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Catherine & Alfred

lundi 3 janvier 2011

Phi Phi, Peep Peep… Yeah !


Où est Charlie ?


En allant sur cette île, nous franchissons un nouveau cap.
La saison touristique est en plein essor, comme en témoignent les grappes de candidats aux coups de soleil qui débarquent. Les rabatteurs sont au rendez-vous et c’est Catherine qui s’y colle à nouveau pour nous dégotter un petit nid douillet. Ici, terminé les turnes à pas cher, la célébrité crée la demande et les prix s’envolent.

Catherine revient enfin. Elle nous a trouvé un bungalow en dur dans un coin calme près de la mosquée (le Gypsie 1) pour 600 Baths la nuit (Quinze jours auparavant, il était annoncé à 400 Baths par un québécois croisé à Railay). 


Un peu en retrait du centre, on y accède par une rue qui contourne le cœur commerçant et relie les deux plages de Phi Phi Don en passant devant la station d’épuration écologique toute fleurie.
Nous posons nos affaires et décidons d’aller directement au Stones Bar où nous a dit travailler Romain, même si nous ne savons pas s’il est rentré de son escapade en Inde.



Cette première immersion dans les rues commerçantes le confirme, nous avons débarqué sur une île exclusivement tournée vers le tourisme de masse, du moins dans cette partie-là. Le reste de l’île abriterait des complexes de luxe exclusivement réservés à une élite fortunée. Le centre est constitué de magasins, de restaurants, boutiques, restaus, guest-houses, tatoueurs et salons de massages.
Les tenues légères montrent que de nos jours, il est du dernier ringard de ne pas être tatoué. Tant pis, nous assumons notre peau immaculée.
À première vue, tout est plus cher qu’ailleurs et le culte de St Pognon se porte à merveille.


Mais où est le décorateur ?
Malgré tout, la concurrence fait rage et celui qui se donne la peine de courir les promos peut trouver un jour un buffet libre à 99 Baths ici, une pizza à 120 au lieu de 180 là, un cocktail offert entre 21H30 et 21H45 ailleurs. Des vendeurs à la sauvette proposent nourriture et alcools moins chers que dans les bars et même que dans les supérettes.
Il en va de même pour les sorties en bateau, les massages et autres prestations : tout est négociable et souvent les prix baissent lorsque l’on s’éloigne du centre.

Phi-Phi nous dévoile deux visages. Une façade de paillettes, de fête, de luxe parfois et, dès que l’on s’enfonce dans les coulisses, des gravats, des décombres, des baraquements. Ni Railay ni Koh Jum ne nous avaient montré cet aspect. Là-bas, il ne subsiste du tsunami de 2004 que des panneaux bleus indiquant la route à suivre en cas d’alerte. 


À Phi Phi, on croirait que le temps a manqué pour tout évacuer, tant il était urgent de reconstruire une nouvelle station. Pour oublier l’horreur, peut-être ? Les bonnes résolutions interdisant d’ériger des logements trop près des plages exposées n’ont pas résisté aux pots de vins. Comme si la leçon n’avait pas été apprise. Tout est proposé pour s’étourdir dans ce site merveilleux que la nature a su créer. Loisirs nautiques et plages de rêve le jour, fête, musique électro à fond, danse, fire shows, combats de boxe, alcool et drague la nuit. 



Une poignée d’euros ou de dollars donnent accès à tous les plaisirs proposés par des Thaïs souriants et inaccessibles.
La consommation de drogue en Thaïlande est annoncée comme férocement réprimée. À Phi Phi, il est courant qu’un barman vous propose un joint comme dans un coffee-shop d’Amsterdam. Il suffit que le patron soit assez généreux avec les autorités.

Le Stones bar est ouvert 24h/24. Implanté directement sur la plage, il propose des matelas multicolores pour s’allonger sur le sable en sirotant une bière les pieds dans l’eau (120 Baths tout de même). 


C’est l’un des plus courus de l’île grâce à la qualité de son fire show et surtout de sa musique de d’jeuns. Romain n’est pas arrivé. En cette fin d’après-midi, l’ambiance est molle. Les employés fignolent la déco, disposent les lampes à pétroles, réensablent la piste de danse.



Après notre premier massage dans l’île – nous n’avons que l’embarras du choix - il est temps pour nous d’aller dîner. Nous optons pour l’une de ces échoppes familiales qui proposent des soupes, des nouilles ou bien du riz à la mode Thaï et que l’on trouve dans les ruelles excentrées. Une petite vitrine expose les spécialités à emporter et quelques fois à consommer sur place : poulet souvent, porc ou canard parfois. D’un côté, un wok sur un brûleur à gaz pour faire sauter le riz ou les nouilles, de l’autre, une grande marmite où, dans des compartiments séparés, chauffent en permanence trois sortes de bouillons pour les soupes. Quelques légumes, quelques herbes, beaucoup d’épices et de condiments, des œufs, viennent compléter le tableau.

Trois générations s’affairent dans la pièce ouverte sur la rue qui sert de salle au restaurant que nous choisissons. Les enfants jouent ou bien font leurs devoirs, dans un petit lit un bébé attend sa tétée pendant qu’une une mamie regarde la télé. Nous nous installons, alléchés par le canard pendu dans la vitrine.
Pour 60 Baths par personne, nous avons droit à un repas savoureux et copieux, servi avec le sourire. Pas de bière, le patron nous annonce presque en s’excusant qu’ils sont musulmans. Pas grave, le bouillon de canard est sublime et donne un parfum particulier aux nouilles et au riz, produits de base de l’alimentation locale. Nous sommes le 16 décembre, demain, c’est mon anniversaire. Pris d’une inspiration subite, je propose au chef de nous concocter un repas surprise à cette occasion pour 200 Baths par personne. D’abord surpris, il accepte et je paie d’avance pour lui permettre, si nécessaire, d’acheter les ingrédients qu’il choisira. Il nous précise alors que nous pouvons apporter de la bière pour accompagner notre repas, lui ne peut pas nous en vendre.

Nous retournons joyeusement au Stones Bar. À pied, bien sûr, puisqu’il n’y a que des vélos sur Phi Phi. Les marchandises acheminées par bateau sont réparties au moyen de chariots à bras qui transportent indifféremment des ananas, de l’eau, de la glace ou des matériaux de construction, tout comme les bagages des touristes qui arrivent ou repartent.
À Phi Phi, livreur est un métier porteur.

La plage le soir devient le domaine de la fête. L’ambiance monte peu à peu, au rythme des sonos qui se font concurrence et diffusent des tubes éculés des Beatles aussi bien que de la musique electro-dance quasi hypnotique.
Nous sirotons une bière sur le sable puis rentrons nous coucher. Romain n’est toujours pas là.

Le lendemain, c’est ma journée. Catherine m’offre un petit-déjeuner au lit.
Depuis notre terrasse, nous remarquons de l’agitation au pied d’un château d’eau à une centaine de mètres de nous. Curieux, nous nous approchons…

Koh Cui Cui

À l’abri du regard des passants, un groupe de thaïs se livrent à l’une de leurs occupations favorites, un concours de chants d’oiseaux. Devant presque toutes les maisons sont accrochées des cages en forme de boite de panetone qui enferment un oiseau noir et blanc aux joues rouges et à la houppette frimeuse. Il s’agit de Bubuls Orphée ou Merles de Maurice au chant mélodieux.
Ce matin, suspendues à une structure métallique prévue à cet effet, deux rangées de douze cages se sont face. Un premier juge arbitre muni d’un sifflet à roulette, assis sous un parasol donne le signal de début et de fin de chaque round. Il utilise une clepsydre rudimentaire pour chronométrer. Au premier sifflet, il dépose dans un pot à eau transparent une timbale vide et percée dans son fond. L’eau remplit doucement la timbale qui finit par couler. Deuxième coup de sifflet, fin de l’épreuve.
Pendant ce temps, on a retiré la house qui occultait deux cages se faisant face. Les oiseaux sont sensés chanter, encouragés à grands cris par leurs propriétaires, sereins jusqu’alors. Deux juges comptent avec le plus grand sérieux. Probablement certaines trilles particulières ? Ils notent le résultat sur une étiquette pendue à chaque cage.
Cela fonctionne, semble-t-il, sur un principe d’élimination directe, jusqu’à ce que seuls deux oiseaux restent en lice. Nous nous sommes laissés dire que d’importantes sommes d’argent mises en jeu dans ces occasions pouvaient changer de mains.
Désormais, nous regarderons d’un autre œil tous ces champions potentiels susceptibles de changer la vie de leur propriétaire, fièrement exposés devant les maisons.
Nous ne sommes pas les seuls…












Phi Phi et gros minet

L’ Inde nous avait marqués par ses nombreux chiens, gentils et pleins d’amour pour la plupart, même s’ils restaient craintifs et préféraient de loin un peu de nourriture à n’importe quelle caresse. À Hampi, ville exclusivement végétarienne, nous avions même envisagé la question d’une mutation génétique de leur organisme carnivore qui leur permettrait d’y survivre en bonne santé. Un peu comme les pandas.



La Thaïlande est plutôt le pays des chats. À Phi Phi, ils sont partout. Peu farouches, dormant au milieu de la rue, se reproduisant en toute liberté ils bénéficient des bons soins de la population.
Sont-ils chargés de dévorer les oiseaux enroués ?


Phi-Phi Birthday 


Commençant à griller sous un impitoyable soleil matinal, nous décidons d’aller nous baigner. Pour nous rincer, nous resquillons la piscine d’un resort, au risque d’une amende annoncée de 2000 Baths si nous sommes pris. Notre allure de quinquagénaires bien nourris n’éveille pas les soupçons et nous filons sans être inquiétés.
Nous passons nous changer puis allons voir Carine, une française expatriée installée à Phi Phi avec son homme Thaï et leur fils. Ils tiennent une guest-house tout près de la nôtre et à ce titre, vendent des billets de bateau et autres excursions touristiques pour arrondir leurs fins de mois. C’est une copine de Romain. Nous lui achetons deux sorties en snorkeling pour le lendemain à 500 Baths pièce. Une journée complète, quatre îles, matériel et repas inclus. Pas cher.
Nous partons ensuite traîner en ville en prenant quelques photos. Il nous reste encore à choisir notre prochain salon de massage.


Avant
Petit soin préparatoire
Après
Et encore après
Debout sur les tables du Stones Bar
Avant cela, en ce jour de mes 49 ans, j’ai décidé de rajeunir en m’offrant les services d’un barbier et en me faisant raser la barbe que j’ai laissée pousser depuis notre départ. Il s’agit en fait d’une « barbière » qui manie le coupe-chou avec sérieux et dextérité. Grâce à ses bons soins, je retrouve un visage de bébé.
Mon cadeau suivant sera de sacrifier à un petit rituel personnel auquel je me livre lorsque l’occasion se présente. Il s’agit de m’offrir une Guinness à la pression dans les Irsish pubs les plus éloignés de l’Irlande que je rencontre. Je suis fier de pouvoir revendiquer avoir dégusté une pinte à Oulan-Baator par exemple. Phi Phi est également assez exotique.
Le premier pub ne propose que des canettes. Pfffff ! Dans le second, j’ai droit à une bière tirée en trois fois, dans les règles de l’art. Elle me coûtera plus cher que mon repas du soir mais quand on aime, on ne compte pas.
Comme souvent à Phi Phi, notre massage sera un tantinet expédié. Cette fois, ma praticienne gère en même temps l’accueil des nouveaux clients, l’appel de renforts et les sonneries répétées de son portable. L’ambiance habituellement feutrée des instituts vire un peu à la foire mais nous rigolons beaucoup.
Un petit coup de Skype pour tenter de joindre Antoine et mes parents à des heures raisonnables, puis il est temps d’aller dîner.







À notre arrivée au restaurant, la petite famille a tout préparé pour mon dîner d’anniversaire. Soupe épicée à la coco et aux fruits de mer, riz et nouilles au canard et bouillon à volonté. Succulent. Pour le dessert, nous aurons même droit à un petit gâteau transparent à la coco. Après avoir fait honneur à notre repas, nous entamons une promenade digestive pour rejoindre le Stones Bar, Romain nous a laissé un mail nous disant qu’il nous y attend.

Mais qui est Romain ?



Romain, le fils de Régine, ma cousine germaine… je me souviens d’un gamin aux joues rebondies, je retrouve un jeune homme drolatique, taillé comme une ablette et vif comme un gardon, le sourire accroché aux lèvres, la parole rapide, l’œil curieux, l’enthousiasme et la joie chevillées au corps, tout ça pour ne pas laisser s'échapper d’autres réalités plus douloureuses. Sait-on jamais ! 
Ça valait le coup de tourner autour de Phi Phi en attendant son retour. Nous le retrouvons au Stones bar où il anime la soirée en compagnie de ses copains thaïs en jonglant avec le feu.
La différence est nette, Romain danse avec le feu pendant que ses comparses tentent la performance. J’ai toujours préféré la danse à la performance…
Mi-goguenard, mi-attendrissant, il nous affuble de tonitruants Tatie Cathy et Tonton Alf, bon ok, la famille c’est la famille même si ça me fait tout drôle. Nous fêterons ainsi avec joie l’anniversaire d’Alfred

Romain un feu-follet de 26 ans, vif et pétillant. Un petit cousin de Catherine que je n’avais jamais rencontré. Il nous a baptisés Tatie et Tonton et nous accueille chaleureusement.
Nous fêtons dignement avec lui ma soirée d’anniversaire et il nous dédiera le fire show auquel il participe. Il nous initiera à la méthode locale d’arsouillerie, le bucket (et non pas Phuket).
Prenez un seau de plage pour faire des châteaux de sable. Lavez-le soigneusement, jetez la pelle et le râteau. Dans le seau, versez un tiers d’alcool fort, un bon tiers de Red Bull, un tiers de soda et un gros tiers de glaçons. Plantez dedans une ou plusieurs pailles, selon vos intentions et trimballez-vous avec ça toute la soirée. (enfin, tant qu’il reste quelque chose à boire dedans…).
Cette pratique explique mieux les mines décavées des occupants matinaux de chaises longues sur la plage.

Relevailles

Au petit matin, une petite
grenadine et ça repart
Coup de bol, le lendemain matin le temps est à la pluie, ce qui nous permet de décaler d’un jour notre sortie en snorkeling. Nous récupérons.
Nous passons l’après-midi avec Romain. 

En spécialiste du spectacle de rue, il fabrique une boite attrayante pour collecter les pourboires destinés acteurs du fire show. 
Il nous raconte son parcours, ses amours, sa vie en Thaïlande, le tsunami de 2004 qu’il y a vécu avec son frère, ses projets.
Nous le laissons à la préparation de sa soirée et rentrons tôt. À bientôt Romain. Et comme ce jour-là, nous étions le 20 décembre : bon anniversaire Régine.


Une sage citation de Romain qui a sonné à l'oreille d'Alfred
Ici, tu es d’abord un touriste et tu le restes pendant des mois puis doucement tu deviens un étranger et tu gagnes le nom de farang. Là commence l’échange réel.

Recette thaï par Romain
Le poulet à l’enculette

Les ingrédients 
Une bouteille de bière vide de 64 cl, type Chang ou Singal,
Un poulet, vide aussi,
Une boîte en ferraille encore plus vide qui puisse contenir le poulet et la bouteille, 
(Ici les boîtes à gâteaux format familial font très bien l’affaire)

La recette
Remplir la bouteille d’eau de mer
Empaler le poulet dessus (d’où le nom de la recette)
Placer au-dessus d’un feu
Poser la boîte par-dessus
Quand le poulet fait chplomg, c’est prêt
Déguster sur place
Avec une bonne bière, ça va de soi






Snork !

Ce mot m’évoque irrésistiblement le cri de Rank Xerox l’androïde, héros de Liberatore et Tamburini.
Une rapide recherche indique que le verbe to snork s’applique lorsque l’on boit et que le liquide remonte par le nez.
Je commence à comprendre le rapport avec le snorkeling, en bon français la plongée libre avec masque, tuba et palmes.
C’est le grand jour. Départ 10H00, direction Phi Phi Ley, Bambou Island, Maya Bay la fameuse rendue célèbre « beach » par le tournage du film éponyme avec L. Di Caprio.

Intermède créatif à Bambou Island










Mais comment rivaliser avec dame Nature ?
Leçon minérale Avant plongée 
amis dessinateur, sculpteur, accrochez-vous…














C’est vrai, il n’a pas fait très beau mais, du coup, nous n’avons pas pris de coup de soleil. C’est vrai, les bateaux de touristes se succèdent à un rythme soutenu sur les spots de plongée. C’est vrai, parfois l’eau sent le gasoil. C’est vrai, j’ai quelques fois eu la sensation de survoler une garrigue brûlée et couverte de cendres en regardant le fond. N’empêche…




Mon barracuda à moi !

Les fameux nids aux hirondelles, c'est là…
L’eau cristalline aux tons changeants allant de l’indigo eu vert tendre, les poissons aux formes, couleurs et variétés infinies, les murènes, le serpent noir et blanc, tout cela l’emporte pour me laisser un souvenir émerveillé de ces moments passés dans l’eau. Ici, la nature s’est surpassée. Comment en vouloir à tous ceux qui, comme nous, veulent connaître ces petits paradis ? (avec une mention spéciale pour Bambou, îlot de rêve avec ses cocotiers penchés sur le sable blanc)



The Beach !


J’ai du mal à imaginer un récif préservé tel qu’il en existe paraît-il encore et je souhaite pouvoir un jour en explorer un.
Nous rentrons fatigués et heureux.

Nous quittons Phi Phi le lendemain par le dernier ferry après avoir réveillé Romain et tchatché avec lui jusqu’à l’heure du départ.
Il nous paraît tout à fait à sa place sur cette île dédiée à la fête, aux plaisirs et griseries multiples. J’aurais adoré ça à son âge également.
Je prends conscience d’un décalage qui se traduit dans ce blog par un compte-rendu souvent critique de ce que nous montre ce voyage.
Nous ne sommes pas comme ces quadra/quinquas matériellement et socialement établis qui fréquentent les resorts chics et confortables. Nous ne sommes plus comme ces jeunes routards qui viennent chercher un fun exotique et pas cher en Inde ou en Thaïlande. Mais n’est-ce pas le propre du voyage que de nous aider à savoir qui nous sommes ?



Ode finale

T’es belle phi phi avec tes eaux turquoises
T’es belle phi phi perdue près de ta sœur de Leh
T’es belle phi phi avec tes falaises à donner le vertige
T’es belle Phi phi avec ton village labyrinthe
T’es belle phi phi malgré tes hordes de touristes
T’es belle phi phi même après un tsunami
T’es belle phi phi même si tu exploses sous le plastique égaré
T’es belle phi phi même si tu pues le gasoil
T’es belle phi phi avec ta mosquée verte
T’es belle phi phi avec tes blondes à gogo
T’es belle phi phi avec tes varans planqués sous les arbres
T’es belle phi phi avec tes coraux morts et tes poissons d’aquarium
T’es belle phi phi comme une carte postale
T’es belle phi phi sous ton ciel gris
T’es belle phi phi avec tes jeunes décuvant sur la plage
T’es belle phi phi avec tes fire show à gogo
T’es belle phi phi avec tes plages secrètes
Tes belle phi phi avec ta jungle peuplée de cris
T’es belle phi phi et on ne sait pas pourquoi














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