !

Ici est né l’enné. Ésotérique, non ?

Arica, c’est aussi la ville où Oscar Ichazo, un chercheur de vérité formé tout jeune par un groupe Gurdjieff à Buenos Aires, enseigna selon ses propres convictions l’Ennéagramme introduit en France par Mr Gurdjieff dans les années 40.
30 ans plus tard, Ichazo reprend à son compte cette figure sortie d’on ne sait où ! De l’imagination de Gurdjieff ? D’un symbolisme qui se perd dans la nuit des temps ? De confréries soufies ? Nul ne sait et beaucoup échafaudent. Comme tant d’autres j’ai étudié et continue d’étudier cette étoile à 9 branches avec passion (oh ! oh !) et ténacité (ouf) depuis une dizaine d’années. 


Elle m’accompagne dans les ateliers d’écriture pour la gestation de personnages, elle me suit comme un miroir sans les alouettes dans ma vie quotidienne, elle m’éclaire souvent et parfois m’embrouille quand je la traite avec trop grande certitude… Elle est partie intégrante de mes grandes interrogations et ne cesse de m’étonner. Bref, c’est mon joujou à moi, mon talisman, un grigri, un symbole, une figure, un objet hyper sérieux… (ndlr : objet : nom masculin, tout ce qui s’offre à la vue et affecte les sens, signé Robert).
Et me voilà à Arica où tous ceux qui étudient l’ennéagramme selon Ichazo, Naranjo et descendants savent qu’ici a fonctionné une école inspirée par les écoles péripapétitiennes, mâtinée d’ultra modernisme et traversée par des courants aussi divers que variés pendant plusieurs années entre 60 et 70… Une école qui vous fait traverser des déserts et plonger jusqu’à votre Léviathan avant d’en sortir lessivé et parfois rédimé. Arica était vraiment un lieu fait pour elle. J’avais cherché sur Internet et rien trouvé.

L’Arica School étant maintenant sise à New-York et ne m’inspirant rien qui vaille, j’ai compté sur la providence en multipliant les balades et en entrant dans toutes les librairies et autres échoppes curieuses. Rien, wouallou, ni même un souvenir, une idée. Nous avons ainsi dérivé des maçons aux théosophes, croisé des mages, des guérisseurs, des soulageurs d’âme et de portefeuilles, acheté de drôles d’encens afin de fêter les 25 ans de mariage de Marie-Andrée et Jean-Marc que nous devons rejoindre la semaine prochaine à Arequipa, Pérou. Le labyrinthe fut joyeux mais point de fil d’Ariane ni de Minotaure. Nous sommes repartis bredouilles alors d’une main maladroite et rapide j’ai dessiné sur le sable 9 ennéagrammes. 


Le lendemain, le tsusami s’annonçait comme quoi, certains liens n’ont pas lieu d’être (sic). De son côté Alfred soutient mordicus que son baptême dans l’eau Pacifique est directement lié avec le tsunami du lendemain. Donc des liens existeraient ! (voir posts précédents).



Confrérie tout de même

Cependant à Arica, nous avons la grande joie de connaître Jenny, une toute jeune française qui du haut de ses 26 ans a monté un hostal fort sympathique. Nous nous baladions vers l’océan un matin sans idée de manœuvre quand nous avons aperçu un routard dessiné sur un mur. Nous cherchions un gîte pour quelques nuits supplémentaires et nous avons sonné. À l’intérieur un troupeau de français nous attendait et ma foi, on s’est laissé aller à un peu d’ambiance bien de chez nous. Cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas croisé des compatriotes et partagé une bouteille de vin en discutant popote, ça rend léger et volubile. 


J'en profite pour laisser choir La Duras et ses peines communistes au Chili ainsi que La chambre des parfums et le Dieu des petits riens, deux romans écrits par la nouvelle génération d'auteurs originaire d'Indes et vivant aux USA. L'écriture du Dieu des petits rien est tout simplement remarquable. Très beaux romans. Nous gagnons La terre promise, pas encore, de Michaël Sebban ou les pérégrinations d'un prof de philo, amateur de surf et de cigares, tiraillé entre Biarritz, Tel Aviv et Jérusalem. Distrayant et vite lu. Et La batarde d'Istanbul, d'Elif Shataf. Pas encore lu. Deux petits tortues pensionnaires chez Jenny nous annonçaient l'arrivée de la Valse lente des tortues de notre très chère Katherine Pancol qui vont arriver avec Marie-Andrée. Je pense qu'elles vont prendre la tête de lecture !





Voilà, c’était Arica comme quoi, il en faut peu pour changer d’ambiance. Quelques milliers de mètres d’altitude, 1° latitude ouest, un chouia d’océan et encore un désert, compris ou non compris !



Hostal Arica Unite
Vicente Dagnino 117
Tel : (058) 247702
Cel : 09-79148547
Facebook : Arica Unite




Rabiot

Aparté famille, nous on lui a trouvé un air Peris au mec en jaune

Rabiot de bleu
On ne s'en lasse des compteurs latinos
Fashion victim


Paila marina, à voir le tête d'Alfred, les commentaires deviennent superflus
Chupe de mariscos, sorte de soupe au fromage sans choux
mais farcie de fruits de mer. Un régal roboratif.
Touché ostéo sur vertèbre de baleine