Bienvenue aux visiteurs de ce blog


Petit rappel, la lecture d'un blog se fait à l'envers, facile, non !
Nous sommes toujours friands de commentaires, n'hésitez pas…
Merci de participer à la diffusion de ce blog.
Catherine & Alfred

lundi 19 décembre 2011

Chronique toulousaine

De multiples remarques nous sont parvenues, des rumeurs, des bruits coureurs : un manque de post se ferait sentir parmi notre public de lecteurs.
C'est donc le nombril ronronnant que cent fois sur le clavier nous arrêtons de remettre à plus tard notre ouvrage. Il faut dire que c'est la saison des nouvelles…
Si nous choisissons de nous en tenir à la chronologie, les événements se sont déroulés dans cet ordre :
Nous avons finalement fait la moue à la maison d'Amou
- voir un post précédent - dont le propriétaire avait semble-t-il du mal à se séparer ; 5000 malheureux Euros de trop nous ont décidés à abandonner la Belle sur son mamelon mais à quelque chose malheur est toujours bon et les atermoiements du papy nous ont conduits à découvrir notre futur nid.
Notre maison à Louer





C'est ainsi que le 12 décembre nous avons acheté une maison à Louer (40380) - notez le "L" majuscule. Plus proche de Dax, plus proche de l'océan, plus typiquement Landaise, plus prête à nous accueillir et avec des vendeurs beaucoup plus sympathiques.
Champagne !





Bigarhododendron
Puis, comme certains d'entre vous l'ont su, l'heure de mon demi-siècle a sonné le 17 décembre.
Une journée pain, fromage et vin rouge a vu défiler bon nombre d'amis à la maison, de 12h30 jusqu'au milieu de la nuit. Merci à tous ceux qui m'ont fait l'honneur et le plaisir de passer, ceux qui n'ont pu se déplacer ou qui ont eu une pensée.
Le mot d'ordre de Catherine était clair, les cadeaux les mieux venus seraient des arbres à planter. Un cerisier bigarreau a été intronisé ambassadeur de notre futur verger, accompagné d'un rhododendron en bouton. Pour le reste, un confortable budget de 320€ a été récolté, promesse de cueillettes à venir dont nous ne manquerons pas de vous faire part. Au programme, figuier, vigne, poirier, abricotier, pommier et plus si affinités !
Souhaitons que le Père Noël nous apporte le futur acquéreur de notre maison toulousaine afin de favoriser un départ empreint de fluidité.




Salle temps pour le Stade… 
En attendant, après Motorhead au Zénith et afin de profiter des avantages des lumières de la ville, le Scual nous a proposé hier d'aller supporter le Stade au Stadium. Renonçant à la navette de bus qui promettait une longue attente, nous avons pris le chemin de l'île du Ramier où nous avons réussi à acheter trois places à un vendeur à la sauvette pour nous retrouver dans un virage de supporters. Antoine était avec nous et nous avons pu constater avec intérêt que depuis nos places, il était beaucoup plus facile de suivre le jeu en tournant le dos au terrain et en regardant le grand écran mais la bière était bonne et l'ambiance plus chaude que la météo.
De toutes façons, les toulousains se sont inclinés face aux perfides Harlequins, rien à regretter.
Ici s'arrête cette chronique toulousaine, à vous les studios

Et pour le bonne bouche, je ne résiste pas à publier le superbe texte dont m'a honoré Yves pour fêter mes cinquante étés. Merci mon ami à la si belle plume


Dans les informations ….
Dans les informations 10, 20, 30, 40… 50 
Dans mes informations à moi 
Y’a que du bon. Tout à garder.
Là, maintenant je passe à table : 
Sur la table on voyage, 
Autour de la table on voyage aussi
Autour d’une table on refait le monde … on voyage aussi quoi …
Dans les informations 10, 20 , 30, 40…  50 
Cinquante souvenirs à te raconter : Le plus éloquent, le premier peut-être : te voir brasser l’air en direction de la sortie de ton cabinet pour inviter Michèle à reprendre sa liberté. 
Ça marque. 
Ça me plaît. 
Finalement Alfred, tu es un grand séducteur. 
Dans les informations 10, 20, 30, 40, 50 … 
Merde .. dans 4 mois ils se barrent. .. Dans les informations … va y avoir un manque … Skype will be back. … 
… Pour les poulets rôtis aux amandes et pruneaux, les paellas, l’écoute (ça se mange pas ça), les dégustations de mots, les lectures magnifiques, la voix grave, ou emportée .. il va falloir cultiver la sobriété … ça tombe très bien j’en ai grand besoin. 
Dans les informations, 10, 20, 30, 40…  50  
On continue à conter : prêt, partez … Je le sens bien tout ça ! 
Dans les informations … y’a des formations, du jardinage, de la construction, du bullage, des écrits … des bains de mer, des trucs terre à terre .. des longues balades, des grosses teufs, des bonnes bouffes, de la chaleur, de la  bonne humeur ..
Dans les informations il y a ces arbres, et tout ceux que vous pourrez planter, symboliques ou réels … 
Dans les informations y’a voyage et puis juste à coté y’a ancrage. 
Dans les informations, 10 , 20 , 30 , 40 , 50 … et tout ce qui suit .. dans les informations .. 

dimanche 27 novembre 2011

La télé de Lilou


Comme le Canada dry, ça ressemble à du journalisme classique, ça ressemble à un docu new-age, ça ressemble à une jeune journaliste qui s'est inventé une télé à sa mesure avec les sujets qui lui chantent. 
Si vous prenez 20 mn pour écouter l'interview d'Ana Signoret par Lilou Macé, regardez l'écran au moment du générique jusqu'à son point final.

Merci à celui qui m'a envoyé ce lien.
J'ai passé un bout d'après-midi avec la télé de Lilou et ma foi j'irais bien au Mexique, à Hawaï…
ou vers une rencontre en France afin de faire swinguer l'ambiance béret baguette avec elle et tous les autres co-créateurs qui nous entourent…

http://www.youtube.com/embed/M1qnh4XFVlY
http://www.youtube.com/watch?v=Xfa6YOUFNkM

Et vous, que diriez-vous après :
Le dimanche balançait entre torpeur et…

(Post dédié à Lucile M et à la Lilou de Brigitte)

lundi 21 novembre 2011

Savoir être gourmand et curieux

Que le vert dure ;-)
ok pas terrible mais c'est tout ce qui me vient...
Pour meubler le temps de "la patience" : idées lecture = 
Au-delà des pyramides de D. Kennedy (pocket)
Le retour du voyage en orient de B. Etienne et S. Masaaki (EntreLacs)
La chorale des maîtres bouchers de L. Erdrich (Terre d'Amérique / A Michel)
+ série diffusée sur la BBC : Downton Abbey
... le tout, doigts croisés...
Enjoy :-) 
Marraine Céline


Il était temps de mettre en lumière Marraine Céline qui a hautement remporté le prix Fémina du Commentaire 9moisoff. 
Pour l'instant nous n'arrivons pas à mettre en lumière vos commentaires qui restent cachés au bas du post mais nous aimerions que ça change. Bientôt, nous trouverons le sésame qui permet de les afficher.






Histoire de vocabulaire


Alors que nous rentrions d'un we aveyronnais, la radio martelait un drôle de mot. Pas 1 fois, non, 5 ou 6, le temps de joindre Saint-Martial au viaduc du Viaur puis de dépasser le radar de Fabrègues. En caressant du regard les teintes mordorées des derniers rayons, nous débattons : néologisme, inusité, novo tic journalistic ? Qu'en pensez-vous ? Car au chaud dans le char, le mot "Insincérité" battait son record. Jamais tant vanté ni tant cité.


Insincérité
La question est là, vous laisser avec la recherche du mot trouble ou donner ma p'tite version ? 
Allez, nous sommes pour la recherche, micro-expérimentale mais là, bien carrée, au cœur des ondes.
Un baume de recevoir des commentaires sympas, informés, sincères, étonnés, poétiques et drôla-tic. Que cela perdure.
Quand au sens, objet-sujet du trajet Albi -Toulouse, nous avons fini par le réduire à un seul synonyme : Mensonge…
Et vous, qu'avez-vous en stock ?
L'Insincérité : l'intérieur de la sincérité ? Son contraire ? La face sombre ? Le pile de la sincérité…
Quoiqu'il en soit, sachez-le, d'après les observateurs poli-tic-journalis-tic, l'insincérité guette mais ne soyons pas bêtes, laissons-la aux oubliettes.



dimanche 20 novembre 2011

Weather report



Le temps s'étire comme un chat au réveil. 
Il fait encore beau et je baille aux corneilles.
Je bous de vouloir mettre les bouts
Mon impatience est tabou
Je voudrais signer, pas me résigner
Je persévère à vouloir me mettre au vert
Dans l'attente de changer de toit

Je joue aux cartes avec ma souris
Et comme je suis nul au poker
Je fais des patiences
Synonymes de réussite

Alfred

jeudi 10 novembre 2011

Porter sa voix


Après laboratoires et pharmacies, ma boite à nouvelles virtuelles s'emplit d'infos plus ou moins alarmantes, édifiantes, confiantes, défiantes… complétez la liste des adjectifs en évitant fiente et cliente ;-)
J'en buzze une (agoravox) car on ne se refait pas, un boulot correct côté média  (j'ai pas dit objectif !), ça se souligne.
C'est fou comme je me sens jeune ce matin à manipuler un vocabulaire dit moderne. Et vous comment ça va ?

lundi 7 novembre 2011

Rhume de l'âme


Alors qu'une goutte de Ravintsara nous raviva et ravira

ARTE propose, mardi 8 novembre 2011 à 21 heures 50, le film documentaire Maladies à vendre ou “Comment l'industrie pharmaceutique fabrique des malades à grand renfort de marketing avec la complicité des autorités et des médecins”, réalisé en 2010 par Anne Georget et Mikkel Borch-Jacobsen.
…“D'astucieux stratèges ont aussi fait décoller le marché des antidépresseurs au Japon, où la dépression constituait un état rare, en popularisant le rhume de l'âme”…
Ce matin en ouvrant mes mels, je tombe sur cette info tout en me mouchant et buvant une de mes potions magiques (eau chaude, citron, miel et un mélange de 16 huiles essentielles, savamment composé par notre très cher ami docteur allergique au marketing dominant). 
Ce mélange, fidèle compagnon au spectre large, nous a accompagné durant nos 9 mois off et continue à nous servir de puissant grigri. 
Un grigri qui en appelle un autre : le grand mouchoir aspergé d’essence algérienne… en place d’une montagne de Kleenex et PQ mélangés et dégoulinants… berk, seulement voilà, je n’ai plus de mouchoirs en tissu sous la main, tous enterrés dans un carton au grenier, tous portant mes initiales, souvenir d’une première communion fort lointaine.
Bon, faute d’inspiration, je digresse et cherche le fil du “rhume de l’âme”, ce joli terme inventé par les marketeurs nippons. Help !
(un peu brutale la chute mais lundi matin m’appelle…)


lundi 24 octobre 2011

DONT FORGET…


… WE ARE MOTÖRHEAD AND WE PLAY ROCK N' FUCKIN' ROLL !

Tout est dit …

Nous avions rendez-vous dimanche soir à 19h00, l’heure du thé dansant. Trois bons quadras pour une cure de jouvence accompagnés d’un jeunot de 21 balais pour son éducation et 5000 autres personnes pour remplir un Zénith. Un public plutôt masculin, faut reconnaître. Quelques jeunes chevelus énervés, debout devant la scène, entourés d’un parterre plus calme puis des gradins remplis de fans bedonnants et dégarnis arborants fièrement les t-shirts noirs souvent collectors aux couleurs de l'idole.
- Y’a une première partie ?
- Chais pas, on s’en fout, non ?
Y’en avait une. Cinq d’jeuns énervés. “Salut on est Nowan !
Tels les papys des Muppets je demande à Squal s’il les connaît. Il sait pas. Armand non plus, pas plus qu'Antoine…
C’est un peu long comme intro, faut reconnaître. Un chanteur frisé comme Nicolas Canteloup, des musiques et des textes profonds comme du Noir Dés et engagés comme du Trust. Nous comprenons à la fin qu’il s’agissait de No One Is Innocent.
Vivement l’entracte qu’on aille boire une bière.
Juste le temps de reprendre nos places sous des sirènes d’avant bombardement et…
"One, Two, Three, For !"
On y était.
Un Lemmy en grande forme et en grand uniforme, frais comme un gardon à bientôt 66 balais, Mikkey Dee aux faux airs d’Animal, le batteur des Muppets et Phil Campbell, gratteur héro maison depuis plus de 25 ans : le pied.
Après 30 ans de carrière et 20 albums, on a dit et écrit de tout sur Motörhead mais je crois que le public et les journalistes les ont toujours pris bien plus au sérieux qu’eux-mêmes ne le font.
Ils jouent fort et comme personne leur blues rapide proche du boogie. En vrais pros comme en témoigne le changement de guitare effectué en plein milieu de morceau sans dommage pour la musique. Ils s’amusent à l’image du batteur qui crée une vraie fontaine  jaillissante de baguettes en cours de solo et Lemmy rigole lorsque la foule scande son prénom et qu’il répond un “c'est moi” en français m’évoquant une vielle pub de Coco Channel avant de hurler un “Killed by death” des grands jours suivi d’un “Born to Lose” spécialement dédicacé.
Une heure et demie d’un bonheur assourdissant, un rappel en apothéose qui nous vaut enfin le “Ace of Spades” tant attendu et un “Overkill” du meilleur tonneau. 
Le light show évoque les nuits de Bagdad au plus fort de l’opération “Tempête du Désert” :
Motörhead joue à la guerre et s’amuse bien.
Nous aussi, bastards !
Un clic sur le lien pour un clin d'œil : http://www.youtube.com/watch?v=V4DYZFqFgpo&feature=related
et aussi : http://www.dailymotion.com/video/xl7db_ace-of-spades_music

mercredi 19 octobre 2011

À un détail près

Oups, je me suis trompée de blog. Tant pis, je joue le doublon. Pour les textes produits par cette proposition, faudra attendre un peu et vous rendre sur le blog des Ateliers de la Coquille.
Bien à vous.
Le ciel est gris sur Toulouse, impatients nous espérons une vente rapide de la maison afin de partir dans les Landes où un mamelon attend notre caresse.


 Si la proposition vous inspire, surtout lancez-vous, nous serons ravis d'accueillir vos textes, fragments, poésies, début de roman and so on…

Ateliers de la coquille
Saison 9 - 2011-2012 - n° 3 - 18 octobre 2011
Détails


Chauffe précise (massage et auto-détente)
Par 3, observez celui qui reçoit le massage et choisissez avec soin une partie très précise de sa peau que vous masserez avec une très grande attention et énormément de tendresse. Tourner. Le tout en silence of course.
Vous allez vous baladez dehors, pas trop loin et vous allez choisir un détail, n’importe lequel (laissez-vous attirer, séduire…) et vous l’observez, vous vous en imprégnez puis revenez (10 mn) (vous ne discutez pas entre vous vous restez avec votre détail dans une attitude de flottaison ou d’entomologiste ou les 2… je vous donnerai le top retour).
• 2 petites chauffes écrites de 10 mn autour de ce détail.
• En employant le pronom “il” ou “elle”, vous allez décrire ce détail comme s’il s’agissait d’un très vieux souvenir. 
• En employant le pronom “je”, vous “entrez” dans le détail.  Vous continuez la métamorphose, vous  habitez le détail ou vous êtes le détail. Laissez monter comme d’hab. 
• Vous choisissez maintenant dans la pièce un nouveau détail.  Vous employez maintenant le pronom “Tu”. Vous en faites un complice poétique du premier. Interprétation de la consigne libre…
• Maintenant je vais vous conduire rapidement vers l’immensité…
• Sitôt sorti de ce mini rêve éveillé.  Vous partirez la plume alerte, le verbe haut, le mot vaillant où bon vous semble, porteur des instants qui viennent d’être vécu. 
De l’infiniment grand à l’infiniment petit…
De l’infiniment petit à l'infiniment grand… 
Que tout ceci est vaste et précisément là ce soir pour un temps d’écriture.
• Avant la lecture, à la fin de l’écriture, donnez un titre, un genre…

lundi 17 octobre 2011

Putain, un an !



Un an jour pour jour que nous décollions, épuisés et heureux, de Toulouse d’abord et de Roissy ensuite.
Une aventure de neuf mois.
Une gestation et pas la moindre idée de ce qui verrait le jour à notre retour.
Un départ qui faisait suite à une fausse couche, un projet de changement de vie et d’achat d’une maison qui n’avait pu arriver à terme.
L’idée de recommencer nous a pris au bout de sept mois et demi. C’était en Uruguay au fond d’une chambre utérine entre deux immersions dans les eaux maternantes de la Pachamama. Le désir d’une nouvelle maison, d’une installation à la campagne, d’un retour à la nature et de retrouver un rythme en lien avec les saisons.
Une ferme à Toulouzette nous a fait de l’œil, nous a fait rêver, projeter, planifier. Contrairement à la première, elle n’était pas fière, elle était bonne fille et s’offrait à nous pour un prix raisonnable. Hélas, loin des yeux, loin du cœur, elle n’a pas su nous attendre et elle s’est donnée à un prétendant plus disponible et plus entreprenant, peu de jours avant notre retour.
Ravalant notre déception plutôt que sa façade, nous avons repris notre quête et bientôt une autre belle nous a tapé dans l’œil à son tour.
Bien qu’échaudés nous lui avons fait la cour et après un tango canaille la belle nous est  promise. 
Aujourd’hui nous négocions une séparation à l’amiable d’avec notre nid toulousain. 
Aujourd’hui l’œil d’une visiteuse a brillé, elle s’y est projetée avec toute sa couvée.
Elle revient ce soir, se laissera-t-elle tenter ? 
Comme un clin d’œil de la vie…
Quel beau cadeau d’anniversaire, cela ferait ! 

mardi 11 octobre 2011

Quand tout va bien


Rien n'affleure, ça fleure la tranquillité, le geste sûr, le pas régulier, le corps en silence, la tête itou, le cœur ouvert, le temps coule, les évidences se présentent les unes après les autres, les idées sombres ne font pas long feu même que parfois yen a même pas. Ah qu'il est bon de cultiver les jours comme ça.
Bonne journée à vous tous

vendredi 7 octobre 2011

See you

Depuis hier, je reçois sur ma boite mail différents hommages à Steve Jobs, notamment son fameux discours à la Stanford University. Je me permets de transférer le lien (en anglais) et la traduction proposée par Pascal Perrat.

http://www.entre2lettres.com/2011/10/ladieu-de-steve-jobs-soyez-insatiables-soyez-fous/
http://www.youtube.com/watch?v=x1Z9Ggqr84s 

Je suis une inconditionnelle d'Apple depuis 1987 même si je n'ai pas suivi la vague de l'I-Phone. J'ai failli lâché l'affaire en 1995 mais Steve Jobs est revenu et j'ai continué avec la Pomme. Ma vie n'aurait pas été la même sans cet homme et son génie créatif. Sa façon de penser "à côté" a été un exemple pour moi. Qu'il en soit ici remercié. Paix à son âme.
Même si l'I-Phone est devenu aujourd'hui le symbole de la mondialisation et du consumérisme.

dimanche 2 octobre 2011

Gros plan

L'été tient le rayon haut, l'automne somnole, la rentrée s'étire. Le tirage en ligne du Jeu Cartao se précise, allez donc voir, tentez votre chance et envoyez moi vos textes en passant par "commentaire", j'ai besoin d'essais pour peaufiner la réception et la mise en ligne des textes produits par vous.
Alfred est à Paris, je fais visiter la maison et tourne dans le quartier comme si j'étais en voyage, mon nouveau Lumix en main. J'ai tenu deux mois et demi sans un ange de lumière à portée de main et hier, j'étais heureuse.
Gros plan dans le quartier











mardi 20 septembre 2011

Remise de machette


Bien sûr, il y a les remises de peine, les remises de prix, les remises à neuf, les remises en jeu, les remises en cause, les remises en place, les remises en état, les remises tout court, celles où l’on cache son bordel mais rien ne vaut une remise de machette entre poteaux devant une petite coupette.
Une remise en main, une remise en train qui nous remet en tout état de cause, en place, à neuf et en joie devant les amis. 
Une machette toute simple, outil précieux pour dégager le chemin devant soi, pour travailler du coco, pour philosopher devant le fil de la lame sans vague à l’âme. 
Ce soir les ateliers mots recommencent, ce soir nous trousserons quelques manchettes à la machette… Armand, notre chroniqueur gagnant de “9moisoff”, sera là. Gloire à notre commentateur le plus assidu, le plus constant, parfois mis en ballottage avec Eric, Gaël ou Marraine Céline mais qui a su préserver son avance contre vents et marées.

jeudi 8 septembre 2011

Permis I


Ce matin, le temps d’un aller-retour à Casino… 
15 secondes aller, 5 mn d’attention mi PQ mi chagrine, 20 secondes retour, 3 idées passagères.
Le première monte du déflorage rapide d’une enveloppe officielle que j’arrache selon les pointillés et lis en biais “12 points”, ah ! C’est ça ! Je tends l’enveloppe à Alfred et démarre ma virée au Casino (au-à, mon cœur balance, mais l’ambiguïté va de soi, non ?)… Et voilà, de nouvelles idées embarquées qui viennent perturber le cours du récit.
Plouf, plouf, plouf…
Devant le métro, l’analogie surgit, grinçante, vibrante, géante et béante…
Ma fierté teintée d’ironie devant mes 12 points retrouvés s’aligne sur ma vie.
Ma conduite automobile me ressemble, normal, non ? Mais là, d’un coup, l’alignement se fait et ça me rend triste. Je suis comme je suis et pas grand chose ne change.
J’ai beau pousser mon 120 sur le périf, conduire avinée, râler comme un putois du Colorado avant de mordre la ligne blanche pressée de doubler la pauvre mamie hésitante à laquelle je ressemblerai bientôt, ça passe inaperçu. Très rarement un petit 93 km/h vient me faire hurler d’injustice et descend mon capital d’un point que je récupère quelques mois plus tard et voilà; c’est tout. Papa l’État n’y voit que du feu, du flou, du petit, je suis une bonne conductrice, bien sage et tout et tout. Il n’a jamais rien vu et ne verra plus rien, paix à son âme, ni mes abus d’alcool, de cigarettes et petites gouapes, non rien, juste une petite statue blanche à droite de la Vierge, m’a dit un jour ma mère. J’avais 18 ans et je venais de prendre la décision d’avorter et j’étais mal si mal si triste si seule. Mais Papa n’a rien vu n’a rien su et je suis restée la fille qu’on ne remarquait pas. Dans le métro, les copains aux blousons de cuir noir me confiaient goguenards la barrette de teuch. Quand on se faisait contrôler, je sortais vite ma carte d’identité et la tendais tremblante, les yeux mi-implorants mi-effrayés mais le flic ou la fliquette me répondait : “ça ira mademoiselle !” et moi je me demandais si je puais pas le Chanel que je ne portais pas et je baissais les yeux devant le regard mi méprisant mi soulagé des copains aux blousons noirs. Au bout de 3 fois, j’ai refusé la mission et j’ai perdu ma carte d’identité alors je me suis fais refaire un passeport et depuis je n’ai plus de carte d’identité. Et si j’en demandais une maintenant, 30 ans plus tard, la conscience un poil plus en place ? J’aurais la gueule déformée par des vagues métalliques, je serais fichée en bonne et due forme (de toute façon, c’est déjà fait). 
Mais ai-je un jour réellement désiré être remarquée par Papa l’État ? Gentille et défiante, sage et si peu truande. Est-ce ça ? Oui et non mais ce qui est sûr c’est que j’ai désiré être vue par Papa et que ça c’est trop tard. Désir éternel, je vous salue.
À suivre, je suis sûre qu'il y a d'autres moyens plus sympathiques et justes de commencer à se faire remarquer par Papa l'État, en tout bien, tout honneur of course !
Bon, ben je garde mes 2 autres idées de passage pour demain.
Nb : Droite ou gauche, Juju me manque. Tiens, j’ai oublié la troisième. 
À vous la plume et merci, merci pour vos ajouts spontanés…

Quotidien III



Entendre parler de quotidien m'évoque des images de journaux, de ceux qui, comme leur nom l’indique, sortent tous les jours, invariablement et aussi de ceux que tous les matins j’écoute à la radio dans ma salle d’eau.
Ce quotidien-là, nous l’avons fièrement quitté durant neuf mois. Pas de journal, sauf parfois pour en admirer la typographie exotique. Pas de radio, pas de télé sauf exception dûment choisie et programmée.
Le quotidien ne la ramenait pas, battu en brèche par un mouvement toujours différent. Nous exultions, vainqueurs et sûrs de notre capacité à le maîtriser, à lui imposer la loi du plus fort, c’est à dire la nôtre.
Il a bien eu quelques soubresauts, quelques velléités de s’installer en ces rares occasions où nous avons posé nos sacs un peu plus longtemps et nous, magnanimes, l’avons laissé faire, sachant un nouveau départ programmé.
Neuf mois durant lesquels toutes les journées sont différentes, neuf mois passés à utiliser au mieux notre temps, neuf mois et le désir de faire de chaque jour une création nouvelle ; le quotidien n’avait aucune chance, beau joueur, il a capitulé.
Nous sommes rentrés, sûrs de notre victoire. Le débourrage s’était bien passé, nous tenions fermement les rênes, les pieds biens calés dans les étriers et le cul au fond de la selle, le quotidien nous obéissait au doigt et à l’œil.
C’est au moment où nous avons relâché l’attention, un peu las, sans doute, de ce long travail de dressage, qu’il a senti l’écurie. Totalement sourd à nos ordres, indifférent à nos coups d’éperons, il est rentré dare-dare dans son box, a repris ses habitudes et réclamé sa ration comme si rien ne s’était passé.
Totalement désarçonnés, seule notre expérience nous a évité de mordre la poussière. Accrochés au pommeau, secoués comme des pruniers, nous avons laissé passer l’orage en nous félicitant malgré tout d’avoir acquis les réflexes qui nous ont évité la chute.
La gestion du quotidien demande du doigté et manifestement il a besoin d’une place dans notre vie. Il est capable de s’adapter s’il se sent considéré mais vouloir le snober, l’ignorer ou bien le croire mort, c’est bien mal le connaître, c’est même le renforcer.
Peut-être, comme nous tous, a-t-il besoin de respect et de reconnaissance pour se mettre au service de bien plus grand que lui ?

mercredi 7 septembre 2011

Quotidien II

Quitte à lancer la canne…
Autant commencer à caqueter ici

Toulouse, maison de ville, au pied du métro Barrière de Paris, des commerces, écoles, poste… au calme dans petite rue, exposition sud.
125 m2 : cuisine, salon/salle à manger, 3 chambres, 1 bureau, 1 wc, 1 sde, 1 buanderie. Plus un studio ou bureau ou cabinet pour profession indépendante avec une petite salle d’attente et un autre wc, entrée indépendante.
Plus terrasse couverte (13 m2) sur l’avant donnant sur jardinet (60m2), plus patio à l’arrière (12 m2).
393 500€ (agence s’abstenir totalement)


Pour changer de quotidien… 
mais échappe-t-on au quotidien ?
Peut-être pas mais comme le quotidien change au quotidien
heu !
Je sens que je vais tourner en rond…
Alors retournons éclairer la chambre d'Antoine
Et nous tous, faisons tourner comme un bon maté
comme une bonne maison cherchant nouveau propriétaire



mardi 6 septembre 2011

Quotidien


Chipé sur commerces-immarcescibles.blogspot.com
Sur les marchés les prunes abondent, les tomates ont retrouvé leur goût, les poivrons invitent au gaspacho, les mamies sont de sortie sous le soleil matinal, les gosses crient dans la cour de récréation. C’est la rentrée. Alfred a repris ses formations en kinésiologie et rentre de Paris, les clients défilent à nouveau dans la cour et se trompent toujours de sonnette. Je peaufine avec Yves la mise en ligne du Cartao, nom provisoire des Écrits à la carte, le jeu que j'ai inventé pour nous poussé à écrire durant le voyage. 
Je reçois des anges par la Poste et me demande d’où ils viennent. 
Fait notable, je retrouve l’usage des mots français. À notre retour, je les cherchais, ils se dérobaient, je traquais ma mémoire avec méfiance et confiance, je m’amusais de mes confusions, lapsus, trous noirs et pages blanches. Mais ce matin au marché, je me sens de retour, à nouveau familière et à l’aise. 
Le truc, c’est comment retrouver du boulot ? La semaine dernière j’ai tapé sur la toile : femme, 50 ans, emploi, Toulouse… misère, seuls des articles de journaux vantant l’augmentation du chômage chez les femmes de plus de 50 ans se sont ouverts et ça durant 4 pages google. Zéro emploi à l’horizon, zéro aide nouvelle de sieur l’état que je ne demande jamais mais qui me rassure quand même. J’ai fini par sourire devant cette sélection aléatoire (?). À suivre…
Pour le moment, les Ateliers d'écriture reprendront le 20 septembre et ma foi, je continue à faire confiance. 
La question reste entière : 
À quoi sert de coucher son quotidien ? 
Et pourquoi pas ? 
Se consacrer qu’à la poésie de la vie ?

dimanche 28 août 2011

La petite enveloppe rouge


Nous étions le 16 octobre 2010 et pour fêter notre départ nous avions invité les copains
à partager une paella à midi.
À cette occasion, nous reçûmes quelques cadeaux et, emportés par notre succès, nous préparâmes une seconde paella pour le soir. Yves nous avait même concocté une chanson qu’il chanta avec Maril en s’accompagnant au piano. Bref, une belle fête, digne d’un beau départ.
Ce jour-là, Cathy et Gijs nous prirent à part pour nous remettre une petite enveloppe rouge sur laquelle était écrit “À ouvrir en cas d’urgence”. Après les remerciement d’usage et dans le feu de la fête, nous la fourrâmes au fond d’une poche et ce n’est que bien plus tard, les convives partis, que nous l’ouvrîmes pour découvrir à l’intérieur… deux billets verts de 50$ ! Aussi surpris par le montant que perplexes quant à son futur usage, nous rangeâmes précautionneusement  l’enveloppe rouge au précieux contenu.

Durant les neuf mois qui suivirent, nous pensâmes régulièrement à notre viatique américain sans jamais ressentir cette fameuse urgence pré-requise à son utilisation.
Nous hésitâmes parfois entre une nuitée dans un hôtel de luxe bolivien, un gueuleton au Chili, la location d’une voiture en Patagonie, l’achat d’un cadeau pour les généreux mécènes et plus si affinités mais rien à nos yeux ne justifiait de casser la tire-lire.
Comme vous le savez déjà, fidèles lecteurs, nos pas nous conduisirent au Brésil où nous rencontrâmes -entre autres-  Fabiana, Argentine exilée à Salvador de Bahia. Après notre départ, elle avait prévu d’aller visiter sa famille porteña et nous lui confiâmes un sac bourré d’objets, verroteries et autres bibelots encombrants glanés en chemin afin qu’elle nous en déleste et qu’elle le descende pour nous à Buenos Aires où nous le récupérerions avant de rentrer.



Heureux de notre idée et allégés d’un poids non négligeable, nous courûmes Rio, lézardâmes à Iguazu, bain-mariâmes aux thermes de Dayman puis décidâmes de descendre directement à Buenos-Aires pour y revoir Fabiana.
En cicérone hors pair, dès la première soirée elle nous conduisit au théâtre, nous faisant découvrir “Dolly Guzman no esta loca”. Le lendemain, nous étions invités à prendre le thé chez sa mère, délicieuse vieille dame qui venait de fêter ses quatre fois vingt ans. Ce fut pour nous l’occasion de rencontrer ses tantes, sœurs aînées de sa mère et nous eûmes même le privilège de découvrir le nouveau fiancé de l’une d’elles.
De thé, il fut peu question car à leur grand soulagement nous optâmes pour un maté, à la suite de quoi, les clans se formèrent entre les “dulces” et les “amargos”. Pour accompagner la boisson, la table fut couverte de petits gâteaux auxquels tout le monde fit honneur. À cette occasion, nous fîmes également connaissance de Cecilia, sœur de Fabiana qui nous invita à partager un asado le lendemain, chez elle.
Nous y découvrîmes Juan-José, son compagnon, champion toutes catégories de la grillade qui, sur la terrasse de leur triplex a installé une parrilla à faire verdir de jalousie une bonne partie des restaurateurs de la ville.
Chichulines, morcillas, pechugas, asado de tira, vacio, cordero, chorizos, rien ne manqua même si la fête fut gâchée par la défaite de “River” club mythique qui pour la première fois de son histoire, descend en deuxième division. Affreux ! L’événement provoquera des quasi émeutes dans les quartiers et fera la une des journaux durant des jours…


Heureusement, tout ne fut pas aussi triste puisque parmi les convives se trouvaient Maria-Paola et Juan-Carlos, la fille de Cecilia et son compagnon. Elle étudie l’ethno-musique, il est acteur de théâtre et ils ont moins de cinquante ans à eux deux.
Ils devinrent nos guides culturels, nous conduisant au concert de La Orquesta Tipica Fernando Fiero, fer de lance du tango porteño underground, nous régalant d’une pièce de théâtre digne des Monthy Python dont Juan-Carlos était l’un des talentueux acteurs et c’est avec eux que nous nous essayâmes au b.a. ba du tango dans une milonga qui nous laissa babas et béats d’admiration pour les trentenaires virevoltants qui envahirent la piste dès la fin de notre cours.

Maria-Paola et Juan-Carlos ont un projet  : un voyage d’études de neuf mois en Indonésie.
Maria-Paola et Juan-Carlos ont un  souci : ils n’ont pas bouclé leur budget…
Chaque jour nous suivrons l’évolution de leur histoire. Les anges sont farceurs : un petit boulot qui tombe par ci, un possible coup de pouce à leur dossier de demande de subventions par là. Mais Maria-Paola et Juan-Carlos ne sont pas du genre à rester les deux pieds dans la même espadrille alors ils ont projeté d’organiser une fête avec un bar payant dont les bénéfices iraient à l’achat de leurs billets.
Dommage, c’est pour le 15 au soir, le jour de notre départ.
De notre côté, nous avons récupéré nos affaires mais la question du poids des bagages se pose pour le retour. Christophe, notre ami pilote, nous a proposé de prendre en charge un sac mais tout va-t-il rentrer ? Et puis il y a l’ordi…



En préparant notre voyage, nous avons beaucoup hésité : nous laisserions-nous tenter par l’I-pad, cher et pas forcément adapté ? Opterions-nous pour deux note-books, légers mais trop Windows ? Finalement, nous avons choisi de partir, moi avec mon I-book G4 14”, lourd mais fiable et confortable, Catherine avec son I-book G3 12”, capricieux et antédiluvien. C’est sur ce dernier que j’ai écrit la première partie de mon roman, grâces lui soient rendues, surtout que lui, c’est l’âme qu’il a rendue… Juste après que j’aie mis un point final à mon chapitre 10, celui qui clôture la première partie. Dix jours avant le retour il s’est ouvert un matin puis il a commencé à neiger sur l’écran, puis plus rien. Heureusement, j’avais fait des sauvegardes !
Notre fidèle compagnon s’étant transformé en poids mort, il allait rester en Argentine et l’idée nous est venue de l’offrir aux tourtereaux comme un possible accessoire de théâtre.
Difficile de décrire leur réaction face à ce cadeau. “Vous n’imaginez pas la valeur inestimable que cet ordinateur représente pour nous !” disaient-ils, émus aux larmes. “Ce n’est qu’un objet sans valeur, absolument pas fiable” les tempérions-nous. “Jamais de la vie ! Nous avons un ami qui va nous le réparer, c’est extraordinaire
Comme quoi, il en faut parfois peu pour faire plaisir…
Surtout qu’une autre idée s’était fait jour dans nos esprits sur le départ. Aussitôt pensé, aussitôt réalisé, nous ajoutâmes à l’ordinateur la petite enveloppe rouge en racontant son histoire.
Nous parlâmes de notre fête de départ, du cadeau de Cathy et Gijs, de notre carence d’urgence, de l’enveloppe rouge toujours vierge et il nous semblait que notre viatique américain pouvait se transformer incontinent en viatique indonésien à l’attention de nos deux amis. L’enveloppe changea de mains et ses récipiendaires, de joie, en prirent la couleur.
Nous posâmes pourtant une condition, celle de recevoir régulièrement des nouvelles du voyage de neuf mois à Bali. Condition, on s’en doute, acceptée de grand cœur.
Pris de scrupules, nous posâmes une seconde condition, celle d’un échange et nous demandâmes à Maria-Paola et Juan-Carlos de nous graver une sélection de musique argentine à offrir à Cathy et Gijs, les généreux mécènes malgré eux.



Le 18 août 2011, nous avons eu le plaisir de raconter cette histoire au Fanfaron lors d’une soirée mémorable émaillée de rencontres et de bonnes nouvelles et à cette occasion, nous avons eu la joie de remettre une clé USB lestée de 2,56Go de tango, rap, rock et autres chansonnettes made in Argentina à Cathy et Gijs, nos hôtes ébahis, devenus sans s'en douter les parrains d’un voyage à Bali par la magie d’une petite enveloppe rouge.

PS : L’histoire de l’enveloppe rouge ne se termine pas ici, une longue vie lui est même  promise car Maria-Paola et Juan-Carlos l’ont assuré “Même si nous l’utilisons aujourd’hui, nous promettons de la garnir à nouveau et de l’offrir un jour à d’autres porteurs de projets de voyage !

(à suivre, donc… )


Et pour patienter, un peu de musique : Kevin Johansen - Logo - 2007




en attendant d'aller dîner  au Fanfaron


dimanche 21 août 2011

Foc

Feigoëllette, mot valise
Cette valise si difficile à défaire
Celle que personne n'a envie de se faire non-plus



Feigoëllette, des haricots multicolores
Voguant toutes voiles dehors
Sur la route des Indes et des épices,
Des esclaves et des conquérants


L'orage gronde en ces soirées caniculaires
Tonnerre et bourrasques, électricité dans l'air
Le navire tangue, comme déboussolé


Le mal de mer nous guète 
Le remède est connu : se caler l'estomac
Une bonne feigoëllette
Quoi de mieux pour cela ?

samedi 20 août 2011

Feigoëllette



Prenez un samedi caniculaire du mois d’août
Ajoutez une ou deux dents de mauvais poil
Pimentez de travaux pour le beau et le goût
Engueulez-vous avec votre très chère moitié
Obéissez à son désir feigoadesque
Arpentez Leclerc à la recherche d’ingrédients
Notez l’absence d’oreilles, queues et pieds de cochons
Pensez à renoncer et savourez la joie
Louchez côté poissons ou grillades estivales
Balancez entre renoncement et tête dure
Choisissez la tête de lard et passez en caisse
Tentez votre chance dans le Casino voisin
Mauvaise pioche, faute de porc tournez-vous vers la vache
Plats de côte et os à moelle feront bien l’affaire
Heureux vous vous dirigez vers les haricots 
Noirs et rouges absents, seuls les blancs vous font de l’œil
En transe vous inventez vite un nouveau plat  
la feigoëllette, savant mélange culinaire
Un peu cassoulet et un peu feigoada
Elle réunit blancs et rouges, oignons vieux et aulx
Porc et vache, se marient sous une pluie d’épices
Cumin, curcuma, piment, cinq baies et curry
Seront servis ce soir, arrosés de quelques verres

mardi 2 août 2011

Retour gagnant


Longtemps que plus rien écrit…
L’ étonnante impression d’être rentrés de 15 jours de congés. Troublant.
Le quotidien que nous avions laissé ici tente de nous happer, de nous reprendre dans ses (in)confortables filets. Nous avons observé comment les habitudes sont vite réveillées par les environnements familiers et nous tentons de résister au chant de ces Sirènes. Surtout ne pas replonger, continuer à surfer sous peine de s’engluer.
Heureusement, c’est le mois d’août, le mois des vacances, du farniente collectif ; la pression est un peu relâchée et nous pouvons prendre du temps pour notre atterrissage. Et puis les souvenirs sont là, les images remontent, les anecdotes font des bulles. Pas question de les laisser dépérir, elles nous donnent leur force, nous rappellent d’autres réalités, d’autres cieux, d’autres sourires.
Neuf mois, le temps de la gestation d’un inconnu qui va voir le jour.
Aujourd’hui, nous vivons les contractions d’un accouchement préparé depuis longtemps. Notre nouvelle vie semble pointer sa tête dans un monde nouveau, dans un nouveau berceau, une vieille ferme chalossaise où continuer notre voyage sur un rythme assagi, plus près de la nature.
Nous voulons notre bout d’horizon, nos moutons, nos saisons et nos salaisons mais chutt… ne l’effrayons pas, demandons aux anges de veiller sur cette naissance et d’éloigner les esprits chagrins, chatouilleurs de peurs et pétrificateurs.



lundi 25 juillet 2011

Six petits vers de terre


La ligne d’horizon est là
Droite devant moi
Un pas, un autre
Garder l’équilibre
Prendre soin
Et avancer loin

Le ciel pleure, mon ordi refuse de me restituer les photos du voyage, le Lumix me manque, alors je parcours la toile et découvre des pépites


Photo chipée sur coumarine.blogspot.com/

samedi 23 juillet 2011

Le livre et l'ordinateur

Et si nous arrêtions d'opposer les technologies ?
Petit exercice simple :
Chaque fois que nous utilisons la conjonction de coordination "ou", pensons à la remplacer par "et".
Et, et, et…
Contemplons les perspectives.
Lien reçu ce matin
http://www.youtube.com/watch?v=Q_uaI28LGJk&feature=related
Perso : le livre et l'ordinateur sont deux mamelles auxquelles j'aime m'abreuver.


mardi 19 juillet 2011

SNCF

Deprofundis pour nous
enfer et damnation pour le voleur
Adieu Lumix
Notre cher ange de lumière
notre seconde vue durant ce voyage
dérobé à Buenos-Aires le dernier jour à l'hôtel
que le voleur sache notre peine


Bonjour nature disciplinée,
Adieu quadrilatères des villes sud-américaines
Au revoir Immensité
Retour vers les maisons sages
Bonjour l’été et ses pluies froides
Adieu l’hiver et sa douceur humide
Bonjour ma langue et mon impatience
Adieu temps de réflexion avant toute expression
Non, non, pas adieu…


Le train traînasse entre Châteauroux et Vierzon
Le vendeur de sandwich distille sa mauvaise humeur
Pas question d’accepter les dollars du voyageur,
Ici c’est l’Euro monsieur !
Ses problèmes de monnaie envahissent l’espace sonore
L’inconfort d’entendre et de comprendre les petites exigences de chacun, surprend ma pensée flottante
Les vieux tremblent en demandant de l’aide pour ouvrir une canette 
Le tiroir de la machine roulante, gardienne du café et autres gâteries, claque au geste mauvais du vendeur. Il s’éloigne, le calme revient…

En ce 18 juillet, la Sncf a sorti ses vieux wagons tagués et vend ses premières classes à un prix intéressant sur Internet. Les acheteurs se contemplent. La ceinture Hermès regarde songeuse le sac bolivien. Le sourire des propriétaires annonce un désir. L’échange s’arrête brutalement comme si le regard de la ceinture Hermès ne pouvait franchir l’abîme suscité par cette invite muette. Les regards se troublent. La ceinture Hermès retourne à son Gallimard. Le sac bolivien à son Point débarqué de l’avion. Oubli.
Deux chats en cage hurlent leur peur et leur colère. Leurs miaulements furieux sont vite remisés dans le wagon de tête, silence.
Le train ronronne, je m’assoupis quelques instants avant d’entendre mes propres ronflements. Je me redresse gênée avant de constater une parfaite indifférence de la part de mes voisins. Pour une fois l’indifférence m’arrange. Là, sans crier gare, un sentiment douloureux change de couleur. Il sera bon de m’en souvenir plus tard quand une rechute pointera son nez. Passer outre l’indifférence, là, en cet instant, je sais intimement que quelque chose vient de guérir. Merci, merci.
Sous le vert éclatant du printemps, la sécheresse de l’été s’installe en maîtresse de saison. les arbres dénudés de Buenos-Aires se rappellent subrepticement à moi avant d’être éclipsés par un champ de tournesol en pleine beauté. 
Le ciel fait son triste et roule ses nuages de plomb, promesse de pluie, l’été réclame son eau. Qu’il pleuve donc !