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Catherine & Alfred

vendredi 11 mars 2011

Si tu vas à Perito Moreno (air connu)

Je sais, nous aussi nous y sommes perdus.
Francisco « Perito » Moreno (littéralement François « Petit Chien » Brun) était un géographe-explorateur argentin qui consacra sa vie à cartographier la Patagonie. Il découvrit le glacier qui aujourd’hui porte son nom et que nous sommes allés visiter avec Juan-Carlos et sa famille. Vous suivez jusque là ? Alors tenez-vous bien, il existe également une petite ville 400 km plus au Nord qui porte son nom et qui a été source de confusion avant que nous ne comprenions cette subtilité. C’est ça l’Argentine, il n’y a pas assez de personnages célèbres à moins de faire des doublons dans les baptêmes de villes ou de lieux, du coup on choisit des dates, mais je trouve que ça témoigne d’un sérieux manque d’inspiration et de fantaisie. Non ?
J’imagine assez un scketch de Raymond Devos :
-       Vous êtes nés où ?
-       2 8 novembre !
-       Oui mais où ?
-       Je viens de vous le dire : 2 8 novembre
-       etc…

Des pieds et des mains

et des gamins
60 km au Sud de cette ville se trouve la « Cueva de la Manos ». Il s’agit d’une grotte ornée de peintures rupestres essentiellement composées de mains multicolores en pochoir. Elles auraient entre 9 et 10000 ans et sur les photos que nous en avons vues, elles sont comme des salutations de paix envoyées par les Indiens, par delà les millénaires.
Catherine avait même découvert sur le Net l’existence d’une possibilité d’aller les visiter à cheval en suivant le canyon du Rio Pinturas. Nous étions prêts à casser notre tire-lire pour nous offrir cette excursion.
Ayant confié notre désir à Juan-Carlos, ce dernier avait contacté Norman, l’un de ses amis, afin de nous donner des renseignements et autres numéros de téléphone à appeler dès notre arrivée. L’affaire ne semblait pas si simple. Nous étions finalement partis de Rio Gallegos nantis du numéro de l’adjointe du gouverneur de la région, susceptible selon eux de faciliter nos démarches, voire de nous conduire à la fameuse grotte.
Rien que ça…
Par ailleurs, une nouvelle recherche sur le net faisait apparaître deux possibilités de rejoindre la grotte par deux estancias distinctes, mais…
La « estancia Cueva de las Manos », sur le domaine de laquelle est située la grotte, ne proposerait plus d’accès à cheval et la « estancia de los Toldos » aurait changé de propriétaires et aurait pratiquement arrêté toute activité touristique.
Norman, contacté depuis Comodoro Rivadavia nous avait donné le numéro d’un homme qui offre un service de voiture de remise (système de location avec chauffeur) qui, assurait-il, pourrait nous conduire pour un tarif moins élevé que les tour operators du coin. 
Nous débarquons à la gare de bus de Perito Moreno City en fin de matinée par un grand beau temps. C’est plein de monde, plus précisément de touristes à sac à dos. Nous y retrouvons deux voyageuses françaises rencontrées sur lors de notre croisière qui nous expliquent avoir renoncé à visiter la grotte : trop compliqué.
À l’office de tourisme, j’apprends qu’en plus des deux estancias il existe un troisième accès qui conduit directement à l’entrée par la route mais cela représente un trajet de 130 km rien que pour l’aller. Hum !
Comme dans la plupart des offices de tourisme auxquels nous nous sommes adressés, nous obtenons des informations parcellaires et incomplètes. Ces syndicats, décidément, ne font preuve malgré leur nom, d’aucune sorte d’initiative… et dans la série des bonnes nouvelles j’y apprends que les voitures de remise ne sont pas habilitées à accéder à la grotte. Je ressors nanti du flyer d’une agence de voyage qui propose des aller/retour à 190 pesos par personne (près de 40€). Personne ne peut me dire s’il y a des sorties à cheval depuis la première estancia et il n’y a aucune information sur la seconde. Je n’obtiens aucun des numéros de téléphone. Décidé à appeler notre contact sur place, je suis dirigé vers la station-service attenante où se trouve le téléphone, en panne…
L’heure tourne et un bus part sous peu vers le Chili. Nous devons nous décider. Il y aurait un « locutorio » tout proche d’où appeler ou bien se connecter. Je m’y rends en vitesse et le trouve fermé. Bouh !
Pour couronner le tout, en observant mieux les photos de la grotte, nous découvrons que son accès est protégé par une vitre et que les visiteurs n’y entrent pas.
Même si cette précaution nous paraît normale pour ce lieu classé patrimoine mondial de l’humanité, l’accumulation des difficultés nous fait choisir de renoncer. Je monterai à cheval plus tard, Inch’Allah…
Carretera austral, nous voilà !


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