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Catherine & Alfred

lundi 21 février 2011

Week-end Cordillère, cut 2

Nous décollons vers 7h00 dans le micro bus Hyunday 9 places de la famille. Juan-Carlos, Alejandra, Christian, Alma, Sol, Valentina et nous. 


Au bout d’une heure et demie, nous faisons une halte à Esperanza, micro bled à mi-chemin del Calafate pour un complément d’essence. 


Nous avons traversé des immensités semi-désertiques d’une beauté toute patagone et nous y retournons pour une centaine de kilomètres supplémentaire. Au loin à l’Ouest se profile la chaîne de la cordillère et ses sommets enneigés. La météo reste correcte malgré les prévisions pessimistes relevées sur Internet. Vers 10h30, ayant récupéré les clefs, nous filons vers le glacier. La traversée d’El Calafate confirme nos estimations : hôtels, restaurants et boutiques chics pour touristes sur les rives du Lago Argentino.


Petit Chien Brun

Bien sûr, tout est aménagé pour recevoir les nombreux touristes, bien sûr, il faut payer un droit d’entrée élevé (100 pesos/20€ pour les touristes, 15 pesos pour les habitants de la région de Santa Cruz, 45 pesos pour les autres), m’enfin, on en prend plein la vue. Ce glacier est monumental. Il craque, pète, gronde et il nous fait même la faveur du décrochage d’un pan de glace en direct. Les quelques apparitions du soleil mettent en relief les tons bleutés de la glace dans les crevasses qui le rident. Juan-Carlos exulte et  dit à nouveau que nous lui portons chance car malgré de multiples visites, jamais jusqu’ici il n’avait pu filmer une avalanche de glace. 


Scrash
Boum
Hue
Sploutch
Wouah
Catherine, avec notre Lumix, fait de nombreuses photos et j’en fais de même avec le Nikon de Juan-Carlos. Bref, ç’aurait été dommage de le rater, comme en témoignent ces images, bien plus parlantes que les mots.








Nous avons du mal à partir, scotchés à la rambarde, guettant le prochain décrochement. Nous quittons le glacier un peu à regret mais il est temps de manger.







Quelques kilomètres plus bas, dans un bois au bord d’un lac, nous trouvons une aire aménagée avec des tables et des foyers en béton. C’est l’heure de l’asado. Nous constatons un peu inquiets l’absence de grille pour cuire la viande. C’est mal connaître Juan-Carlos. Il va nous préparer un asado colgado. Il enfile les pièces de viande : bœuf et agneau sur des fils de fer dont il relie les extrémités, confectionnant ainsi comme des colliers. Il les passe ensuite autour d’une branche qu’il pose en travers du foyer. Ce dispositif lui permet de régler la hauteur de la viande par rapport au feu. Il nous prépare ses succulentes grillades simplement assaisonnées d’un peu de sel, qui doivent cuire tout doucement. Il règle le feu et va même jusqu’à disposer de petites planchettes de bois en travers des « colliers » pour ramener la viande au même niveau. Dans le même temps, il dépose dans le feu quelques grosses pierres plates sur lesquelles il fait cuire des rognons d’agneau. Il finira par des brochettes de cœur.




Du grand art ! Il le tient de son grand frère et s’est fait un devoir de le transmettre à ses fils. D’ailleurs, c’est Manuel qui a assuré avec brio la partie « feu » de ma paella du jeudi précédent.
Nous repartons repus pour rejoindre notre cabaña en ville. Juan-Carlos a fait jouer ses relations et nous a dégotté une petite maison que loue le cercle de la police. Nous allons d’abord flâner dans la rue principale et sur  l’incontournable marché des artisans puis nous rentrons, nazes. Alejandra ne se sentant pas bien dans l’après-midi, nous avions procédé à un petit équilibrage et contrairement à son habitude, elle va se coucher en début de soirée, laissant à Catherine le soin de préparer le repas. 
Le lendemain matin, malgré la décision de partir tôt, Juan-Carlos éteint son réveil et s’accorde un supplément de sommeil bienvenu.



Le temps s’est mis au beau et nous partons vers 10h00 vers El Chalten.
Pour cela, nous devons rebrousser chemin et contourner le Lago Argentino par le Nord et la Ruta 40 puis repartir vers l’Ouest pour nous enfoncer dans la Cordillère. Une fois de plus, nous traversons des paysages grandioses faits d’immensités désertes qui témoignent de la rudesse et de la sécheresse du climat. Soudain, au milieu de rien, alors que nous somnolons, Juan-Carlos pousse un cri : Les condors !

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