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Catherine & Alfred

mercredi 27 octobre 2010

épisode 1 Bangalore - Hampi - Agonda

20/10/2010
Le HAMPI Express vient de démarrer avec quelques minutes de retard. Il est 21H06.
Nous sommes installés dans les couchettes du haut d’un compartiment “sleeper”.
Deux énormes ventilateurs brassent l’air aux relents prononcés d’urine. La réservation de Catherine a fonctionné sans problème mais, pas de bol, nous sommes à côté des gogues…
Nous quittons Bangalore, ville de transition entre l’occident et l’Inde.
Nous nous sommes reposés, nous avons surfé sur le net, parlé à Jean-Didier par Skype.
Nous avons visité le quartier des magasins branchés, nous avons expérimenté les rickshaws, la nourriture des gargotes et d’un bon restaurant de 60 à 540 roupies pour deux, soit de 1 à 10€ pour deux.
Nous prenons doucement pied dans le voyage.
Les Hindous sont souriants, aimables, serviables, même s’il font uniquement ce qu’ils ont décidé. Ils sont beaux, curieux et leurs femmes très jolies.
Ici, il n’y a pas plus de mendiants qu’ailleurs. Pas vu une seule vache en ville, seulement des chiens ensommeillés.
Nous avons visité Liberty Park, l’ancienne prison transformée en espace vert et culturel. Ça fait encore froid dans le dos…
Nous sommes allés au cinéma en attendant le train. 3H00 de film entre comédie musicale et film d’action avec bastons et effets spéciaux.
Je crois malgré tout que ce qui m’a le plus marqué, c’est un arbre qui m’a dit “bonjour” - rien de plus - Je suis resté aussi surpris qu’émerveillé. Nous sommes retournés le voir mais il ne m’a rien dit de plus.
Selon Catherine, il était content d’avoir été entendu mais il s’ennuie dans cette ville polluée.
Nous avons traversé une manifestation du PC indien avec moult drapeaux rouges à marteau et faucille. Beaucoup de femmes venant des quatre coins du pays y assistaient dans un chatoiement de saris multicolores. Un vrai plaisir des yeux.
La dernière aventure a été de laisser nos sacs à la consigne de la gare. N’ayant pas encore adopté les méthodes de resquilleurs des autochtones, chaque opération nous prend un certain temps… heureusement, il y a toujours une bonne âme pour nous aider.
Quoi qu’il en soit, je rends grâces pour la fluidité de nos différentes démarches.
À priori, l’expérience hindoue va continuer pour nous.





HAMPI
Gare d’Hospet, 7H30 notre humeur ronchonne est aggravée par l’assaut des ricshawmen aux tarifs fantaisistes. Nous nous replions sur le premier boui-boui qui propose du thé et des dosan facturés à prix d’or (50 rs).
Nous faisons équipe avec un japonais solitaire pour partager le prix du voyage vers Hampi.
Une dizaine de kilomètres négociés à 60 rs pour nous trois, sacs inclus.
Nous allons jusqu’à la rivière qui coule en contrebas, décidés, dans un premier temps, à traverser pour nous installer dans l’une des guest house de la rive opposée.
Les passeurs sont de l’autre côté et tardent à revenir. Nous sommes l’objet de toutes les sollicitations, jusqu’à nous faire dédaigner le bain de l’éléphant.
Plan B : Objectif, le Garden Paradise, à l’autre bout du village. Un havre où nous est proposé un bungalow avec un grand lit, une moustiquaire, électricité, douche et toilettes s’il vous plaît, pour 300 rs la journée.
Une fois installés, un grand appentis recouvert de feuilles de palmiers et garni de tables basses bordées de matelas au sol nous accueille pour un thé, une collation ou même un repas, servis à toute heure.

La vue sur la rivière est superbe et nous donne un premier aperçu de l’univers minéral qui nous entoure.
L’appel du lit est malgré tout le plus fort.


Hampi me rappelle un village fantôme du Nevada que nous avions visité il y a quelques années. Une grand’rue centrale bordée d’échoppes, restaurants, cyber-cafés et autres loueurs de deux roues. Le sport national, à tous âges, est de vous faire dégainer votre porte-monnaie.






Hampi, c’est surtout le centre d’un incroyable décor géologique parsemé d’une infinité de temples érigés par une civilisation disparue au 16eme siècle (je crois…).
La matière première est le granit. D’énormes blocs ont été découpés, semble-t-il suivant des pointillés creusés dans le rocher. Dalles et piliers sont assemblés un peu comme des kaplas et l’ensemble est orné de bas reliefs figurant des divinités, des animaux ou bien des scènes de la vie quotidienne.
Certains alignements évoquent un système d’irrigation long parfois de plusieurs centaines de mètres. D’autres, parfois, sont éparpillés au sol, formant au choix, des temples en kit ou bien des temples puzzles.

Tous ces temples me laissent spirituellement froid, l’immensité de l’œuvre force néanmoins le respect, surtout dans le cadre grandiose de ces collines de rochers polis par l’érosion. Cette région incroyable aurait inspiré Kipling, ou tout du moins les studios Disney, pour le Livre de la Jungle. Singes, ours, serpents et panthères peupleraient les lieux.





Refusant les ricshaws, nous choisissons de rajeunir en louant une mobylette biplace. Après quelques kilomètres de prise en main, nous apprécions ce moyen de transport pratique et peu cher (150 rs/jour + 75 rs le litre de mélange). Heureusement, Catherine est là pour me rappeler de rouler à gauche.
La prochaine fois, je tenterai la Honda “Hero” et ses 100cc, avant d’oser la Royal Enfield.
Au village d’à côté, nous déjeunons dans une gargote tenue par une maîtresse femme qui nous sert du riz sur une feuille de bananier, accompagné d’une sauce locale et d’un beignet évoquant le falafel. Un délice pour la moitié du prix d’Hampi.

Enfourchant notre mob, nous repartons vers de nouveaux temples, profitant du vent de la vitesse - entre 20 et 30 km/h avec une pointe à 40 - pour nous rafraîchir du soleil qui plombe. Il faut éviter les poules, moutons, chèvres, cochons, chiens, vaches, chevaux et buffles et surtout les bus, 4x4 et ricshaws. Le klaxon est roi en terme de prévention.
Le dernier temple de la journée réserve une belle surprise à Catherine qui trouve sur l’un des multiples piliers, un bas relief figurant un ennéagramme.




Au bord de la rivière parcourue par de petites embarcations rondes manœuvrées à la rame, un panneau rappelle “beware of crocodiles”. Ils sont à rajouter aux ours qui, semble-t-il, peuplent la campagne environnante ainsi qu’aux cobras, autres habitants des lieux. La faune est riche, il y a beaucoup d’oiseaux et notamment des hirondelles - en octobre-, même si  à mes yeux les plus grands nuisibles restent les moustiques. Ici plus qu’ailleurs ils sont “hampitoyables”.















25/10/2010
Dans le train HOSPET - GOA
L’immense plaine couverte de rizières et de champs de cannes à sucre a laissé la place à une chaîne de montagnes aux versants dévorés par la jungle.
Notre train paresse entre falaises et à-pics.
Chaque tunnel est salué par des cris et des sifflets.
Nous sommeillons sur les banquettes de notre voiture “sleeper”. Une famille d’Hindous a partagé son riz avec nous et j’ai offert un ballon de baudruche à l’enfant.
Tout se passe avec des sourires.
Il fait chaud et humide, notre flemme est encouragée par les bercements du train qui baguenaude.
Régulièrement nous sont proposés à grands cris, du thé, du café, de l’eau, des sodas ou bien des nourritures plus exotiques.
Curieusement, je me fais à ce rythme nonchalant.
Une averse vient créer de l’animation. Margao devrait s’approcher et les intestins de Catherine commencent à faire des leurs.

Le train prend son temps. Il était à l’heure à Hospet, qui sait à quelle heure nous arriverons…
La plaine occidentale est recouverte par une jungle épaisse. Le long de la voie, des bâtiments délabrés, vestiges d’une époque économique plus glorieuse, témoignent de la férocité de la nature et du côté dérisoire des constructions humaines.
À travers les arbres, on aperçoit ce qui a dû être une maison coloniale entourée de coursives. Au bord de la voie, deux caveaux aux pierres tombales orientées vers les voyageurs tentent de préserver le souvenir d’une époque révolue.
Peu à peu, la végétation s’éclaircit, des champs, des prés, des coqueraies signalent une présence humaine plus conquérante.



Notre train semble sentir l’écurie et file à pleine vitesse vers l'Ouest et l’océan.
Nous arriverons pourtant avec deux heures de retard et juste à temps pour sauter dans la correspondance qui nous amènera à Canacona d’où, faute de concurrence, un rickshaw nous extorquera 150 rs pour nous conduire à Agonda Beach, terme d’un périple de 12h00 pour 320 km.



26-27/10/2010
AGONDA BEACH
Là, je dis arrêt 

Décidément, les longs déplacements jouent sur notre humeur. La fatigue nous rend irascibles et méfiants.
Agonda beach, choisie pour son côté moins couru, nous apparaît d’abord comme un cul de sac peu attirant. De vieilles maisons plus ou moins entretenues alternent avec des constructions plus précaires. La saison n’a pas encore vraiment commencé et le front de mer voit pousser les bungalows. Tout doit être construit ou réhabilité d’ici un mois.


La grande plage relativement propre est le domaine quasi exclusif des chiens flemmards et des vaches. Au nord de la baie, quelques barques de pêcheurs reposent sur le sable.








Nous découvrirons plus tard qu’une rivière s’y jette dans l’océan et que l’estuaire abrite un petit port. Des femmes y font sécher du poisson et des piments, d’autres proposent à la vente le produit de la pêche des hommes.









La ballade sur l’unique rue dont le centre est déterminé par une grande église de style portugais - comme il se doit - nous rappelle que nous somme toujours en Inde par l’aspect crasseux et peu entretenu de la plupart des parcelles.








Notre lodge fait figure d’îlot de verdure propre, balayé, soigné.
Mes vieux démons de l'épargne viennent s'associer à mes envies de luxe pour créer la perturbation dans mon moral jusqu'alors inoxydable. Je dois y rajouter une fréquentation assidue des toilettes, combattue à grands coups de coca et de riz blanc.
Cerise sur le curry, une noria incessante de femmes qui transportent du sable sur leur tête depuis la plage jusqu'à notre porte pour agrémenter nos déplacements…
















Une nouvelle promenade agrémentée de baignades me fait du bien. J'en profite pour prendre quelques photos, notamment d'un arbre aux drôles de fruits : des roussettes de bien 70 cm d'envergure !








Demain, départ pour Old Goa à 46 km au Nord.
Retour à la ville.
L'aventure continue 











Clap premiers jours : Bangalore - Hampi - Agonda




19-10-201O

Nuit réparatrice
Marche jusqu’à Freedoom park en évitant une nuée de chauffeurs de rickshaw  qui n’imaginent pas qu’un touriste puisse marcher à pied.
L’art contemporain déjà décati, pas tout à fait fini, n’enlève pas la tristesse et la misère associées à cette ancienne prison transformée en parc design. Les chiens errent, les écureuils s’agitent et nous levons le camp bien vite. OK pour le rickshaw que nous payerons royalement 100 rp, ce qui se révèlera une magnifique arnaque. Faut se faire la main.
Direction un coin où Alfred pense trouver une clé 3G, je ne comprends pas bien l’urgence mais bon, yallah pour la clé que nous ne trouverons pas mais nous trouverons un bon taux de change, celui de l’aéroport était nul. Je m’en doutais.

Une autre rickshaw nous balade pour 20 rp de magasin en magasin, la plaisanterie nous agacera au bout du 3ème mais plus fort qu’eux nous rigolerons bcp mais n’achèterons rien, on veut bien jouer, on est bon joueur… ils ont la défaite débonnaire.
Nous changeons de quartier grâce à un 3ème rickshaw auquel nous demandons de mettre le compteur, ce qu’il consent avec bonheur tout en chantant : 41 rp pour regagner nos pénates. Balades dans le quartier et repos à l’hôtel

Dépenses (60 rp =1€)
Je craque pour un veg burger (+frite+coke)110 rp
Eau : 2 bouteilles de 18 à 15 rp,
2 jus : 86 rp (rah lovely, super bon)
1 grande bière + Spag vég : 135 rp (100 pour la bière, 30 pour les spag !) picoler, faut assumer
course shampoing, lessive and c° : 300 rp
restau de luxe le soir :541 rp

Mercredi 20 octobre

Nous quittons le nid sombre vers midi pour une errance de quelques heures en attendant le train de nuit prévu pour 21h 30. Il fait chaud, nous traînons dans Gandhinagar après avoir déposé nos sacs à la consigne. Premier contact avec la gare, hagarde, je mate la foule à moitié méfiante, à moitié impressionnée. Nous fuyons, mangeons notre premier thali à 15 rp dans une gargotte populaire, c’est bon ! Déambuler dans les rues, il fait trop chaud alors nous nous réfugions dans un cinéma pour 3 h de bollywood succulent et bien ventilé dans une salle immense, nous choisissons le balcony à 80 rp. On comprend tout même si c’est en hindi, le cinéma c’est magiquement codé !


Classe sleeper à côté des gogs puants, je regrette ma radinerie, la prochaine fois on prend L’AC1. La nuit fut longue, 3 gros ventilos balaient nos corps immobiles sur les couchettes du haut, bizarrement je ne m’impatiente pas, c’est ce qui me surprend le plus depuis mon arrivée, c’est comme si j’étais tombée en zenitude sans effort. Pas de clopes et à peine quelques énervements, même pas difficile ! étonnant.

Nous arrivons à 7h30 crevés tout de même, nous négocions un rickshaw (20 rp chacun) en compagnie d’un japonais qui peine à dire 3 mots en anglais.
Nous atterrissons au Golden Paradise au fond du village pour 300 rp la nuit, nous changeons de catégorie pour une cahute sommaire en bambou mais avec sdb intégrée à la balinaise, journée farniente, la fatigue est sur nous et nous daignons bouger à peine en fin d’aprèm découvrir les premières ruines d’une ancienne civilisation hindouiste disparue au XVIème siècle écrasée par les Moghols. Le site est absolument renversant, le minéral nous bouste…
Alfred commence à sauver la planète dès le soir, en volant au secours d’un jeune allemand gisant sur un matelas. Gros succès, le lendemain tel Lazare ressuscité, Johanes voudra se convertir à la kinésio dès son retour en Europe, ce qui nous vaudra en sus notre premier repas payé par une équilibration.

Hier jeudi, un air d’adolescence flotte sur nous, nous louons une mob et nous voilà cheveux au vent, vagabondant dans des paysages merveilleux au milieu de temples et de temples et de temples et des temples et du granit à en choper la nausée. Après la sieste, toujours sur notre beau destrier, nous gagnons Vitala temple et là ô beau cadeau sur un pillier de granit du Xvème siècle, la preuve est là, G n’a pas inventé l’ennéagramme, il est là gravé dans le granit, je prends des photos heureuse comme une gamine. Aujourd’hui je chercherais en vain de nouvelles traces et n’en trouverais pas.

Ce matin, rencontre avec Eve une québecoise venue passer un voyage de 9 mois aussi, elle rêve d’un premier roman et je lui offre mon jeu. Elle vit à Cochin, écriture érotique.

Alfred et Ravi !
Balade le long de la rivière notre première rencontre avec un maître prof de yoga, nous raconte nos histoires et indique à alfred le meilleur moyen de se soigner ? la recette est simple pour perdre 40 litres d’eau = le surplus estimé par le maître
Dans un verre d’eau, laissez tremper toute la nuit
2 cacahuettes
7 grains de poivre noir
7 raisins secs

Le matin, se laver les dents avec l’eau puis jeter le reste d’eau
Piler les ingrédients jusqu’à obtenir une pâte bien lisse et déguster
Puis boire un verre de lait avant de faire 5 mn de méditation.
Suivre la recette pendant un mois.

Après avoir perdu ses 40 littres d’eau, Alfred, qui devra auparavant s’acheter un livre qui indique les 14 exercices de yoga de base, pourra rajouter une plaque sur sa porte en tant que professeur de yoga et rencontrera un grand succès. Voilà ! et j’interdis ceux qui connaissent la souplesse légendaire d’Alfred de rigoler.

Quand à moi, il m’annonce que je vais vivre 100 ans ! Zavez pas fini de voir ma trombinette

24-10-2010

Aujourd’hui c’est dimanche et le dimanche, c’est sacré

Donc ce matin, toilette de l’éléphant dans la rivière puis passage vers l’autre rive. Les rizières éclairent  d’un vert pétant l’austérité du minéral.
De l’autre côté, même chanson, poscart madam, rikshaw for monkey temple, no thank’s, a sticker, a hampi map,  have a look, morning price, come into my shop… no fuck mais comme je suis polie je ne le dis pas, je ne dis rien et teste ma capacité à être plus patiente qu’eux.
Comme Antoine, ils demandent 20 fois, 30 fois, 50 fois jusqu’à ce que tu changes d’avis ou pas, les hindous comptent sur l’usure ! et une fois de plus, je remercie le fiston de nous avoir si bien préparés à ce voyage. Retour au Garden Paradise, Eve, Martine et Geneviève, nos cop’s québéquoises rentrent d’un cours matinal de yoga, elles sont un peu déçues, on les a prises pour des débutantes et en gros elles ont fait du stretching. Le troupeau bricoleur teuton s’est lancé dans une production quasi-industrielle de shiloms à base de feuilles de palmier savamment enroulées et liées par du fil à coudre, le tout surmonté d’un rond en noix de coco taillé sur mesure afin de s’adapter à l’ouverture du cône, du grand art…
On fonctionne au ralenti comme tout le monde ici paraît-il, est-ce la radioactivité contenue dans tout ce granit qui nous bascule en hypothyroïdie ?
Demain direction Goa et l’Océan Indien
Aujourd’hui j’en suis à mon 7ème jour sans cigarette

25-10-2010

Dans le train qui répond au joli nom de Vasco, direction Magdaon, je pense à Carole après m’être fait déloger de ma place afin que des messieurs puissent s’asseoir… Je déteste la condescendance et la supériorité affichées par ces mâles gras et suffisants, ça me donne envie de leur balancer mon genou dans les couilles. Une mère tente de calmer sa fifille qui s’énerve. Il a plu toute la nuit et ce matin pas d’électricité.
Décidément accompagnés, les trains s’enchaînent jusqu’à Canacona. Seule fausse note le chauffeur de rickshaw qui nous prend 150 rp pour nous laisser devant un hôtel en dur, cher où la patronne, à l’air avide et peu sympathique, nous propose une chambre minable pour un prix indécent, nous voici dans les rues, ou plutôt dans la rue ! une vieille maçonne qui porte une énorme brique sur la tête nous hèle « do you want a room ? » yes. La chambre est tout aussi minable mais deux fois moins chère, après une longue marche sur la plage à la recherche d’une hutte de rêve devant l’océan, nous accepterons la turne à 300 rp.

26-10-2010

Je confirme, j’ai la diarrhée, les huiles de Yannick nous emportent la gueule mais on y croit au spectre large, demain on verra.
Lors de notre promenade matinale nous tombons devant des huttes sur la plage, chères mais bon, wifi inclus (1500 rp)… un air de colonialisme nous attrape, aujourd’hui, nous sommes riches ! et nous trempons nos fesses rebondies dans l’océan tiède, c’est divin.

fragment Bangalore


Un singe à l’air mauvais suce une canne à sucre
La scène est obscène
J’attends la suite
elle ne vient pas

Alors je contemple les joueurs de cricket
Je ne comprends rien à ce jeu
Qu’importe, 
c’est toujours des mecs qui courent après une baballe
Ça distrait

jeudi 21 octobre 2010

telegramme 2

pas de fioritures aujourd hui
faut se familiariser avec le materiel et la chaleur
premiere nuit dans un train, sleepper class, aujourd hui la chaleur et la fatigue nous tombent dessus
heureusememt les zebus sacres nous donnent des coups de tete dans les tibias, histoire de nous reveiller.

lundi 18 octobre 2010

Télégramme

Début d'une légende



Bien arrivés Bangalore - stop
Complètement nazes parce que pas dormi du voyage - stop
Bises à tous - stop
Plus d'infos après le repos - stop et fin

Catherine & Alfred qui vous embrassent.

Bangalore, 18/10/10 - 17H45 locales

De l'émotion, des mouchoirs …

J


Merci à celles et ceux qui sont venus nous saluer. Merci à celles et ceux qui nous ont témoigné leurs encouragements, voire leur envie et leur admiration. Nous avons été profondément touchés. Merci du fond du cœur.
Ce départ-ci se fait la tête haute.
L'Inde nous attend, Delhi pour commencer.
Pas un Delhi de fuite, je préfère croire à un Delhi d'initiés.
À Roissy, le téléphone pleure et rit encore, avant de se couper pour longtemps.
Je cherche mes mots pour décrie ce qui m'anime ; entre l'innocence et la confiance, la naïveté et la foi. J'implore le discernement, la protection des anges et que la Joie demeure.
Mon corps répond "présent !" encore et toujours et il aspire au repos après les efforts consentis.
Je rêve d'un peu de confort sur les sièges d'Air India.
M'occuper de moi, de nous, enfin…
Alfred à Roissy, le 17/10/2010 - 18H40

samedi 16 octobre 2010

J - 1

For rent

DU SUSPENSE, DES COUPS DE THÉÂTRE …


Hier soir, l'un des deux colocataires est revenu sur sa parole. 
Il est parti.
Hier soir, nous avons commencé à envisager de multiples plan "B"

( à suivre )

dimanche 10 octobre 2010

10/10/10





Question de temps




Partir par Tyr
Partir à deux
Partir à Troie
Partir ou pas
Partir au pas de l’oie
En avant, 'arche !
In - deux, In - deux…
Partir pour quoi ?
Partir pour toi ?
Partir pour moi !
Il est temps de prendre mon temps sans compter
Il est temps de prendre l’argent content
Aristocrates de droit divin
Car nous le valons bien
Partir comme une évidence
Car tel est notre bon plaisir
Partir comme une urgence
Pour élargir nos sourires
Se remettre en mouvement
Partir la fleur aux dents
Partir à temps, se hâter lentement
Laisser la Vie choisir
Laisser la Vie agir
L’accepter comme un présent
Accueillir l’onction du moment
Partir pour se tester
Partir pour se délester
Partir pour mieux revenir.

J-7


C’est la contemplation silencieuse des atlas, à plat ventre sur le tapis, entre dix et treize ans, qui donne l’envie de tout planter là. Songez à des régions comme le Banat, la Caspienne, le Cachemire, aux musiques qui y résonnent, aux regards qu’on y croise, aux idées qui vous y attendent… Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. La vérité, c’est qu’on ne sait comment nommer ce qui vous pousse. Quelque chose en vous grandit et détache les amarres, jusqu’au jour où, pas trop sûr de soi, on s’en va pour de bon.
Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait.
Nicolas Bouvier, L’usage du monde (1963).

Une citation trouvé dans un blog de voyageur
http://arthurlaventure.net/


Comment pourrais-je écrire autre chose ?
mais fi des démons repoussoirs
le voyage arrive à grands pas, je le sens qui titille les cellules
les mots viennent comme ils veulent